20/08/2015

L'OCCIDENT EST UN VAISSEAU FANTÔME

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L’Occident est un vaisseau fantôme

qui sème la peste où il passe.

 

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En Europe, c'est l'été

Israël Shamir – Entre la plume et l’enclume17 août 2015

 

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L’été règne sur toute l’Europe, de la Grèce jusqu’à la Suède. Les vacances ont vidé les bureaux, et rempli les plages. Des fleurs partout, des fleuves de parfums. Des festivals sans fin, des performances et autres installations artistiques agrémentent les anciennes cités désuètes. Mais ça ne se passe pas comme d’habitude. Le vieux continent est malade. La vie est belle, mais pas pour vous. Les bonnes choses vous passent sous le nez, et le chômage est au plus haut.

L’austérité pour tous sauf les banquiers et les politiques corrompus, c’est le mot d’ordre. La protection sociale rétrécit, mais les budgets militaires grossissent, et l’Otan n’en finit pas de s’étendre. En dehors de l’Allemagne, les pays européens membres sont désindustrialisés, leurs travailleurs perdent leur savoir-faire et finissent dans les services. Un caddie de golf risque moins de créer des problèmes qu’un ouvrier de l’industrie, certes. La démocratie n’est jamais tombée aussi bas.

Lire la suite…

Source : http://plumenclume.org/blog/30-en-europe-c-est-l-ete-par-...

 

On se rappellera que la « ravissante Suédoise (qu’il) avait épousée il y a bien longtemps » avait donné à Israël Shamir un fils dont il est très fier - Johannes Wahlstrom - et que ce fils a réalisé, sur Julian Assange, un film que les majors ne se battent pas pour faire projeter dans les quelques salles de cinéma qui n’ont pas encore été transformées en clubs échangistes.

Qu’on nous permette de rafraîchir un tantisoit les mémoires :

 

Un film sur Wikileaks par Wikileaks

Visionnez-le sur Vimeo : https://vimeo.com/ondemand/mediastan

 

Bande-annonce

 


 

On regrettera qu’il ne se soit trouvé personne, depuis octobre 2013, pour sous-titrer cet important documentaire en français !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Pour en savoir plus :

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

 

Aujourd’hui, Julian Assange est toujours - depuis le 19 juin 2012 - reclus à l’ambassade d’Équateur à Londres, les autorités britanniques ne faisant pas mystère de leur volonté de l’arrêter pour le remettre aux États-Unis, alors même que la Suède a renoncé à ses accusations fallacieuses à son encontre.

Saisissons l’occasion de saluer les Équatoriens et leur président, qui affrontent en ce moment une « révolution colorée » - c’est-à-dire une agression armée et une tentative de coup d’état – d’une rare violence. Souhaitons-leur beaucoup de courage et un soutien sans faille des autres pays latino-américains, puisqu’il ne faut pas qu’ils comptent sur celui de l’Union européenne (voir le titre de ce post).

 

Dernière minute !

Il nous arrive un nouvel article d’Israël Shamir :


La chasse aux sous-marins russes en Suède

Entre la plume et l’enclume20 août 2015

 

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Qu’il faut lire d’un bout à l’autre pour apprendre comment et pourquoi, au moment où tout le monde veut sortir de l’OTAN, il y en a qui essaient d'y faire entrer la Suède. Principal moyen : inventer des sous-marins russes et faire croire aux Suédois que les Moscovites sont à leurs portes et vont les envahir.

Comment peut-on confondre des sous-marins et des loutres à partir des signaux qu’ils/elles émettent ? Eux, ils peuvent. À ne pas rater. C’est d’actualité.

Et c’est ici :

http://plumenclume.org/blog/32-la-chasse-aux-sous-marins-...

 

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Des garde-côtes grecs ont-ils coulé une embarcation de migrants en Méditerranée ?

20 minutes14 août 2015

 

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Depuis près de deux jours, une vidéo filmée par des pêcheurs turcs suscite une polémique qui n'a de cesse d'enfler. D'abord relayée tôt hier par le quotidien turc Hürriyet, la vidéo a depuis été reprise par de nombreux médias, dont le Nouvel Observateur, Libération ou encore le Telegraph, pour n'en citer que quelques-uns.
La scène se déroule entre la Turquie et l'archipel grec du Dodécanèse, en mer Égée. Les garde-côtes grecs et le canot pneumatique dans lequel près de 50 migrants se serrent semblent se rapprocher inexorablement. D'après les commentaires que l'on peut entendre en turc, les garde-côtes grecs finissent par faire couler l'embarcation de fortune à l'aide d'une lance, ou d'une perche, avant de s'éloigner. Toutefois, le moment de l'impact n'a pas été capturé dans la vidéo des pêcheurs. Peu après, des migrants équipés de gilets de sauvetage sont filmés criant à l'aide, avant d'être secourus par les pêcheurs, apparemment en arabe selon le quotidien turc, qui les présente comme des réfugiés syriens.

Malheureusement, cette scène n'est qu'une parmi tant d'autres, alors que de nombreux pays sont dépassés par l'arrivée incessante de réfugiés venus des quatre coins du globe. Selon les chiffres du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'Onu à Athènes, 50 000 migrants ont accosté en Grèce durant le seul mois de juillet.

 

 

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Sur le sort – qui n’a changé qu’en pire - des gens que nous chassons de chez eux mais que nous ne voulons pas accueillir chez nous, le lecteur se reportera, s’il veut, à deux de nos précédents posts :

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

 

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Le HCR critique la gestion des migrants par la Grèce, Alexis Tsipras en appelle à l’Europe

20 minutes –7 août 2015

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Migrants syriens attendant d’être enregistrés sur le port de Mytilène (île de Lesbos)

 

Quand le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) accuse la Grèce, Alexis Tsipras monte au créneau. Ce vendredi, un haut responsable du HCR en visite en Grèce a déclaré que la situation des migrants et des réfugiés, qui débarquent massivement sur les îles grecques en provenance de Turquie, était « absolument honteuse ».

« Ce problème nous dépasse »

« En trente ans d’expérience humanitaire, je n’ai jamais vu une situation pareille. C’est l’Union européenne et c’est absolument honteux », a déclaré Vincent Cochetel, responsable de la division Europe du HCR. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras n’a pas tardé à lui répondre : affirmant que l'accueil des flux croissants de migrants et réfugiés qui entrent en Europe via la Grèce «dépassait» les capacités de son pays, il s’est toutefois engagé à améliorer les procédures et les structures de réception.

Lire la suite…

Source :  http://www.20minutes.fr/monde/1663879-20150807-hcr-critiq...

 

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Loin des noyades en Méditerranée, les baignades en bord de Seine

Klarsfeld torse nu, Zanini avec un chapeau et le roi d’Arabie avec tous ses voiles

(trois des 11.000 visiteurs d’un coin de Seine qui peut en accueillir 200)

C’est pas nous, c’est Le Grand Soir…

 

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Le  roi d’Arabie à Tel-Aviv Plage (1)

 

11 000 personnes à Tel Aviv-plage, en comptant le Saoudien ayant fui Vallauris-plage-privée.

Le communiqué sans vergogne de la mairie de Paris a permis à un site de Tel-Aviv(2) de pousser un bruyant et long cri de victoire qui est un mensonge pur : « ...succès immense...journée ludique dans une ambiance décontractée... Des files d’attentes de plusieurs centaines de personnes se sont formées tout au long de la journée sur les quais de Seine, tant « la plage de Tel Aviv sur Seine » était bondée de monde...mobilisation de tous pour cet événement exceptionnel... ».

Quelle insulte aux citoyens d’essayer de leur faire croire que 11 000 personnes pouvaient tenir dans quelques centaines de m2 !

Quel culot de prétendre que la transposition d’un check-point israélien en bord de Seine (forces armées, barrières, chicanes, fouilles au corps, passages refusés, menaces…) était festive et « décontractée » !

Quelle honte d’avoir installé des check-points autorisant le public de Tel-Aviv-plage à entrer dans Gaza-plage situé de l’autre côté du pont, mais interdisant au public de Gaza-plage de s’approcher de Tel-Aviv-plage ! Deux échantillons de peuple et l’apartheid !

Théophraste R. (On peut se baigner partout, mais pas avec n’importe qui).

___________________  

 

(1) Photo archi-truquée – pendant les vacances, il paraît qu’on a le droit de rire -  prise dans la rubrique du Grand Soir « Humour et politique » :

http://www.legrandsoir.info/11-000-participants-a-tel-aviv-plage-d-apr...

(2) http://www.tel-avivre.com/2015/08/13/une-affluence-record...... Cadrage bien serré, la photo. Et pour cause…

Source : http://www.legrandsoir.info/la-photo-qui-montre-le-roi-d-arabie-a-tel-aviv-plage-1.html

 

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Plaisanterie mise à part, deux témoignages…

 

Tel-Aviv sur Seine ou l’esprit munichois : chronique d’un naufrage

Sayed Hasan15 août 2015

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Le projet obscène de célébration de l’État terroriste d’Israël sur les rives de la Seine, tout juste un an après le dernier massacre à Gaza, a été conçu en mai 2015 par les maires de Paris et de Tel Aviv, et fut préparé avec un soutien actif des gouvernements français et israélien. Révélé au public une semaine avant sa tenue, prévue le 13 août 2015, il a déchaîné une telle tempête d’indignation en France – politique, médiatique, sociétale, etc. – qu’il est rapidement apparu que l’ambiance de cet événement serait bien plutôt explosive que festive. Si bien que moins de 48 heures avant sa tenue, un collectif d’organisations de soutien au peuple palestinien [1] a été reçu par la Préfecture de police de Paris, et a obtenu un espace immédiatement adjacent à Tel-Aviv-sur-Seine et de longueur égale pour y organiser une contre-manifestation nommée Gaza-sur-Seine, en même temps que le projet soutenu par la ville de Paris.

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Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2015/08/tel-aviv-sur-seine-...

 

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Reportage à Gaza-Plage, le 13 août 2015

Lawrence Desforges – Cercle des volontaires15 août 2015

(et un peu Mgr Gaillot)

 

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Le Cercle des Volontaires s’est rendu sur les quais de Seine, jeudi 13 août, pour suivre le déroulement des deux manifestations culturelles s’y déroulant ce jour-là, « Tel-Aviv-sur-Seine » et « Gaza Plage ». Comme vous le savez sans doute, le premier événement avait été organisé par Anne Hidalgo, Maire de Paris, en collaboration avec la municipalité de Tel-Aviv, capitale politique et économique de l’état d’Israël. De nombreuses voix se sont élevées dans les jours précédant cette manifestation, aussi bien pour l’encenser (toujours les mêmes invités privilégiés des plateaux télé) que pour la dénoncer : en effet, mettre ainsi l’état sioniste à l’honneur, un an après l’agression sur la bande de Gaza par Tsahal qui a fait plus de 2 200 morts dont 551 enfants, c’était un grave manque d’esprit critique et de sens de la justice.

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Source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2015/08/15/reportage-a...

 

On voit bien ce que Sayed Hasan et Lawrence Desforges y ont vu de positif et, bien sûr, c’était mieux que rien. N’empêche que dans un pays normal, peuplé d’adultes dotés d’un semblant de respect de soi, il y aurait eu un million de Parisiens pour dire non à l’occupation étrangère. Par un régime qui n’a rien à envier à celui qui les a occupés la dernière fois.

 

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Jacob Cohen aussi a dit ce qu’il en pensait

 


 

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Petite incursion dans les merdias belges

 

Ceux qui ne peuvent pas voyager sans lire nous comprendront. Mercredi dernier 13 août, deux longs trajets en autobus. Et – zut ! – pas de bouquin. Dans ces cas-là, que fait-on ? On achète n’importe quoi qui se lit. En l’occurrence, deux gazettes : les deux plus importants quotidiens belges Le Soir et La Libre, qu’on n’avait pas ouverts depuis des lustres.Ah, ben, dis donc !

On se met le nez dans une pince à linge et on fonce.

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Le Soir

Sur une pleine page 32 x 48 cm (p. 8) :

À « Tel-Aviv sur Seine », la police à la plage

Des renforts ont été demandés dans la capitale par crainte d’incidents

Avec deux photos côte à côte : Paris-Plage et Tel-Aviv (la vraie) plage.

On picore :

 

…« Sur la toile, la fureur, parfois antisémite, ne s’est pas calmée. Le buzz est entretenu par les opposants à cette manifestation, qui la jugent indécente après la mort d’un bébé de 18 mois et de son père, brûlés vifs en Cisjordanie, victimes d’un incendie volontaire par des extrémistes israéliens. »

 

Les 2200 victimes de l’an dernier, dont plus de 500 mômes, cramés vifs aussi par les extrémistes au pouvoir ? Bof ! Faites pas ch. .. avec les nouvelles de l’année dernière. C’est un quotidien, ici, pas les archives.

Et de citer les uns et les autres avec équanimité :

 

Bruno Julliard : « Plus d’amalgame entre Tel –Aviv, ville symbole de la tolérance et de la paix et la politique brutale (sic) du gouvernement israélien »

[lequel n’est pour rien dans les présentes festivités].

 

Hidalgo : « Au Moyen-Orient comme ailleurs, la doctrine de Paris est intangible. Elle consiste à encourager plutôt qu’à réprimander, à échanger plutôt qu’à boycotter, à dialoguer plutôt qu’à excommunier. » « dit-elle avant d’inviter les Parisiens à venir nombreux ».

 

Valls : (de son lieu de vacances) : « Halte au déferlement de bêtise. »

 

Philippot (n°2 du FN) : … « ne voit pas pourquoi il s’opposerait à “une manifestation touristique et festive”, “l’hystérie qui entoure cette affaire montre l’ampleur des fractures communautaires dans le pays.” »

 

On a cherché une réponse des hystériques. Rien. Se sont en plus débrouillés pour ne pas être là quand on voulait les interroger.

En encart de couleur et en gras, au milieu du palpitant reportage :

 

Tel-Aviv sur Seine se déroule ce jeudi toute la journée

Au programme : spécialités culinaires et sets de DJ.

 

Dernier tiers de page, sur 5 colonnes :

 

éclairage Une ville ouverte et tolérante que les extrémistes détestent

 

On vous passe le bla bla bla Tel-Aviv ville artistique, tolérante et tchic et tchac… se terminant par :

 

« Mais les habitués des terrasses ensoleillées de la “ville blanche” n’en ont cure. Pour eux, le conflit israélo-arabe, les Palestiniens, l’émergence (sic) du “terrorisme juif” et les violences quotidiennes dans les territoires occupés font partie d’une autre réalité qui ne doit surtout pas les empêcher de continuer à prendre la vie du bon côté. »

 

Au milieu de ce chaleureux reportage (« de notre correspondant »), un autre encart en gras coloré (citation d’un « ex-député progressiste » pourquoi vous riez ?)

 

« Lorsque l’État d’Israël a été créé en 1948, les gens disaient

que l’on travaille à Haïfa, que l’on prie à Jérusalem,

et que l’on s’amuse à Tel –Aviv. »

 

À Gaza ? Que l’on crève.

 

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Même canard (page 31)

 

Israël, le goût du risque

TÉlÉs du monde 4/5-Les formats de l’État hébreu cartonnent à l’étranger

 

Une demi-page sur 5 colonnes (+ illustration) d’infos sur et à la gloire de la télé israélienne.

 

S’acheter des pages de publicité déguisées en articles dans les gazettes est pratique courante, il n’y a pas que les Israéliens qui le font.

 

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Pages 14 et 15 : deux pleines pages de Poutine-bashing

Demi-page de gauche :

Poutine en archi-gros plan (les yeux le nez la bouche) – Cadrage inquiétant - Normal.

Demi-page de droite : titre en corps 72 + deux petits encarts en gras :

 

Vladimir Poutine, sur tous les fronts

 

Sur le plan interne, la Coalition démocratique, d’opposition, est empêchée de se présenter dans plusieurs régions lors des élections du mois de septembre.

 

Sur le plan externe, l’est de l’Ukraine connaît un regain de violence ces derniers jours. L’OSCE surveille les mouvements à deux postes-frontières russo-ukrainiens.

 

Sur les deux demi-pages qui restent :

L’opposition est privée d’élections régionales   (à gauche)

Tous les jours, des hommes en treillis passent la frontière (à droite)

Et, intertitres au petit bonheur :

« Des entraves dans les collectes des signatures »

 

« Les autorités locales sabotent la participation de la Coalition démocratique aux élections. »

 

« Le contenu [des camions russes] est observé visuellement de l’extérieur. Je n’appelle pas cela une inspection. » PAUL PICARD. Chef de mission pour l’OSCE

 

« Quel genre de gens traversent la frontière ? »

« Quels types de véhicules voyez-vous traverser ? »

« Les autorités de la région de Rostov constatent une augmentation de la criminalité depuis le début des hostilités. Qu’avez-vous observé qui puisse l’étayer ? »

Etc. etc. etc. Que de la routine.

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Ah, zut, c’était dans La Libre ! Seulement de 25 x 34 cm les pages. D’ailleurs on y

venait.

La Libre

 

 « International actualité » (pp. 16 et 17) :

L’inconfort d’être israélien hors d’Israël

Israël– Même les artistes proches du camp de la paix sont victimes d’un boycott culturel

 

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Une festivalière photographiée devant un drapeau israélien lors d’un concert du chanteur israélien Asaf Avidan, pendant le festival de l’Île à Budapest, le 11 août 2015

 

Grand reportage sur ledit festival de musique à Budapest.

Un encart au milieu du texte :

500

policiers pour Tel-Aviv sur Seine

(avec détails du programme)

 

Et autres considérations du genre :

 

« Quoi qu’il en soit, le harcèlement d’officiels israéliens en déplacement à l’étranger est l’une des tactiques prisées par les partisans du boycott à tout prix. »

 

Etc. etc. etc.

Ah, on n’avait pas vu : © Libération

 

Soit dit en passant, il serait intéressant que quelqu’un qui en a les moyens fasse un tour d’horizon des capitales européennes  pour savoir si de semblables manifestations s’y sont déroulées ce mois-ci par exemple.

Autrement dit : Assisterions-nous à une campagne de communication tous azimuts, destinée à « redorer le blason » terni par la campagne des BDS et les plaintes devant le TPI ?

 

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On n’en a pas fini avec nos merdias. Car, que voyons-nous, page 9 ?

Re–zut, celle-là, en revanche, c’est sur Le Soir, soyez gentils de les intervertir svp.

 

Jeremy Corbyn, dynamiteur du Labour

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Mais qu’est-ce qu’il leur a fait celui-là, à part essayer de rafler ses lauriers de lynché-vedette à Vladimir Poutine ?

« Excommunié par Blair et Brown »

« Discours gauchisant »

« …il qualifie le Hamas et le Hezbollah “d’amis sincères” »

« … profite du manque de charisme de ses adversaires centristes plus modérés »

«  … fait jubiler les conservateurs au pouvoir pour la simple raison que, quoi que fasse Corbyn à la tête du Labour, il leur fera gagner les prochaines élections prévues en 2020. »

« Quant à l’aile modérée du Parti travailliste, elle estime qu’une victoire du candidat anti-austérité le 12 septembre – date de clôture du vote par correspondance - pourrait mener comme en 1981 à une scission du parti. »

« Sa personnalité bohème tout autant que ses convictions radicales sont connues pour séduire davantage les salons branchés d’Islington ou de Hampstead que les pubs des Midlands ou du Nord de l’Angleterre. Aussi, son âge canonique – 66 ans – détonne dans ce pays au personnel politique jeune. »

N’en jetez plus !

Ah, on oubliait un détail qui n’est pas dans l’article mais qui commence à se murmurer très fort : « Jeremy Corbyn irrite les Juifs ».

Quels Juifs ?

MM. de Rothschild ? Les Anglais qui fréquentent les synagogues et font leur Bar Mitzva ? Les Israéliens ?

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La réponse, comme toujours dans ces cas-là, on la trouve chez Gilad Atzmon :

 

Jeremy Corbyn and the Jews

 

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By Gilad Atzmon,  August 17, 2015

The relationship between Jeremy Corbyn and British Jews can be summarized into a brief observation:

While Corbyn’s success represents a hugely popular shift within British political thinking, the orchestrated Jewish campaign against him is there to suggest that once again, Jews set themselves against the people they dwell upon.

Read more…

Source : http://www.gilad.co.uk/writings/2015/8/17/jeremy-corbyn-a...

Oui, c’est en anglais. Dès qu’on trouve la traduction, on vous la met ici :

 

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Quoi qu’il en soit, M. Corbyn peut déjà compter sur le soutien de M. George Galloway, candidat à la mairie de Londres.

 

George Galloway says he will re-join Labour “pretty damn quick” if Jeremy Corbyn becomes leader

 

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He also said a Corbyn-led Labour party would have one million members by 2020

 

Former MP George Galloway has said he would re-join the Labour Party if Jeremy Corbyn became its leader.

Galloway became Labour MP for Glasgow Hillhead in 1987, and after that constituency was abolished before the 1997 election, he became Labour MP for its successor, Glasgow Kelvin.

He was expelled from the Labour party in 2003 for bringing the party into disrepute, after he called the then Labour Government "Tony Blair's lie machine", and said British troops fighting in Iraq should refuse to obey their orders.

Read more…

Source : http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/george-gall...

 

Galloway à la mairie de Londres et Corbyn à la tête du Labour ? Chiche !

 

FIN DU PLONGEON EN APNÉE DANS LES MERDIAS BELGEOIS

 

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Règlement de comptes

à OK Corral

 

On l’avait vu passer en juillet, incapables pour des tas de raisons de nous y coller et regrettant bien que personne n’ait l’air de vouloir le traduire, même chez ceux qui traduisent tout. On en avait fait notre deuil… Et voilà que Silvia Cattori est allée le pêcher un mois plus tard sur un site qu’on ne connaissait pas. Merci à elle et le voilà, dans un endroit où on retournera. On ergote après.

 

Donc, vous dites que vous ne voulez pas de révolution ?

Dmitry Orlov – Club Orlov 17 août 2015

 

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Au cours des derniers mois, nous avons été forcés de témoigner sur une farce humiliante qui se déroule en Europe. La Grèce, qui avait d’abord été acceptée dans l’Union monétaire européenne sous de faux prétextes, aux prises avec des niveaux excessifs de dette, puis paralysée par l’imposition de l’austérité, a finalement fait quelque chose : les Grecs ont élu un gouvernement qui a promis de faire bouger les choses. La plate-forme du parti Syriza avait fait les promesses suivantes, qui étaient tout à fait révolutionnaires dans leur esprit.

  • Mettre un terme à l’austérité et remettre l’économie grecque sur le chemin de la reprise.
  • Augmenter la taxe sur le revenu à 75% pour tous les revenus de plus de 500 000€, adopter une taxe sur les transactions financières et une taxe spéciale sur les produits de luxe.
  • Réduire radicalement les dépenses militaires, fermer toutes les bases militaires étrangères sur le sol grec et se retirer de l’Otan. Mettre fin à la coopération militaire avec Israël et soutenir la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967.
  • Nationaliser les banques.
  • Adopter des réformes constitutionnelles visant à garantir le droit à l’éducation, les soins de santé et l’environnement.
  • Tenir des référendums sur les traités et autres accords avec l’Union européenne.

Parmi ceux-ci, seul le dernier point a été réalisé : on a eu droit à un référendum qui a exprimé un retentissant «Non !» à l’UE, à la demande de plus d’austérité et du démantèlement et de la vente d’actifs publics grecs. Mais peu a été finalement fait car les résultats de ce référendum ont été ignorés.

Mais les problèmes ont commencé avant cette date. Après avoir été élus, les représentants de Syriza sont allés à Bruxelles pour négocier. Les négociations se sont déroulées généralement comme ceci : Syriza faisait une offre ; les fonctionnaires de l’UE la rejetaient, et faisaient progresser leurs propres revendications pour plus d’austérité ; Syriza faisait une autre offre, et les fonctionnaires de l’UE la rejetaient de nouveau et faisaient progresser leurs propres exigences pour encore plus d’austérité que lors du dernier tour ; et ainsi de suite, tout au long du processus jusqu’à la capitulation grecque. Tout ce que les fonctionnaires de l’UE avaient à faire pour forcer les Grecs à capituler, c’était d’arrêter le flux d’euros vers les banques grecques. Quels révolutionnaires ! Ça donnait l’impression d’un caniche qui essaye de négocier pour avoir un peu plus de croquettes dans son plat, si son maître le veut bien. Stathis Kouvelakis (un membre de Syriza) résume la position du gouvernement grec: «Voici notre programme, mais si nous constatons que sa mise en œuvre est incompatible avec le maintien de l’euro, nous l’oublierons.»

Ce n’est pas comme si les révolutions ne se produisaient plus. Oublions la Grèce, parlons juste d’un autre pays où il y a une révolution plutôt réussie qui se déroule pendant que nous parlons : ce qui était le nord de l’Irak et la Syrie est maintenant contrôlé par le régime révolutionnaire diversement connu sous les noms d’ISIS / ISIL / Daesh / califat islamique. Nous pouvons dire que c’est une véritable révolution en raison de son utilisation de la terreur. Tous les révolutionnaires dignes de ce nom utilisent la terreur et ce qu’ils disent généralement, c’est que leur terreur est une réponse à la terreur de l’ordre préexistant qu’ils cherchent à renverser, ou la terreur de leurs ennemis contre-révolutionnaires. Et par terreur, je veux dire assassinat de masse, expropriation, exil et prise d’otages.

Juste pour que vous me compreniez bien, permettez-moi de souligner d’emblée que je ne suis pas un révolutionnaire. Je suis un observateur et commentateur sur toutes sortes de choses, y compris les révolutions, mais je choisis de ne pas y participer. Restant un observateur et un commentateur, je suis supposé rester en vie, et mon programme de longévité personnelle appelle à ne pas être trop proche d’une révolution parce que, comme je viens de le mentionner, les révolutions impliquent d’assassiner en masse.

Lire la suite…

Source : http://versouvaton.blogspot.fr/2015/08/donc-vous-dites-qu...

Via : http://arretsurinfo.ch/donc-vous-dites-que-vous-ne-voulez...

 

 

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Quelques remarques

Catherine – Les Grosses Orchades - 20 août 2015

 

Quand on lit le morceau d’anthologie qui précède, la première chose qu’on se dit c’est : mais qu’est-ce qu’il a fumé Orlov, avant de se mettre à taper sur son clavier ? Car on a rarement vu pareil enfilage de sophismes tordus, de jugements à la mords-moi le nœud et d’affirmations stupides en béton armé.

Laisser passer ? Oui, certes, mais alors où va-t-on ?

Relever ? Oui, bon, mais ça risque d’être long et fastidieux aux frivoles.

Tant pis ? Tant pis.

Faisons deux choses : commençons par relever les couillonnades les plus délirantes du cher homme qui nous avait habitués à mieux, ensuite, essayons de remettre quelques faits (F.A.I.T.S.) sur leurs pieds. À chacun de s’y coller s’il en a envie, à la manière de Raymond Queneau (Exercices de style).

 

[ Dans une nouvelle de Camilleri, le commissaire Montalbano, sur le point de prendre ses spéculations pour des faits, se souvient d’avoir lu Pessoa, lequel explique on ne sait dans lequel de ses livres ce que c’est qu’un fait par rapport à une spéculation ou à des circonstances qui peuvent passer pour des preuves. La nouvelle s’appelle « Pessoa soutient ». C’est dans Gli arancini di Montalbano. ]

 

Rien à redire à ce qu’il écrit, dans son introduction, sur Syriza, qui est de notoriété publique.

 

Propos abracadabrantesques sur les révolutions.

Là où les choses se gâtent, c’est quand il se met à généraliser sur les révolutions (qui continuent à se produire, si, si, voyez l’ISIS, l’ISIL, Daech et le califat islamique). Première perle du collier… de la taille d’un gros pendentif. S’il voit dans la prise du pouvoir assortie de tous les péchés du monde par Daech une révolution, il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’à l’épaule, parce que la montée du « califat islamique » n’est rien d’autre qu’une guerre d’empire, exécutée par des hommes de main sans foi (celle-là ou une autre) ni loi, pour le compte de tiers. Et encore… «guerre » est un bien grand mot, que n’aurait pas accepté feu De Gaulle. Il aurait dit, avec raison, « péripétie ». Révolution ? Mon cul ! (on remarquera que je ne me réfère qu’à de bons auteurs).

Vient alors cette affirmation aussi infondée que doublement idiote (comment appelle-t-on en grec ancien un raisonnement à la con ?) :

 

« Nous pouvons dire que c’est une vraie révolution en raison de son utilisation de la terreur. Tous les révolutionnaires dignes de ce nom utilisent la terreur… etc. etc. etc.»

 

On entend d’ici le Pr. Faurisson : « Vos preuves ?! ». Depuis quand les spéculations d’Orlov, nourries – ô combien – à la propagande des Yanks, constituent-elles des preuves ?

 

Deuxième propos inconsidéré, quelque peu scandaleux même.

On a compris que, pour lui, « les révolutions impliquent d’assassiner en masse ». L’ayant répété à quelques reprises de peur qu’on l’oublie, il explique que, pour cette raison, et pour si possible rester en vie, il choisit de ne pas y participer.

Génial.

Le sait-il, ce sépulchre blanchi, qu’il y en a qui n’ont pas ce choix, qui voudraient bien pouvoir, qui seraient trop heureux de se tenir à l’écart, mais que, quoi qu’ils fassent ou ne fassent pas, « on » ira les chercher jusqu’au fond des plus profondes cavernes, où ils seraient encore trop heureux de subsister d’eau croupie et de racines, pour les amener au grand jour, les enchaîner à des galères, les affamer jusqu’à ce qu’ils en crèvent, les tourmenter et les torturer de mille façons ou, dans le meilleur des cas, les tuer vite ? Se doute-t-il qu’ils sont légions, de la naissance à la mort ? Qu’ils voudraient bien, comme lui, se payer un bateau, des panneaux solaires – ah, enseigner aux péquenots à choisir leur énergie… le pied ! -, une bicyclette, pour aller sur la terre ferme aux commissions, et, bien sûr, disposer de billets verts pour quand il faut passer à la caisse. J’arrête là, car, si je continue, il y en a qui vont dire que Dmitry Orlov est un peu pharisien sur les bords, les gens sont méchants.

Et de passer en revue les révolutions non colorées, car les colorées ne tuent pas. Et de te vous les expédier d’une pichenette :

 

« Dans le cas de la révolution française, ça a commencé avec Liberté-Égalité-Fraternité puis on a rapidement commencé à guillotiner. La révolution russe de 1917 reste l’étalon-or pour les révolutions. Là, grâce à l’oncle Jo, ce qu’on a appelé la terreur rouge a continué, encore et toujours, faisant des millions de morts. Mao et Pol Pot font également partie de ce panthéon révolutionnaire. »

 

Ite missa est.

N’est-ce pas ce que se tuent à répéter McCain et Soros ?

 

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La Révolution française vue par Edmund Burke… et Dmitry Orlov

 

Réflexion petit a :

Eh non, triple buse ! C’est justement parce qu’il n’y a pas eu, jamais, ni surtout ensemble « Liberté-Égalité-Fraternité », qu’il a fallu non pas « utiliser » la terreur comme de vulgaires prédateurs, mais la mettre à l’ordre du jour. Ah, vous croyez que c’est la même chose ?

 

Réflexion petit b :

Qui, dans le vaste monde, a jamais appelé Staline « oncle Jo » ? Les Yanks. Plus précisément la propagande des plus bornés des Yanks, dont se nourrit l’immigré humaniste, quoi qu’il dise (et sans doute croie) que c’est pour mieux la combattre.

Les Amérindiens ? Guillotinés par Staline !

Les Afro-Américains ? Réduits en esclavage par Mao - à l’issue d’une longue marche sur l’eau - et aujourd’hui métamorphosés en gibier par le fantôme de Pol Pot ressuscité ! Ces jaunes, vous savez…

Dresde et Hiroshima ? Les Russes !

La guerre de l’opium et l’écrasement des Cipayes ? Lumumba !

Les boers et l’apartheid en Sud Afrique ? Lénine !

Les trucidés de 14-18 et de 40-45 (pas comparables certes en horreur aux 10319 assassinés en masse par la Veuve mais quand même il y en a eu quelques-uns…) ? Ho Chi Minh !

Les Amérindiens du sud chourés à la grippe asiatique ? Nasser !

Le long calvaire des Irlandais ? Tito !

L’Irak et la Libye en lambeaux ? Chavez et Castro.

La Cisjordanie et Gaza ? Les Talibans, si, si, on a reconnu leurs avions !

Le Yémen cramé au nucléaire ? Les Ayatollahs (d’ailleurs, on le sait qu’ils l’ont, ou que s’ils ne l’ont pas, ils vont l’avoir) !

Les Hutus sabrés par les Tutsis ou l’inverse, fratricides ? Tiens, fume !

 

La question  n’est pas de savoir si Staline a vraiment fait mourir de faim trois millions d’Arméniens. La question est de savoir qui est assez riche pour payer des gens à inventer cette sorte d’histoires et à les matraquer d’un bout du monde à l’autre, dans le but de détourner l’attention de ses propres crimes, cent fois pires que toutes les inventions mercenaires.

 

Suivent trois paragraphes assez indigestes, d’où il ressort que la Révolution Américaine n’en était pas vraiment une (on savait, merci), ni la récente ukrainienne, mais que si le Secteur Droit se met à faire régner la terreur brune comme l’oncle Jo fit jadis régner la terreur rouge, alors, là, oui « ça commence(ra) à ressembler à une véritable révolution ».

 

« La plupart des malheurs des hommes », disait Denis Diderot, « viennent de ce qu’ils ne donnent pas aux mêmes mots le même sens ». Il est évident que Dmitry Orlov ne connaît pas la signification du mot « révolution » et se gave d'histoires de croquemitaines à la place.

Pour un cerveau à peu près normal, une révolution est une révolte victorieuse contre un ordre établi (lequel n’est jamais que « l’immobilisation violente d’un désordre » si l’on en croit Guillemin). Ainsi :

 

- la prise du pouvoir, en 1979, par les ayatollahs d’Iran, et les 35 années d’exercice du pouvoir qui l’ont suivie étaient une révolution (islamique) ;

- la prise de pouvoir par les armes ici et là au Moyen Orient par Daech est une péripétie (pas même islamique).

 

Ce n’est là qu’un exemple parmi cent, mais allez l’expliquer à quelqu’un qui ne sait pas le français et qui a fait ses études aux States.

 

Là où il s’enfonce vraiment très fort, le cher homme, c’est quand il se risque à donner une leçon aux lettrés musulmans en leur balançant des préceptes qu’ils connaissent mieux que lui, et en prétendant que tout ça n’empêche pas les gens de Daech d’assassiner en masse et d’être, donc, des révolutionnaires. Conclusion ? Aucune. Et s’il mettait le nez dans les préceptes et l’histoire du christianisme, cela l’aiderait-il à comprendre ?

Je me résume : non  seulement Orlov ignore le sens du mot « révolution », mais il mêle allègrement, en plus, « religion » et « morale », qui sont deux choses aussi distinctes que l’huile et l’eau, souvent antagoniques.

 

« Mais l’idéologie de Syriza n’est pas l’Islam » dit-il.

 

Ah, l’idéologie !... Si Orlov voit dans Syriza un caniche, moi,  je vois dans ceux qui se servent du mot « idéologie » ces petits chiens du regretté Pavlov, dressés à réagir d’une de deux façons à des stimuli : - « révolution » : non ! – « hochets écologiques pour bien-pensants » : ouiiiiii ! – « liberté, égalité, fraternité ou la mort » : gggrrrr ! – « chaînes de l’esclavage » : oui, mais pas pour moi ! – « cultivons notre jardin, barrons notre bateau et après nous les mouches » : (con entusiasmo) Ouah ! ouah ! Qui lui dira que l’idéologie est un mot bidon, qui ne recouvre rien ? Que soit on a des idées, soit on n’en a pas. Que tout le monde a le droit d’en avoir et que ceux à qui elles ne plaisent pas peuvent les combattre et que le meilleur gagne ?

Le reste de l’article est un méli-mélo de notions fausses et d’affirmations téméraires : de la bouillie pour les chats (dont le mien ne voudrait pas, mais c’est un sybarite). Que faire de tout cela ? L’oublier au plus vite par considération pour l’auteur.

 

La critique est aisée et l’art est difficile.  Mais si on  passait quand même à l’art ?

Orlov commet l’erreur impardonnable d’attribuer aux révolutions ce qui est imputable à l’infantilisme humain.

Hélas, être révolutionnaire n’est pas un talisman qui en préserve.

Quand tous les hommes seront adultes, il n’y aura plus besoin de révolutions. D’ici là, bonne chance à tous.

Il répète donc, sans les avoir le moins du monde examinées, sur la révolution française et sur les suivantes, d’assez affligeantes sornettes (« infantile » est, en l’occurrence, une litote).

Commençons par la première.

 

Pourquoi la révolution française est-elle si importante ?

Henri Guillemin a soutenu qu’il y en avait eu deux. Il ne faudrait pas posséder la pierre philosophale pour découvrir qu’il y en a eu plusieurs tirant à hue et à dia, toutes, sauf une, n’étant que ce qu’a dit Robespîerre : « un crime remplaçant un autre crime ».

À quoi reconnaît-on la vraie, quand on ne fume pas son matelas au lieu de réfléchir ? À ce que ceux qui l’ont faite ont posé les deux seules questions vraiment révolutionnaires et leur ont, humblement mais héroïquement, cherché des réponses. Le reste, tout le reste, ne fut, de leur part, que défense (DÉ-FEN-SE) des plus faibles et des plus vulnérables. Jamais (JA-MAIS) lutte pour le pouvoir ni accaparement de richesses. Que celui qui prétend le contraire descende dans l’arène et amène ses preuves.

Les deux questions qu’ils ont posées, les voilà :

 

1)        En quoi consiste le bonheur humain ?

[Question corollaire : le malheur des hommes ne vient-il pas de ce qu’ils se font, du bonheur, une idée fausse, et poursuivent des chimères ou, si on veut, la proie pour l’ombre ?]

2)        Que faire, une fois le vrai bonheur reconnu, pour l’atteindre ?

[Que faire pour que ceux qui se trompent passent de l’état infantile qui les en empêche à l’état adulte qui pourrait seul les y conduire, sans avoir à les y forcer, sachant que ce serait non seulement abusif mais inutile, puisqu’on ne peut rendre personne adulte par la force, ni enseigner la maturité ?]

 

Les moyens choisis pour tenter d’atteindre cet état de bonheur (de justice, d’égalité, de paix, d’épanouissement et de beaucoup d’autres choses) est ce qui a différencié les révolutions suivantes de celle-là et entre elles. Ceux qui font les révolutions ne travaillent pas in vitro, mais sur le tas, avec de la matière vivante et fluctuante, imparfaite et assaillie de toutes parts.

La différence entre ceux qui font les révolutions et ceux qui ne les font pas, c’est que ceux qui ne les font pas ont choisi une fois pour toutes le parti de l’égoïsme. Ceux qui les font essaient tant bien que mal de rester dans l’autre. C’est à peu près tout ce que, pour l’instant, on peut dire.

 

Pour conlure

Orlov ne dit pas toujours que des sottises. Il lui arrive même de démonter avec talent les mécanismes immoraux et malfaisants qu’il a sous le nez. Pour s’en persuader, on relira par exemple :

Féodalité financière et autres joyeusetés contemporaines Dmitry Orlov, 24 mars 2015 http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

 

Catherine.

 

2. rat.gif

 

Là c’est autre chose. Un autre compte. M. Asselineau invoquant la grandeur de la France, c’est-à-dire, à ses yeux « Louis XIV, les soldats de l’An II et Napoléon », nous était resté, malgré l’estime qu’on lui porte, en travers de la gorge. Nous, on veut bien. La grandeur de la France, on n’a rien contre. À condition de la chercher où elle est. Entre l’antépénultième Capet, les sans-culottes et Napo, il faut choisir. Car, si les vrais représentants du peuple avaient vécu, jamais les soldats de l’An II n’auraient dépassé d’un seul mètre les frontières naturelles de la France. Ceux qui, sur les pas de « l’aigle » sont devenus les soudards de l’An III, IV, V et suivants n’avaient plus rien de leur grandeur passée. Et ceux qui ont colonisé l’Afrique, l’Asie et quelques îles venaient d’une autre planète. Un peu bancale de la conscience.

On n’aurait pas glosé là-dessus – pas tout de suite – si on n’était tombés en rangeant des reliques de nos jeunes années sur un vieux papier de Cavanna, écrit à l’occasion du bicentenaire de la naissance du caporal-empereur. C’est dire si c’était bien des années avant qu’on s’en aille dépecer la Yougoslavie avec l’enthousiaste bénédiction du Rital (30 ou au moins 25). C’est le Cavanna dont on a décidé de se souvenir. Celui qui n’était pas « Charlie ». Et comme on est encore en plein bicentenaire de Waterloo, il tombe à pic.

Napoléon : à la poubelle

François Cavanna – Hebdo Hara Kiri26 juin  1969

 

17.  Aigle au chapeau Cavanna.GIF

 

Il faudrait tout lire ! Tous les journaux, tous les bouquins, tous les prospectus, et voir tous les films, et ne pas louper une émission, ni une première, ni une exposition, ni une manif… Il y en a qui le font. Et pas un par-ci, par-là, non : tout le monde. Ils savent tout, ils ont tout vu. Sauf moi. Comment ils font ? Ça… Si je le savais, comment, je le ferais aussi. J’ai toujours l’air d’un con. Je débarque. À ce point-là, c’est pas croyable. Alors, ils ne le croient pas. Ils se figurent que je le fais exprès. Que c’est un genre. Ce n’est pas un genre. Je suis comme ça. Au début, j’en ai beaucoup souffert. Maintenant, ça va mieux. Depuis que j’ai renoncé, bof. Au lieu de lire ce qui se passe, je l’écris. Et puisque les autres lisent tout, je suis bien sûr qu’ils me liront. Je vous possède bien, hein ?

Ce qui se passe, je finis quand même par le savoir, un bout par-ci, un bout par-là, à la fortune des oreilles qui traînent. C’est pas très homogène, il y a des trous, mais je complète. Je mets des arabesques autour. L’autre jour, Wolinski (ou Delfeil de Ton, peut-être ?) me dit : T’as vu l’« Observateur » ? Non, j’avais pas vu, bien sûr. L’« Observateur », il dit comme ça que les gaullistes sont en train d’annexer Napoléon, qu’on est bien cons de les laisser faire, que Napoléon n’est pas la propriété exclusive des gens de droite et d’extrême-droite mais qu’il appartient à tous les Français, que la gauche ne doit pas se laisser tenir à l’écart des fêtes du bicentenaire, Napoléon avec nous, blabla, schniak, groink, larme à l’œil, sonnez clairons, battez tambours, vive la France, et va-z-y donc, tous ensemble, chantons l’« Ajaccienne ». Ben, merde.

Ils sont pas très fixés à l’« Observateur ». N’importe quoi, pourvu que ça revendique ! Le mec qu’a pondu ça, qu’est-ce qu’il a dû être fier de son idée ! Mais, pauvre petite pédale affolée d’originalité, que veux-tu qu’on en foute, de ton Napoléon ? Veux-tu bien te sauver avec ça ! Laisse-le où il est : à droite, très à droite, tout au bout. C’est là sa place. Oh, oui, oui, oui, laissons-le lui, à la droite, puisqu’elle aime ça ! Laissons-le lui le sinistre parano avec son chapeau à la con, comme dit Zazie, le rat jaunâtre qui passa sa vie à compenser ses complexes avec les tripes des autres, l’étouffeur de Révolution qui ne vit, dans 89, qu’un piédestal pour y ériger la statue tout en or de son moi monstrueux, le militaire borné qui plaçait le courage physique et l’obéissance passive bien au-dessus de l’intelligence, le pillard parvenu qui fit haïr la France de l’Europe, le renfonceur de progrès dans la gorge… La droite ne s’y est pas trompée ! Elle s’est reconnue dans ce Hitler prématuré, et elle s’est plu. Laissons-le lui. Jetons-la lui l’arrogante charogne, et puisqu’elle adore, la droite, se barbouiller de symbolique et se saoûler de liturgie, qu’elle la ramasse et qu’elle la brandisse au bout d’un bâton pour aller, mâchoires d’ânes saint-cyriennes bien calées dans les jugulaires, godillots cadencés martelant les avenues bordées de banques, l’incliner devant des flammes qui prétendent être beaucoup plus que du butane en train de brûler dans un courant d’air sans profit pour les œufs sur le plat. Et que vibrent les âmes sereines irrémédiablement conditionnées depuis l’enfance à confondre armée et patrie, gloire et boucherie, grandeur et clinquant, tyrannie et ordre social, Bonaparte et la France.

Comme il doit ricaner, sous ses cinq tonnes de porphyre, le petit artilleur mégalo, quand il voit, deux siècles après, dans cette France qu’il a tant saignée, dans cette République qu’il a égorgée, les républicains eux-mêmes avoir honte de Robespierre et vénérer Napoléon !

 

Mis en ligne le 20 août 2015

 

 

 

 

23:27 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

A propos du sous-titrage du film Mediastan, sur la liberté d'expression telle que Julian Assange l'a révélée, j'ai à la disposition de tous la transcription des sous-titres anglais. Qui veut faire la traduction?

Écrit par : maria | 21/08/2015

Maria,

Merci de l'envoyer. À défaut d'y arriver moi-même, je vais chercher. Et ce serait avec grand plaisir qu'il serait mis ici en ligne et diffusé le plus possible.

Écrit par : catherine | 23/08/2015

Les commentaires sont fermés.