07/10/2012

Guerre à la guerre nondedieu !

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Guerre à la guerre nondedieu !

 

Et à tous ceux qui nous y poussent.

 

Non, vous ne verrez pas ici Benjamin Netanyahu à l'ONU, on l'a vu partout.

 

Pour la bombinette, c'est dans L'oreille cassée. Page 23, Tintin et le général Alcazar jouent aux échecs. Un terroriste armé d'une bombe à la mèche allumée s'apprête à lancer celle-ci sous la fenêtre de la pièce où se trouvent Tintin et le général. Page 24, la bombe arrive dans le bureau et Tintin la rejette par la fenêtre.

Et vous direz qu'on ne vous gâte pas !

 

 

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Сднемрождения

 

À Moscou, ce dimanche 7 octobre,

le président Vladimir Poutine a fêté ses 60 ans.

Occasion rêvée pour nos média de masse de distiller un peu de fiel.

 

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Ils ne vont pas faire de cadeaux non plus à Hugo Chavez,

qui vient d'être réélu comme prévu

à la présidence du Venezuela.

 

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 Une ou deux photos que vous ne verrez pas dans votre pressetituée habituelle :

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*

 On était dimanche. Nous revoici, à la bourre. Et pas tout de suite sur la guerre. Quoique...

*

La charité est la mère de tous les vices. Elle dégrade ceux qui la font autant que ceux qui la reçoivent.

Au tout début des années 1780, Jean-Joseph FYON, jeune bourgmestre(1) de Verviers, en Principauté de Liège(2), prenait, avec ses amis politiques, une décision qu'on peut qualifier de révolutionnaire : celle de soustraire l'éducation des orphelins à la charité de l'Église, en les rendant autonomes dès leur plus jeune âge. Jusque là, le clergé local avait, seul, grâce aux aumônes reçues en leur nom, assumé la responsabilité de les maintenir en vie et de les éduquer.

 La révolution apportée par Fyon consistait en deux ou trois décisions simples, appliquées aussitôt que décidées : construire un orphelinat adapté à la vie en commun d'enfants depuis le berceau jusqu'à la majorité, rétribuer des enseignants clercs ou laïcs, chargés de leur donner une base d'instruction aussi solide que s'ils eussent eu des parents pour y pourvoir, et leur apprendre un métier.

 Pour ce métier, qu'ils allaient commencer à exercer à mi-temps dès l'âge de sept ans, ils recevraient un salaire, géré pendant leur minorité par la Commune, qui y prélèverait des sommes concourant à les nourrir, à les habiller, les loger, les soigner et les chauffer, et qui mettrait en réserve le reste, de quoi leur constituer un pécule de départ dans la vie, qu'ils recevraient à leur majorité.

 Fyon et les siens estimaient que la vie et l'éducation de ces enfants étaient la responsabilité de tous et ne pouvaient être laissées au bon vouloir – c'est-à-dire au caprice – des chrétiens, si généreux fussent-ils. C'était une question de principe : qu'ils soient éduqués, armés pour la vie et maintenus en bonne santé était un dû, pas une libéralité. D'où l'instauration d'un impôt approprié, prélevé selon les moyens de chacun, autre innovation lourde de sens et de conséquences. Le but : que les enfants n'aient jamais à dire merci à personne pour des soins élémentaires, qu'ils soient et qu'ils restent non dépendants.

 Ce sont ces principes et ces dispositions qu'allait reprendre, presque trait pour trait, des années plus tard, Michel Lepeletier de Saint-Fargeau dans son fameux et trop méconnu Plan d'Éducation Nationale (allez, chiche, on vous le balance un de ces jours !), plan que Maximilien Robespierre défendrait bec et ongles et réussirait à faire voter à la quasi unanimité, après y avoir apporté quelques modifications de son cru (dictature ! dictature ! Encouragée par toute l'Assemblée Nationale en plus), comme doubler le salaire des instituteurs/trices, dont il estimait le rôle, pour la République, égal à celui de généraux gagnant des batailles, et allouer aux orphelins, dès l'âge de 7 ans, un argent de poche censé les habituer à leur autonomie financière pour plus tard. Ce Plan, qui interdisait – idée chère à Lepeletier - l'endoctrinement des gosses par quelque religion ou philosophie que ce fût jusqu'à leur majorité , c'est-à-dire jusqu'à ce qu'ils soient en état de faire un choix par eux-mêmes (et voilà pour le « curé » de l'Être Suprême), n'a jamais pu être appliqué pour cause d'assassinat de ses auteurs. Y revenir aujourd'hui pour l'essentiel ne serait pas un luxe, est peut-être même une nécessité urgente.

 Pourquoi vous parler de cela aujourd'hui, en plein post d'opposition à la guerre ? Parce qu'au moment où nous allions le mettre en ligne sont arrivés non seulement l'anniversaire de Vladimir Poutine et la victoire électorale d'Hugo Chavez, mais aussi un remarquable article de Gérard Mordillat, si important à nos yeux qu'il en prend le pas sur tout le reste. Notre post sera donc, comme d'habitude, interminable, mais...

si vous devez n'en lire qu'une seule page, lisez celle-là !

Contre la charité, par Gérard Mordillat

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Le 2 décembre 1792 Robespierre déclarait à la tribune de la Convention : « Quel est l’objet de la société ? C’est le maintien des droits imprescriptibles de l’homme. Quel est le premier de ces droits ? Celui d’exister. La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous ses membres les moyens d’exister ». Exister n’est pas un droit, c’est un fait : l’homme existe mais les conditions de son existence sont – pardon de le préciser ! – tout entières régies et conditionnées par la société dans laquelle il vit ; il est à la fois l’acteur et le produit de cette société. Reconnaître aux hommes et aux femmes, en tant que citoyens, d’avoir des droits, c’est leur reconnaître d’abord le droit d’avoir des droits.

Des droits égaux à celui de leurs semblables.

Or, dans la société où nous sommes, (sans chercher à regarder plus loin que la France en 2012, mais cela vaut pour l'Europe et tout le monde occidental), chaque jour le droit d’avoir des droits est combattu par toutes les forces réactionnaires, la droite au sens large, le patronat, ses organisations, ses affidés, ses hérauts dans les médias . Les sans-droits prolifèrent ; qu’ils soient sans papiers, sans abri, sans travail, sans logement…

Car, si, juridiquement, les citoyens ne sont privés de leurs droits qu’en matière criminelle, dans les faits, l’individu que l’accumulation des malheurs, la perte d’un emploi, d’un logement, d’une famille pousse hors de la société, se retrouve, sans droits, non techniquement, mais pratiquement.

Incapable de faire reconnaître ses droits, de les faire accepter et appliquer à son profit, cet individu n’a plus le droit d’exister.

Il est, mais il n’existe pas.

Lorsqu’il a utilisé son ignoble expression « la France d’en bas », Jean-Pierre Raffarin, l’ancien Premier ministre français, a parfaitement entériné cette rupture du principe d’égalité, puisqu’il se voyait, lui, de « la France d’en haut », condescendant, penché vers le sol, la terre, la foule indistincte du peuple, des autres, étrangers à sa classe, à son clan, à son parti…

Une fois rompu le principe d’égalité entre les citoyens, une fois vendue l’idée de deux réalités sociales et politiques, l’une supérieure à l’autre, une fois acceptée comme naturelle et inévitable la multiplication des injustices : injustice salariale, injustice fiscale, injustice sociale etc. que voit-on ?

On voit la charité se substituer à l’égalité.

La charité abroge l’égalité.

 La charité est fondamentalement une notion religieuse. Elle est un des cinq piliers de l'Islam et présente également dans la tradition juive et chrétienne « vendez vos biens et donnez-les en aumônes » faisait-on dire à Jésus dans l’évangile selon Luc (Lc 12-33). Mais il est évident, comme l’enseigne la sagesse des nations, que « charité bien ordonnée commence par soi-même », tant il est vrai que le geste charitable est d’abord gratifiant pour celui qui l’accomplit avant même d’atteindre celui qu’il secourt. Gratifiant dans la mesure où la charité est toujours publique et doit toujours l’être pour exprimer sa valeur sans attendre la rétribution de l’au-delà. Il faut non seulement donner mais se montrer donnant. Que ce soit dans l’Antiquité ou au XIXe siècle quand les bourgeois organisaient « la donne » en faisant aligner les pauvres devant chez eux pour leur distribuer de la soupe jusqu’au déploiement médiatique de la charité business des XXe et XXIe siècles : Téléthon, Sidathon, Pièces jaunes et autre bazar des bonnes œuvres et des grands profits…

Cette idée de « charité » a désormais glissé le champ du religieux pour s’enraciner dans celui du politique. Ou, plus exactement, disons que le politique a investi le canal religieux pour se désengager des devoirs qui lui incombent, tout en produisant une image séduisante qui masque la réalité de ses actions ou de son inaction. Comme le disait déjà Roland Barthes, dans Mythologies, à propos de l’abbé Pierre : « j’en viens à me demander si la belle et touchante iconographie de l’abbé Pierre n’est pas l’alibi dont une bonne partie de la nation s’autorise une fois de plus pour substituer impunément les signes de la charité à la réalité de la justice ».

La charité se vend d’abord elle-même et c’est en cela qu’elle lève un nuage de fumée devant le réel. Cyniquement, à bon compte, elle permet à peu de frais de se grandir aux yeux des autres et à ses propres yeux sans jamais toucher aux causes de sa nécessité. Ainsi, dans le réel, dans la société où nous vivons, on est passé du droit d’exister à l’existence d’aumônes pour vivre, voire pour survivre. La charité ne coûte rien à ceux à qui elle devrait coûter, alors que l’application de lois sociales remettrait en cause l’injuste répartition des richesses et la criminelle inégalité qu’elle produit entre les citoyens.

 Il suffit d’ouvrir les journaux, ou tout simplement de regarder autour de soi, pour voir que les désengagements successifs de l’état - des états - l’idéologie capitaliste néo-libérale, la loi du marché, font qu'en France comme ailleurs la première des lois sociales dont parlait Robespierre, celle de garantir à tous ses membres les moyens d’exister, est vilipendée, stigmatisée, décrétée caduque, obsolète, dépassée. Mais comme il faut, ne serait-ce qu’au nom du maintien d’une paix civile, assurer un minimum de moyens aux citoyens qui sans cela ne pourraient vivre et se révolteraient, petit à petit s’est imposée la pratique d’une charité à grande échelle se substituant à la nation et à l’état.

La charité vaut comme signal d’alerte. Les domaines où elle s’exerce sont des marqueurs du réel.

C’est-à-dire d’où-ça-ne-va-pas.
A partir de là, il ne faut pas confondre le symptôme et la maladie.

 « Les Restos du Cœur », cette remarquable initiative de Coluche, porte par sa réussite même (le mot « réussite » est cruel), disons par sa pérennisation et son développement, la plus terrible accusation contre un système qui condamne tant et tant à s’en remettre à la générosité individuelle, alors que les moyens d’existence des uns et des autres devraient, au nom de l’égalité et de la justice, être assurés par l’état lui-même et garantis par la loi.

A titre d’exemple de cette perversion des valeurs, de ce détournement, il faut entendre le lieu commun qui accorde aux patrons la licence de « donner » du travail.

Donner !

Dans notre société capitaliste néo-libérale, rien n’est donné, surtout pas le travail. Aucun employeur n’est un saint offrant son manteau à un pauvre démuni et il n'est pas nécessaire d'avoir lu Marx pour savoir que le salarié vend sa force de travail à celui qui l'emploie. Le patron est un commerçant qui achète au plus bas prix, le savoir, le métier, la technique que l’ouvrier, l’employé, le cadre, l’ingénieur lui cède. Et que cette acquisition de la force de travail offre pour particularité de rapporter plus qu'elle ne coûte. C'est indépassable plus-value. Inutile aussi d'avoir lu Marcel Mauss, pour constater que lorsqu’un employeur (du patron de PME à la multinationale) « donne » du travail, ce « don » occulte en réalité la manifestation de son pouvoir - qu’il soit financier ou industriel - l’installation d’une subordination, d’une domination d’un individu sur un autre. C’est un marché parfaitement inégalitaire que le vocabulaire voudrait draper de vertu. 

La charité est cousue d’un drap de même tissu. C’est un leurre comme celui qu’on agite au nez des taureaux dans l’arène. Derrière il n’y a que du vide, du rien, du vent… dans la mesure où, aussi grandiose soit-il, un acte de charité ne s’attaque pas aux causes qui l’ont rendu nécessaire mais soigne, je le répète, avec les moyens du bord, les effets des catastrophes, qu’elles soient sociales, économiques ou personnelles.

L’objection est aisée : vaudrait-il mieux ne rien faire ?

Demeurer le spectateur aux bras croisés, indifférent aux souffrances, à la misère, au désarroi…
Bien évidemment non.

 La réponse est nécessairement politique puisqu’il y va de la justice et du rétablissement de l’égalité entre tous. L'égalité est le concept fondamental de la République. Les révolutionnaires français (et Robespierre en premier !) l'avaient parfaitement compris, la plaçant entre la liberté et la fraternité dans la devise qu'ils nous ont transmise. Il est évident que la liberté poussée à son extrême peut conduire à l'oppression (exemple le capitalisme) et que la fraternité (on dirait aujourd'hui la solidarité) suppose de la vertu et qu'il n'est pas prouvé que l'homme soit vertueux par nature. Il revient donc à l'Etat d'assurer le juste équilibre entre la liberté à laquelle chacun aspire et la solidarité dans la répartitions des richesses de la nation ; richesses non seulement économiques mais aussi intellectuelles, culturelles, scientifiques….

A l’idéologie libérale (du nom que veut se donner le capitalisme pour faire meilleure figure), celle qui professe que la société n’existe pas, qu’il n’y a que l’individu et sa famille, il faut opposer l’idée du droit d’exister comme un droit imprescriptible, garanti par la loi et non dépendant de la bonne ou de la mauvaise conscience individuelle. Je ne suis pas naïf, cette égalité est un idéal vers lequel nous devons tendre, pas un équarrissage pour tous, ni une utopie totalitaire. Pour dire les choses autrement : tant qu’il y aura de la charité, il y aura de l’injustice ; plus il y aura d'égalité, plus il y aura du droit, plus il y aura de la justice…

Une fois encore, je veux l'affirmer avec force, la France n’a pas besoin de réformes, elle a besoin d’une révolution, d’une insurrection des idées, des consciences, d'une nouvelle nuit du 4 août pour qu'à nouveau soient abolis les privilèges qui offensent la justice et l’égalité ; pour que plus personne, jamais, n’ait à tendre la main, à s’humilier, à supplier, à réclamer la charité pour exister. Vous me direz que je rêve, que ce n’est que folie, déraison mais, tant pis pour moi ou tant mieux, je crois à la puissance du rêve capable, jusqu’à la déraison, de transformer le monde.

Version intégrale de la tribune parue dans l'Humanité des débats de ce vendredi 5 octobre.

Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste

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(1) Bourgmestre et commune étaient et sont encore à la Belgique ce que maire et municipalité sont à la France.

(2) Principauté théocratique de même qu'aujourd'hui l'Iran est une République théocratique.

 

Pour la baudruche de la nuit du 4 août (1789), voir Henri Guillemin. Nous lui préférerons toujours la journée du 10 août (1792). Mais Mordillat a raison de rappeler que, comme la République est Une et Indivisible, les trois branches de sa devise « Liberté-Égalité-Fraternité » sont indissociables et que faire abstraction de l'une condamne les autres au néant.


*

 

Les Français POUR la guerre

ostracisant les Français CONTRE

et quelques étrangers de raccroc.

 

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 « Les Gauches européennes »

Affiche pour la Fête de l'Huma, par Pieter Breughel l'Ancien

 

Guerre à la liberté de parole :

La « Gauche » française réduit au silence les intellectuels anti-guerre.

 

Par Gearóid Ó Colmáin

Global Research, 24 septembre 2012

Chaque année, le Parti Communiste Français (PCF) organise à Paris la Fête de l'Humanité, une festivité de gauche où se donnent des concerts et où les partis communistes d'un peu partout dans le monde tiennent des stands pour y échanger des livres, des tracts et des idées. De nombreux auteurs, journalistes et intellectuels y sont invités chaque année à participer à des débats sur la philosophie, la culture, la politique et l'actualité.

Mais cette année-ci restera probablement dans les mémoires pour les débats importants que les participants à la fête n'ont pas eu le droit d'y tenir. Deux auteurs, le physicien théorique belge Jean Bricmont et la journaliste française Caroline Fourest ont été forcés d'annuler leurs exposés suite à des manoeuvres d'intimidation et à des menaces de la part d'organisations s'appelant respectivement « Antifa » et « Les Indigènes de la République » .

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Caroline Fourest est une réactionnaire pro-israélienne qui se fait passer pour une féministe « de gauche ». Qu'elle ait été invitée à la Fête pour y plancher sur la montée de l'extrémisme islamiste et de l'extrême-droite française a dérangé beaucoup de gens à gauche.

Réactionnaire et islamophobe, Fourest l'est assurément, mais l'empêcher de parler ne fait pas que donner de la crédibilité à ses fausses théories, cela viole aussi son doit constitutionnel à la liberté d'expression.

Alors qu'elle était sur le point de parler des dangers de l'extrémisme islamique et de la montée du Front National (le parti d'extrême-droite français), des gens d'un groupe appelé Les Indigènes de la république sont entrés sous la tente qu'elle occupait et ont commencé à lancer des objets sur l'estrade. Certains ont même tenté de s'en prendre à elle physiquement.

La tente a été envahie alors par de plus en plus de protestataires qui criaient des slogans contre le racisme et l'islamophobie et qui ont fait mine de vouloir occuper l'estrade, sur quoi le public présent s'est mit à crier « liberté d'expression ! ». L'affrontement entre le public venu pour assister au débat et les protestataires venus pour l'empêcher s'est poursuivi pendant une vingtaine de minutes, chacun des deux camps traitant l'autre de « fasciste ».

Les Indigènes de la république ont fini par gagner : le débat a été annulé et Caroline Fourest a dû s'enfuir jusqu'à une voiture, sous la protection de gardes du corps.

Le jour suivant, le physicien, auteur et intellectuel belge Jean Bricmont devait faire un exposé infiniment plus important sur la crise en Syrie et le spécieux discours d'«intervention humanitaire» propagé par les media dominants pour justifier des guerres d'agression.

Depuis des années, Bricmont s'est fait le critique des politiques d'intervention militaire sous prétexte de protection des « droits de l'homme ». L'hérésie de Bricmont sur la question et son anti-sionisme ont fait de lui un paria dans les salons de l'intelligentsia convenable de France.

Les prises de position anti-impérialistes sans équivoque du physicien belge ont également fait de lui la cible d'une campagne de diffamation assez vile, tant sur Internet que dans les media français dominants, où on l'a traité de « rouge-brun », de « confusionniste », etc.

En outre, les franges les plus extrémistes de la police de la pensée qui sévissent sur l'Internet lui ont réservé une attention particulière. Quelques jours avant la Fête de l'Humanité, une organisation se disant « anti-fasciste et anarchiste », du nom d'Antifa, a lancé une campagne sur Indymedia contre la participation de Bricmont à la « Fête de l'Huma », dans laquelle ils menaçaient de l'attaquer physiquement, s'il osait aborder le sujet des interventions humanitaires. Dans le monde insane des activistes d'Antifa, l'opposition de Bricmont au terrorisme fomenté par l'OTAN en Libye et en Syrie fait de lui un « fasciste ».

Antifa n'est autre chose qu'un des groupes anarchistes internationaux actuellement utilisés par les services d'espionnage des états impérialistes pour semer la confusion et le chaos dans les rangs de la jeunesse mécontente et la pousser à commettre des actes violents irréfléchis, de façon à permettre à des états de plus en plus policiers d'arriver à leurs fins. Cette organisation en particulier prend pour cibles les intellectuels qui dénoncent le sionisme aussi bien que les organes de presse alternatifs qui mettent à nu les mécanismes et les institutions participant de l'impérialisme US à travers le monde. Et, bien entendu, elle fait tout cela sous les oripeaux de l'« anti-fascisme ».

Par leurs professions de foi débiles et la stupidité de leurs actes, les Antifa attirent des jeunes naïfs en colère, qui s'introduisent dans les manifestations en capuchons noirs pour y provoquer de violentes répressions policières et saboter ainsi toute résistance réelle et significative à l'actuel ordre des choses. En d'autres termes, Antifa est un groupe d'idiots utiles, dont le programme véritable est de promouvoir le fascisme sous couvert d'« anti-fascisme ».

Bricmont, informé de la campagne et des menaces le concernant, avait demandé aux organisateurs de la Fête de l'Huma d'assurer sa sécurité. Les responsables s'étaient engagés à le protéger. En dépit de quoi, une heure avant de prendre la parole, Bricmont fut averti que son exposé était annulé. Les menaces de violences des provocateurs d'Antifa avaient fourni à Pierre Laurent, secrétaire général du PCF, le prétexte rêvé pour supprimer la conférence hérétique du scientifique belge. Pour les dirigeants de PCF, permettre à Bricmont de parler aurait risqué - du moins feignent-ils de le croire - de les faire passer pour les fantoches impérialistes de droite qu'ils sont, aux yeux de leurs adhérents dont le nombre ne cesse de rétrécir comme peau de chagrin.

 

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 Jean Bricmont en compagnie de Michel Collon, à la Fête de l'Huma .

 

La direction de la Fête de l'Huma a donc décidé qu'elle ne pouvait pas assurer la sécurité du physicien belge dans le cas d'une attaque des « Antifa ». Pourtant, la pontifesse pro-guerre et pro-israélienne Caroline Fourest avait, elle, obtenu sa pleine et entière protection, bien qu'ayant fait l'objet de menaces identiques.

Ceci n'est pas vraiment surprenant, si on considère que le journal L'Humanité est l'organisateur de la fête. L'Humanité a, en effet, apporté son soutien à la déstabilisation de la Syrie par l'OTAN, dès que la violence y a éclaté l'an dernier, se livrant à la même propagande de guerre, exactement, que ses concurrents « de droite ».

Selon le porte-parole du PCF en matière d'affaires internationales Jacques Fath, la seule solution susceptible de ramener la paix en Syrie est le renversement d'Assad. Fath ne fait, bien entendu, nulle mention des escadrons de la mort de l'OTAN qui n'ont cessé, depuis mars 2011 de tuer des civils innocents et des soldats des forces de sécurité, faits indéniables qui ont été vérifiés par de nombreux journalistes indépendants et admis par la mission d'observation de la Ligue Arabe elle-même.

Aucun des partis communistes de Syrie n'a été, non plus, invité à la Fête. Pourtant les deux partis communistes syriens Bakdash et Faisal Aka Unifié, ont obtenu onze sièges aux élections parlementaires qui ont suivi la mise en application de la nouvelle constitution démocratique de la Syrie, en mai de cette année.

Les deux partis ont constamment dénoncé le terrorisme fomenté contre leur pays par l'OTAN et par les états du Golfe, depuis que les violences ont éclaté à Darna en 2011. Aucune des deux formations n'a été autorisée à dresser un stand à la Fête communiste française.

Ceux qui croient que le Front de Gauche(1) de Jean-Luc Mélenchon (le candidat d'« extrême-gauche » qui a obtenu 11% des voix au premier tour de la dernière élection présidentielle) représente une quelconque alternative au statu quo, feraient bien de se rappeler que Mélenchon et le Front de Gauche ONT SOUTENU l'intervention de l'OTAN en Libye l'année dernière. Le FdG est une organisation qui prétend s'opposer à l'OTAN. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

 Les supporters de Mélenchon – un démagogue qui aime légitimer ses lettres de créance d'homme de gauche en prétendant soutenir le président Hugo Chavez du Venezuela et d'autres gouvernements latino-américains de centre gauche - n'ont pas l'air de se rendre compte que tous les pays de l'ALBA ont soutenu l'an dernier le colonel Kadhafi de Libye et, maintenant, déclarent ouvertement soutenir le président Bachar el-Assad, dans sa lutte contre l'OTAN et le terrorisme financé par les états du Golfe.

En 2011, alors que le président Hugo Chavez cherchait à s'entremettre dans la crise libyenne pour tenter d'empêcher une agression militaire contre ce pays, médiation qui était accueillie avec reconnaissance par le gouvernement libyen et qui aurait pu empêcher la guerre, il n'a reçu absolument aucun soutien de Jean-Luc Mélenchon, qui, aujourd'hui, pose néanmoins à l'anti-impérialiste. Mélenchon est un foutu menteur et un imposteur politique de la pire espèce.

Il n'est pas nécessaire d'être un physicien comme Jean Bricmont pour voir et pour comprendre l'horrible réalité de la guerre par procuration que l'OTAN mène en Syrie, mais quel camouflet inopportun cela eût été, si les soi-disant communistes de la Fête avaient été tout à coup mis en présence de la vérité nue, méphitique, sur les guerres humanitaires de l'OTAN et les dupes volontaires prétendument de gauche qui les soutiennent. Bricmont devait être baîllonné.

L'«extrême-gauche» française n'est rien d'autre qu'une bande hétéroclite, méprisable, de lâches, de menteurs et d'irresponsables, dont les egos boursouflés et les slogans creux trahissent à la perfection le cynisme absolu de la classe petite-bourgeoise qu'elle représente.

Mais il y a une autre raison encore à l'ostracisme de Bricmont par la « respectable » société  française : Bricmont est un scientifique, et ce scientifique est capable d'appliquer une pensée critique aux problèmes quotidiens qui se posent au citoyen lambda. Autrement dit, contrairement à ses collègues universitaires élitistes et conformistes, pour qui leurs communications commentées par leurs pairs, leurs titres et leur image sociale comptent plus que la vérité scientifique, Bricmont représente le type d'homme de science capable de soumettre à son microscope les lois qui gouvernent la société civile, lois dont le viol par les gouvernements occidentaux est commodément ignoré par les moines néo-scolastiques de l'université post-moderne.

Dans les jours qui ont suivi la Fête de l'Huma, l'expulsion de Caroline Fourest a été rapportée et commentée à grand bruit par tous les média conformes, qui n'ont évidemment pas manqué de vociférer au viol de la « liberté d'expression ».

Fourest est une des propagandistes majeures du Nouvel Ordre Mondial, et son ubiquité est telle dans le réseau touffu des media français, qu'elle y est devenue une référence familière. Fourest la belliciste y a donc été présentée comme une martyre des droits de l'homme, du féminisme et de la liberté d'expression grâce aux idiots utiles d'Antifa. Est-il besoin de dire que les harpies va-t-en-guerre de l'information couchée n'ont aucunement cru devoir mentionner le viol de la liberté de parole de Jean Bricmont ?

Si Fourest, Antifa, le PCF, le Front de Gauche et tout l'establishment français de pseudo-gauche avaient loisir d'en faire à leur guise, Bricmont et ceux de son espèce ne seraient plus jamais autorisés à monter sur une estrade pour y prendre la parole.

Les activistes qui admirent et ceux qui détestent Caroline Fourest peuvent s'époumoner tant qu'ils veulent à braire au « fasciste » dans leur burlesque et infantile théâtre de l'absurde : ce sont eux qui ouvrent la voie à la prise de pouvoir par l'extrême-droite dans ce pays, car les vrais fascistes du Front National de Marine Le Pen n'auront aucun mal à capitaliser sur leurs singeries. Qui osera blâmer l'ouvrier de base quand il se laissera séduire par les arguments fallacieux de Marine Le Pen, alors qu'il n'y a en face d'elle, pour lui porter la contradiction, que des bavards imbéciles ?

Ce n'est pas la première fois que d'authentiques activistes anti-guerre sont interdits de parole en France. Michel Collon, un journaliste belge, auteur et rédacteur en chef d'un site web d'informations et d'analyses, InvestigAction, s'est vu interdire de prendre la parole à la Bourse du Travail de Paris, le 9 novembre 2011, déjà par les agents provocateurs d'Antifa. Ces meutes servent l'état impérialiste en empêchant le public de débattre sérieusement de l'engagement de la France dans des guerres étrangères.

D'autres organisations ont fait l'objet d'attaques par les agents provocateurs d'Antifa ; l'URCF (Union des Révolutionnaires Communistes de France ) et le PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France ).

Ces organisations comptent parmi leurs adhérents d'authentiques héros de la Résistance et vrais combattants contre le fascisme. Le président du PRCF est Léon Landini, un homme qui, dans la Résistance Française, pendant la Deuxième Guerre Mondiale, a mis hors combat 40 soldats nazis, a détruit 300 de leurs véhicules et a participé à des douzaines d'attaques contre leurs transports ferroviaires. L'URCF et le PRCF sont, à l'heure actuelle, les seules formations en France qui militent pour la reconstruction d'un véritable parti communiste.

A l'opposé des imposteurs du Front de Gauche, du PCF, du NPA et d'autres organisations du même genre, l'URCF et le PRCF apportent leur total soutien aux partis communistes de Syrie, dans la lutte qu'ils mènent contre l'agression fasciste de l'OTAN et des pétromonarchies du Golfe, et ils dénoncent aussi, sans équivoque, les mensonges et la désinformation de la presse réactionnaire française.

C'est un des accomplissements les plus remarquables de la propagande létale, dans l'histoire récente, que ce soient précisément ceux qui dénoncent les mensonges par lesquels on fait avaler au public des guerres d'agression travesties en interventions humanitaires, qui soient étiquetés « fascistes », alors que ceux qui battent sans scrupule aucun les tambours de guerre passent pour être « de gauche » et « progressistes ». C'est là le modèle général vendu une fois pour toutes par l'ensemble des media français, et les vrais intellectuels anti-impérialistes paient au prix fort leur intégrité, en faisant l'objet d'une véritable chasse aux sorcières qui s'acharne sans répit sur leur « hérésie ».

La censure exercée contre Jean Bricmont par l'establishment libéral dit « de gauche » est un signe de la direction profondément dangereuse qu'est en train de prendre la société française : la voie d'une nouvelle forme de totalitarisme, où la pensée critique est tuée par les platitudes, les slogans émasculés de sens et le jargon fumeux de la caste qui prétend dominer la pensée.

Le comportement inadmissible, malhonnête et odieux de la petite bourgeoisie pseudo de gauche conduira inéluctablement, s'il n'est combattu, à un dénouement sinistre de cette farce tragi-comique qu'est la France contemporaine.

Source :

http://www.globalresearch.ca/the-war-on-freedom-of-speech-frances-left-silences-anti-war-intellectuals/

Traduction de Catherine L. pour

Les Grosses Orchades...

Gearóid Ó Colmáin est un journaliste indépendant né à Cork, Irlande, qui vit actuellement à Paris. Il a été chroniqueur bilingue à Metro Eireann. Il collabore, sur cette même base, à Global Research et à Mondialisation, Canada. Il anime aussi son propre blog, Metro Gael, qui porte en exergue :

Sed assiduitate quotidiana et consuetudine occularum assuescunt animi ; neque admirantur, neque requirunt rationes earum rerum, quas semper videt.

Ce qui, pour Cicéron (De la nature des dieux) voulait dire à peu près :

« Parce que nous sommes accoutumés à voir quotidiennement certaines choses, nos esprits les acceptent et cessent de rechercher les causes de ce qui est constamment sous nos yeux. »

_______________

(1) Le parti de Jean-Luc Mélenchon est le Parti de Gauche, qui, avec d'autres formations, constitue le Front de Gauche. Un étranger, même résidant à Paris, peut s'y perdre.

 

 

 

*

 

En revanche, de plus en plus d'Américains sont contre

 

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Obama menacé de destitution

 

22 septembre 2012, Information Clearing House

 

Walter B. Jones, représentant républicain de la Caroline du Nord au Congrès des États-Unis, a donné le 21 septembre dans le local Rayburn B 318 de la Chambre, une conférence de presse portant sur la « Résolution 107 ».


Le représentant Jones était entouré d’un groupe composé d’officiers militaires à la retraite, de spécialistes de droit constitutionnel, et de membres du Congrès, pour évoquer ce texte de loi qui permet d'envoyer au président Obama une mise en garde de destitution, initiative actuellement assumée par onze personnalités.

Cette résolution bipartite, présentée en mars dernier, réaffirme le pouvoir du Congrès de déclarer la guerre, et stipule que tout Président qui passera outre ce pouvoir, sauf en cas d’attaque des États-Unis, encourra une procédure de destitution.


 

 

Les intervenants à cette conférence de presse incluaient :

Le représentant au Congrès pour la Caroline du Nord Walter B. Jone
s.


Bruce Fein, spécialiste en droit constitutionnel et en droit international, ancien procureur général adjoint sous le président Reagan, auteur de L’empire américain : avant la chute.

Le lieutenant-colonel Lawrence Wilkerson, ancien Chef d’Etat-Major à la retraite du Ministre des Affaires Etrangères Colin Powell (2002-2005)


Le lieutenant-colonel Anthony Shaffer, auteur de Opération Dark Heart, qui a révélé le programme d'étude de cas ( « data mining » ) du Pentagone connu sous le nom de Able Danger, et découvert deux cellules terroristes impliquées dans les attentats du 11/09.

A été lu également, au cours de cette conférence , un message de soutien de Joseph P. Hoar, Général à la retraite du corps des « marines », qui a servi comme Chef d’Etat-Major, puis comme Commandant en Chef du Central Command (Département de la Défense).

 

***

 

TEXTE DE LOI

RÉSOLUTION 107

112e Congrès (2011-2012)

2ème session

Le Congrès ayant déclaré que l’utilisation de la force offensive militaire par un Président, sans l’autorisation préalable et explicite d’une loi votée par le Congrès, constitue un crime capital et une forfaiture passibles de la destitution, selon l’article II, section 4, de la Constitution,

 

À LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS,

le 7 mars 2012,

M. Jones a présenté la résolution parlementaire suivante, qui a été envoyée pour examen à la Commission des questions judiciaires :

 

RÉSOLUTION PARLEMENTAIRE

 Le Congrès ayant déclaré que l’utilisation de la force offensive militaire par un Président, sans l’autorisation préalable et explicite d’une loi votée par le Congrès, constitue un crime capital et une forfaiture passibles de la destitution, selon l’article II, section 4 de la Constitution,

 

Et attendu que le principe fondamental de la République reconnaît au Congrès le pouvoir exclusif de déclarer la guerre, selon l’article 1, section 8, clause 11 de la Constitution,

la Chambre des Représentants (soutenue par le Sénat) a résolu , suivant la loi votée par le Congrès, que, hormis en cas d’attaque réelle ou imminente du territoire des Etats-Unis, l’utilisation de la force offensive militaire par un Président, sans l’autorisation préalable et explicite d’une loi votée par le Congrès, constitue une violation du pouvoir exclusif du Congrès de déclarer la guerre selon l’article 1, section 8, clause 11, de la Constitution, et par conséquent constitue un crime capital et une forfaiture passibles de destitution, selon l’article II, section 4 de la Constitution.

traduction Kahem pour

Les Grosses Orchades

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article32528.htm

 

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*


Les femmes aussi, les femmes surtout :


 


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Depuis qu'en 2008, nous avons soutenu leur Marche vers Gaza, les dames de CODEPINK, une association de femmes US contre les guerres, nous écrivent régulièrement, comme à tous leurs sympathisants, pour nous tenir informés de leurs initiatives et activités. À leur tête : Medea Benjamin, une petite bonne femme qui totalise à elle seule un nombre impressionnant de gardes à vue et de jets de poivre dans les yeux, mais que rien n'arrête, et qui vient de sortir un livre sur la courageuse guerre par drones téléguidés : Drone Warfare.8. Drone_small.jpg


 


Le 27 septembre dernier elle nous a écrit :

Chère Véronique, cher Michel, chère Catherine,

Alors que nous lançons une délégation pour la paix au Pakistan pour protester contre la guerre des drones menée par l'administration Obama, certains nous disent que, au vu des troubles occasionnés par le film détestable Innocence des Musulmans  (« Innocence of Muslims »), le moment est mal choisi. Nous n'envisageons pas les risques à la légère, mais nous pensons aussi qu'il est crucial (et précisément en ce moment) de montrer au monde musulman qu'il y a des Américains qui veulent des relations basées sur la paix et l'amitié, et non pas sur des insultes religieuses, des attaques de drones ou des occupations militaires.

 

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Nous serons au Pakistan du 28 septembre au 14 octobre afin de rencontrer des familles de victimes de drones, des avocats, des universitaires, des associations de femmes, des élus des principaux partis politiques pakistanais et des officiels américains. Le 7 octobre, nous nous joindrons à Imran Khan, un homme politique pakistanais, ainsi qu'à des victimes de drones, à des chefs tribaux et à des milliers de locaux, pour une marche pour la paix vers le Waziristan afin de protester contre les attaques de drones américains qui ont tué entre 2.500 et 3.330 personnes depuis 2004.

Dans la mesure où les USA ne procurent aucune assistance aux victimes innocentes, nous récoltons des fonds en faveur de leur rééducation, pour acheter des prothèses de jambes, notamment. Une des personnes que nous aiderons vit au nord du Waziristan. Il a 16 ans, s'appelle Sadaullah et a perdu un oeil et les deux jambes lors d'une attaque visant sa maison. « Je rêvais de devenir médecin, mais je ne peux même plus marcher pour aller à l'école. » a-t-il dit. Son histoire est racontée dans livre La guerre des drones, de Medea Benjamin. Nous essayons de récolter 5.000 $ pour aider les victimes. Cliquez ici pour faire un don.

Nous amènerons également des pétitions à l'ambassade des États-Unis à Islamabad ; assurez- vous que vous avez signé. Nous souhaitons fournir 5.000 signatures à l'ambassadeur. Pour l'instant, nous en avons 2.000. Aidez-nous à atteindre notre objectif.

Les 40 délégués américains ont entre 23 et 85 ans, sont originaires de nombreuses villes aux Etats-Unis, et représentent des étudiants, des écrivains, des médecins, des analystes politiques, des vétérans et des artistes. Ce qui nous lie, c'est la conviction que les attaques de drones sont immorales, illégales et contre-productives, et que nous devons être des « citoyens diplomates » incarnant des modèles de politiques que nous souhaitons voir appliquées par notre gouvernement. Pour en savoir plus sur la délégation, lisez le dernier article de Medea sur www.commondreams.org ainsi que Vivre avec les drones, un récent rapport détaillé écrit par l'Université de New York (NYU) et les écoles de droit de Stanford.

Aux États-Unis cette fois, des associations anti-guerre marqueront la date du 7 octobre, 12ème anniversaire de la guerre en Afghanistan, par des protestations dans tout le pays. Cliquez ici pour savoir où elles sont prévues, ou ajouter la vôtre. Vous pouvez aussi suivre notre délégation au Pakistan sur le site www.droneswatch.org.

10. Peace-with-Iran.jpg


Gardant l'espoir dans la paix

Medea Benjamin et Ann Wright



P.S. Aidez-nous à nous faire connaître dans le monde ! Faites circuler nos pétitions sur Twitter et Facebook.

 

9. codepink no peace.jpg

ADN : Lysistrata

 

Traduction Kahem pour

Les Grosses Orchades


*

Oui. Bon. Nous sommes en retard pour répercuter. Battons notre coulpe d'inefficaces de compétition ! Pour suivre leurs activités sans les carabiniers, c'est ici :

http://www.codepinkalert.org/article.php?list=type&type=3

 

 

*

Quelques autres marques d’opposition US en images


12.  impeachobama - Kucinich.jpg

En mars 2011 déjà, à propos de l'attaque de la Libye, Dennis Kucinich, sénateur de l'Ohio et seul membre du Congrès qu'Israël n'ait pu acheter avait réclamé la destitution du président.

 

11. Obama - all options - latuff 450514.jpg

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15. obama-warmonger-nazi.jpg

16. obama_evil_war_nobel_peace_warmonger.jpg

17. kill_all_god_sort1.jpg

18. obama_hypocrite.jpg

19. Obama-as-warmonger anunews net.jpg

 American Buddhist Journal

 

22. obama-sucking-the-life-out-of-the-constitution-275x300.jpg

23. bama-warmonger-cropd-300x180.jpg

24. Obama - cockburn-1242742349876545001.jpg

25. obama-war-monger.jpg

26. obama-nuclear threat poster_big.jpg

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28. alice au pays de la guerre - mad tea party_700.jpg

Alice à la Tea Party des va-t-en guerre...

29. Hillary-Calls-For-War-Against-Iran-While-Laughing-About-It.jpg

... qui n'y avait pas vu la Reine Rouge

 

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Même les Suisses ! (Dessin de Chappatte pour Le Temps)

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Les Brésiliens en 2010

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Les mêmes en 2012, car rien n'a changé.

 

OUPS ! On avait dit pas de bombinette... Oh, et puis tant pis après tout:


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It's a (nuclear) duck !


 

*

Manifestations spontanées en Turquie contre la guerre avec la Syrie

 

principalement à Istanbul, mais aussi à Izmir (c'est Smyrne, non?), Mersin, Eskişehir et d'autres villes turques. « Plusieurs centaines de manifestants », annonce la bouche en coeur la spikerine d'AFP. Autant dire quelques zozos pathétiques... Ah, que deviendrait-on si on ne les avait pas pour nous informer ? Les jamais contents iront quand même jeter un oeil sur Dazibaoueb :

 

Istanbul : des milliers de manifestants contre la guerre avec la Syrie

 

L'armée turque vient à peine de marteler les positions de l'armée syrienne proches de la frontière que les forces politiques et sociales opposées à l'aventurisme militaire de M. Erdogan sont descendues avant-hier (4 octobre, NDLR) dans les rues d'Istanbul pour manifester leur opposition à la guerre à la Syrie. Le rassemblement avait commencé par agréger le matin des dizaines de personnes près du Parlement à Ankara. Un rassemblement qui a grossi à vue d’œil.

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33. manifestation-anti-guerre-istanbul1.jpg

 

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Mais à quoi pensent-ils ces Zuniens et ces Turcs ?

 

Nous sommes allés voir chez le Canard Enchaîné, feuille fondée pendant et contre la Première Guerre Mondiale par le farouche anti-militariste Maurice Maréchal, et réputée politiquement indépendante car ne vivant que de ses ventes : rien. nada de nada. Tous à la Tea Party d'Alice ! La liberté de la presse, effectivement, s'use quand on ne s'en sert pas.

Chez Charlie-Hebdo alors ? Ren de ren. Tous à la chasse au rouge-brun avec soeur Ornella et les copains d'Avaaz.

De ce côté-ci du Quiévrain ? Rien vu, mais nous achetons peu les gazettes. Vous avez des tuyaux, vous ?

 

*

Un moment d'entr'acte pour respirer. Et pour déballer un petit cadeau d'anniversaire à Vladimir Poutine, d'un qui n'a même pas voté pour lui.

 

Israël Shamir revient sur les Pussy Riot :


Les Pussies Riot contre Poutine: une action concertée de Londres jusqu'à Moscou

par Israël Adam Shamir

Le Morning Star www.morningstaronline.co.uk ayant voulu republier l'article de Shamir sur les Pussy Riots, "mégères non apprivoisées" s'est vu vivement sommé de retirer l'article, et s'est exécuté illico. Shamir ne voit là rien d'étonnant, et il explique ce qui s'est passé.

Voici le paragraphe qui n'a pas plu du tout à certains :

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Mais il revient aussi sur Pol Pot... et pendant qu'il y est, sur Staline, sur Lénine, sur Mao et sur Robespierre. Que dis-je ? Il revient même sur Godard ! On ne sait pas ce qu'en pense Vladimir Poutine, mais nous, on aime. Leçons de politique à la Shamir.

 

Pol Pot revu et corrigé

par Israel Shamir

En ce moment, à la saison des moussons, le Cambodge est verdoyant, frais et paisible. les rizières au flanc des collines basses sont inondées, les forêts qui abritent de vieux temples sont impénétrables, la mer violente repousse les nageurs. C'est bien agréable pour revisiter ce modeste pays: le Cambodge n'est pas surpeuplé, et les Cambodgiens ne sont pas des gens âpres au gain, ils sont apaisés. Ils pêchent la crevette, le calamar, tout ce qu'offre la mer, et Ils cultivent du riz sans herbicides, repiqué et récolté à la main. Ils en produisent assez pour eux-mêmes, et en exportent aussi; bref, ce n'est pas le paradis, mais le pays s'en sort.

Lire la suite...

 

 *

Nous avions, ici, regretté la démission de René Balme et le sabordage d'Oulala.

Une nouvelle qui nous a fait drôlement plaisir : Oulala revient.

Et de Oulala.net devient Oulala.info. René Balme vous explique :

 

Oulala, le retour !

7 OCTOBRE 2012 À 11 H 28 MIN /

On vous l’avait annoncé. Un retour triomphant, amusant, décalé, offensif… Et prière d’éviter de nous les briser menu. On a autre chose à faire chez Oulala que de lire les rengaines d’Ornélla Guyet et de celles et ceux qui lui indiquent le chemin à défaut de lui tenir la plume ou le clavier.

Lire, regarder, écouter la suite...


 *


Enfin votre servante avait quelque chose à dire à quelqu'un. Sur la guerre aussi, sans quoi ce serait outrecuidant.

 

Lettre à Ariane WALTER


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Chère Ariane,

que je ne connais pas

et qui ne me connaissez pas non plus,

Je vous lis depuis quelque temps avec bien du plaisir, mais vous me faites peur. Je vous vois vous avancer en gambadant sur votre fil au-dessus du vide et je me dis, mondieu mais elle va se casser la figure !

Certes, vous êtes majeure et vaccinée, ce que vous faites de votre vie vous regarde. Cependant... quand on écrit dans les gazettes (ou sur Internet, c'est pareil), cela vous colle des responsabilités. En particulier à l'égard des gens très jeunes que des malintentionnés ont savamment désarmés, avant de les jeter dans une marmite infâme d'oppression, d'injustices et de tromperies de toutes sortes. Quand on se respecte à peu près, on leur doit la vérité. Qui ne coûte rien qu'un peu de lucidité, de courage et de générosité. De courage, vous ne manquez pas, de générosité, vous débordez. Pour la lucidité, c'est autre chose.

 Vous avez pris feu en mars dernier pour « la Révolution à portée de  main » et vous tentez de communiquer à vos compatriotes votre enthousiasme, qui est rafraîchissant, votre énergie, qui est impressionnante, et vos certitudes. Vous le faites au nom de Robespierre et de Mélenchon. Il n'y a pas de mal à aimer les gens, et tout personnage un peu populaire, surtout en politique, a ses cheer leaders. Robespierre aussi en son temps a eu les siens. Mais la ressemblance entre vos deux grands hommes s'arrête là. M. Mélenchon, certes, se réclame de l'Incorruptible, mais il ne va pas jusqu'à l'imiter. Or, un homme, voyez-vous, n'est pas ce qu'il dit qu'il est ; il est ce qu'il fait.

Que fait M. Mélenchon ? Il parle bien et il prend, verbalement, un certain nombre de positions politiques, sur toutes sortes de sujets, dont la guerre, qui nous occupe aujourd'hui, justement, sur Les Grosses Orchades. C'est la raison de cette bafouille.

M. Mélenchon a reçu des dieux (ou du diable) le don d'éloquence. Il possède le secret dangereux de galvaniser les foules. Hitler aussi l'avait. Et Mussolini. Et Juan Peron. Pour n'en citer que trois. Tous socialistes. Et Robespierre, donc ! Il faut dire que le dernier quart du XVIIIe siècle fut faste en orateurs. Il suffit de les lire, quels qu'aient été leurs camps. Tous orateurs-nés, et en outre, maniant tous la même rhétorique. Mais entre eux, quand même, une différence nette : il y avait ceux qui parlaient pour se faire comprendre et ceux qui parlaient pour, surtout, n'être pas compris, sous peine de se faire écharper séance tenante. C'est, je le crains, à cette catégorie qu'appartient M. Mélenchon. Le fameux discours du 18 mars, que vous avez retranscrit avec tant de dévotion, est le discours d'un parfait démagogue occupé à ratisser large. Il faut être bien jeune, bien naïf ou bien neuf en politique pour ne pas s'en apercevoir.

Un démagogue est quelqu'un qui dit aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre, qui chauffe à blanc leurs fantasmes et qui les saoûle de lendemains qui ne peuvent que chanter, au lieu de leur dire la vérité. Qu'il leur doit. On ne ment pas au peuple. Ni par stratégie ni pour aucune autre raison. « Seule la vérité est révolutionnaire. »

Tout ce que préconise M. Mélenchon – qu'il va jusqu'à promettre – il ne pourra le réaliser ou le pérenniser dans le cas de ce qui a été fait par d'autres, et il le sait. Donc il ment. Il ment aussi par omission, se gardant bien d'annoncer en même temps la couleur de ses prises de positions en politique extérieure. Et là , il y a carrément comme un crime. Croyez-vous qu'on puisse passer là-dessus au nom du reste ? Croyez-vous que la politique intérieure et la politique extérieure ne soient pas indissociables, attachées serré comme des siamoises ? La République est Une et Indivisible . La Révolution ne se morcelle pas. La morale publique moins encore.

Dans sa biographie de Robespierre, Gérard Walter (un aïeul à vous?) a écrit ceci :

« Mais, chose qui pèsera d'une honte éternelle sur la mémoire des législateurs montagnards de 1793, aucun des cinq articles de Robespierre qui avaient proclamé la solidarité internationale des peuples de la terre n'a été jugé digne de figurer dans leurs Déclaration des droits de l'homme. »

Ils ne sont pas cinq, ils sont quatre, et bien suffisants. Les voilà :

Article 35 – Les hommes de tous les pays sont frères, et les différents peuples doivent s'entraider selon leur pouvoir comme les citoyens du même état.

Article 36 – Celui qui opprime une seule nation se déclare l'ennemi de toutes.

Article 37 – Ceux qui font la guerre à un peuple pour arrêter les progrès de la liberté et anéantir les droits de l'homme, doivent être poursuivis par tous, non comme des ennemis ordinaires, mais comme des assassins et comme des brigands rebelles.

Article 38 – Les rois, les aristocrates, les tyrans, quels qu'ils soient, sont des esclaves révoltés contre le souverain de la terre qui est le genre humain, et contre le législateur de l'univers qui est la nature.

En s'alignant sur le PS, c'est-à-dire sur l'OTAN, c'est-à-dire sur des assassins et des brigands rebelles, en Libye, puis en Syrie, en soutenant les provocatrices à gages Pussy Riots, Jean-Luc Mélenchon piétine ces principes, il les bafoue, il se conduit comme un complice des Coalisés de 93, comme un traître à la République. C'est ce qu'on pourrait appeler le syndrome d'Anacharsis Cloots, vous savez, ce banquier prussien élu représentant du peuple français, qui écrivait de si belles choses, en rajoutant toujours sur tout le monde en gauchisme pur et dur, et toujours s'alignant sur la pire des réactions dès qu'il fallait passer aux actes.

Ariane, c'est si sérieux que c'est rédhibitoire. Je ne vous écris pas tout ça pour le plaisir de vous chagriner ou de dénigrer M. Mélenchon. Il n'est pas le seul de sa sorte et nous n'avons pas eu depuis cent ans, en Europe de l'Ouest, un seul homme politique qui fût révolutionnaire. Ni au PS, ni au PC ni ailleurs. Votre pays a eu deux hommes politiques de qualité depuis la mort de Jaurès : Pierre Mendès-France et Coluche. Le premier, qui n'était pas un révolutionnaire a fait de la politique avec rigueur et probité. Le second n'était même pas du « métier », c'était un comique. Mais ce que cet homme sorti du peuple a enseigné par le rire était terriblement sérieux. Il y a des chances qu'il en soit mort. Le peuple a feint de croire qu'on voulait seulement l'amuser, parce qu'il n'avait pas envie de faire ce qui, logiquement, devenait de son ressort. Par paresse ? Égoïsme? Indifférence ? Veulerie ? Parce qu'il avait, si peu que ce soit, quelque chose à perdre ? Un peu de tout cela, mais il ne pourra jamais dire qu'on l'a égaré, qu'il ne savait pas, même après avoir entendu, et cru, M. Mélenchon. Il aurait su bien avant s'il avait voulu, et si M. Mélenchon réussit à l'égarer, ce sera sa propre faute.

En fait de héros, nous n'avons eu, en Europe, et depuis très très très longtemps, que la bande à Baader et les gens d'Action Directe, lesquels ont certes commis quelques actes réprouvés par le Décalogue (mais veut-on des révolutions sans révolution ?). Ils ont payé et paient encore pour les plus chanceux d'un prix exorbitant leur altruisme et leur héroïsme, dans l'indifférence opiniâtre, massive et générale de soixante millions de personnes rien que dans l'Hexagone. Je ne dis rien de Georges Ibrahim Abdallah (c'est qui ?), mais enfin, si M. Mélenchon avait eu en lui la moitié du quart de ce que vous en espérez, il y a longtemps qu'il aurait retroussé ses manches pour essayer de les sortir des geôles ou au moins gueuler au charron. Danielle Mitterrand l'a fait, toute seule et sans pouvoir, donc sans résultat... pour les héros de l'étranger lointain, pas pour les nôtres, mais ce n'est pas à elle qu'il faut le reprocher.

Il y a des années, j'ai failli espérer, moi aussi, en M. Mélenchon, me disant mais quand donc va-t-il sortir du PS, il attend qu'il soit trop tard ou quoi ? Eh bien, voilà, il a fini par en sortir, mais en fait il y est toujours. Il en est toujours. Il a, comme d'autres, des sortes de circonstances atténuantes, si on peut parler ainsi quand on n'a le droit de juger personne. C'est que quiconque appartient à une grande formation ou à une formation tout court y trouve les moyens de faire carrière : une structure, une bureaucratie, un soutien logistique, une caisse de résonance. Ce qu'il dit est entendu d'un grand nombre, à condition qu'il dise non pas ce qu'il pense mais ce qui est jugé bon pour la formation. S'il veut secouer le joug et en sortir, il le peut, au prix de n'être plus rien du jour au lendemain, car personne ne l'entendra : plus de plate-forme, plus de porte-voix, plus de relais dans tous les media. Au contraire, la formation s'arrangera pour que son discours hérétique soit étouffé. Seule une forte assise populaire pourrait le porter jusqu'à un point de quelconque utilité. C'est ce qu'ont trouvé dans leurs peuples, les Castro, les Chavez, les Moralès, les Correa. C'est ce qu'aucun Européen n'a trouvé jusqu'ici sauf Vladimir Poutine. Les hommes comme Jean-Luc Mélenchon se décarcassent donc à faire retomber, faute de mieux, sur leurs peuples-clients, les miettes des rapines opérées sur d'autres peuples, miettes qui déshonorent ceux qui les reçoivent et leur servent, bien sûr, de chaînes. On ne fait pas des révolutions avec des gens qui ont quelque chose à perdre, moins encore avec des consommateurs. D'où les prises de positions indéfendables de ce qui n'est pas une classe mais du personnel politique, contre l'Irak, l'Afghanistan, la Libye et maintenant contre la Syrie, pour ne rien dire de la Palestine et de tant de pays d'Afrique, contre tous les damnés de la terre à l'écrasement perpétuel de qui nous devons nos machines à laver.

Chère Ariane, quand vous vous apercevrez que vous avez été flouée, s'il vous plaît n’allez pas vous pendre, ne cédez pas non plus au cynisme ou au nihilisme, et surtout ne jetez pas Robespierre avec l'eau sale du bain de « la gôche ». Robespierre, ce n'est pas du tout pareil. Là, l'exemple est frais comme un oeuf du jour. Indestructible. Intangible. Incorruptible. Inaliénable. Intact. Du roc. Vous pouvez danser dessus.

Catherine

 

Articles d'Ariane WALTER :

Sur Le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/petain-de-hollande.html

http://www.legrandsoir.info/victoire-de-chavez.html

http://www.legrandsoir.info/le-non-de-gaby-charroux-fdg-a...

http://www.legrandsoir.info/chaos-dans-la-nuit-de-madrid....

http://www.legrandsoir.info/sodimedical-n-avait-pas-les-s...

http://www.legrandsoir.info/dans-les-cris-du-volcan-disco...bastille.htm

http://www.legrandsoir.info/socialistes-on-vous-hait.html

Sur Agoravox

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-union-euro...

(Là, elle m'a ôté les Ha ! Ha ! de la bouche.)

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/trierweiler-...

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tscg-requiem...

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/peuples-d-eu...

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/melenchon-au...


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 37. LIVRES - M. AYMÉ.gif



 





LIVRES

 

 

Notre livre d'aujourd'hui, vous aurez du mal à le trouver chez les marchands de papier, et même chez les vrais libraires, voire chez les bouquinistes. Rien à voir avec l'actualité commerciale, mais d'actualité sans aucun doute.

 

38. Aymé - Du côté de chez Marianne 9782070717354.jpg



Marcel AYMÉ

DU CÔTÉ DE CHEZ MARIANNE

Paris, Gallimard, 1989

 


De quoi s'agit-il ? D'un recueil d'articles des années 30. Plus précisément des années 1933 à 1937, celles de l'irrésistée montée du nazisme. 

En bref, les éditions Gallimard, pour concurrencer les deux grandes revues politico-littéraires de l'époque, Gringoire et Candide, qui étaient de droite, ont eu l'idée d'en fonder une, plus ou moins de gauche : Marianne. Elles en ont confié la rédaction en chef à Emmanuel Berl, qui avait fréquenté Louis Aragon, les surréalistes et quelques autres – Drieu la Rochelle par exemple – et qui a eu l'idée de confier une rubrique à Marcel Aymé, dont il avait fort apprécié La jument verte.

Du 22 mars 1933 au 12 mai 1937, Marcel Aymé allait donc publier, dans Marianne, des articles de 2 à 3 pages, sur des sujets d'actualité. Il s'y révèle non seulement ce qu'on savait qu'il est, un des plus grands auteurs du XXe siècle, mais également moraliste, et prophète. 

Les deux que nous vous offrons ici traitent, l'un, de la nature du communisme, ou si on veut, des buts réels de la gauche en général, l'autre, de la guerre. Le premier a été écrit au lendemain de l'assassinat du roi de Yougoslavie et du ministre Barthou à Marseille. Le second est une réponse à ses amis de gauche, qui lui reprochaient d'avoir signé une pétition de droite, contre une entrée en guerre de la France... en Abyssinie (pour y combattre Mussolini), alors que Mussolini faisait la guerre à l'Espagne – autant dire à leurs portes - sans que personne à gauche ou à droite songe à l'aller combattre (à l'exception des brigades internationales bien sûr, et, par la plume, François Mauriac et Bernanos).

Quand on vous dit que c'est d'actualité.

 

CHIENS ÉCRASÉS

Marcel AYMÉ

                                                                      

17 octobre 1934

Le jour de la tuerie de Marseille (1), vingt-neuf mineurs ont péri au fond d’une mine de pyrite, à Saint-Pierre-la-Palud. Ils n’ont pas eu de chance, leur mort n’a pas fait grand bruit. Bloqués au fond d’une galerie en feu, à cent soixante-dix mètres de profondeur, ils ont souffert pour mourir. Trois compagnons de travail, descendus dans la mine pour leur porter secours, sont morts aussi. Les femmes attendaient à l’entrée du puits, soutenues par l’espoir d’embrasser les cadavres. Tout ça n’a pas fait grand bruit. L’assassinat d’un souverain et d’un ministre a soulevé une vive émotion parce qu’on ne l’attendait pas et qu’on ne le voulait pas. Mais la mort d’une poignée de mineurs, on s’y attend à chaque instant, et l’on y consent bien volontiers. Elle ne révolte personne, peut-être même pas les familles des victimes. Hier à Cognac, aujourd’hui à Saint-Pierre-la-Palud, demain dans la Ruhr ou en Angleterre, c’est une aventure banale dont nous sommes tous complices, sur laquelle nous fermons les yeux avec complaisance. Il faut bien qu’il en soit ainsi, puisqu’il existe des mines et qu’on n’envisage pas de les supprimer. Il paraît que c’est une nécessité qu’il convient d’accepter avec tous les risques de mort qu’elle comporte. Les journaux les plus avancés, ceux qui travaillent de bonne foi à améliorer les conditions des ouvriers, parlent souvent de la sécurité des mineurs et réclament d’utiles précautions. Mais à L’Humanité ou au Populaire,pas plus que dans les conseils d’administration des trusts miniers, il n’est question d’abandonner l’exploitation des mines. Pourtant, un abandon progressif n’a rien d’utopique, au moins pour les mines de charbon où les catastrophes sont les plus fréquentes. Il ne manque pas d’autres sources d’énergie pour y suppléer. Ce serait sans doute une commodité de moins pour l’industrie, un clavier bloqué pour les gammes du travail en série, et c’est assez pour que les amis déclarés du prolétariat se défendent d’y songer. Car la grande affaire n’est pas l’homme, mais l’industrie. Autrement, quel besoin y aurait-il de faire descendre des êtres dans des trous pour y crever ou y mener une existence de taupe ? L’existence de milliers d’années pendant lesquelles on se passa de charbon prouve que le bonheur de l’humanité n’y est pas attaché et qu’on peut très bien vivre sans ça.

Les amis du progrès social sont des artistes qui se plaisent à jouer la difficulté, mais ce ne sont pas des révolutionnaires. Ils savent que l’industrie a fait surgir un prolétariat, qu’il n’y aurait pas de mineurs sans mines, mais ils n’ont en tête que de perfectionner l’industrie et améliorer les puits de mine. Ils ne sont révolutionnaires qu’en apparence. Leur rêve le plus cher est de conserver, de mettre de l’ordre dans un monde baroque, né des appétits du capitalisme. Tous leurs efforts d’imagination ne peuvent les transporter en dehors de ce monde sordide, sale de suie et de charbon, où la perfection  ne devra rien au caprice, à l’humeur de l’homme. Ils renoncent à Satan, mais non pas à ses pompes et à ses œuvres. Ils ne veulent la mort du bourgeois que pour s’emparer de son chapeau melon. Révolutionnaires pour faire peur, qui entendent ne rien révolutionner. Étant donné un bourbier, le problème consiste pour eux à s’en accommoder ; étant donné un puits de mine, à y faire mourir le moins d’hommes possible. C’est sûrement bien mieux que rien. Ce n’est même pas mal, et l’on aurait mauvaise grâce à se plaindre. On ne peut leur demander de dire : « J'efface tout et je recommence », qui serait autant dire comme : « Revenons en arrière. » On ne peut pas aller contre une certaine façon de parler. Aussi bien, que deviendrait ce rêve de cabinet, cette glorieuse et reposante conception du progrès à sens unique ? Aujourd’hui, l’on s’accorde encore à penser que la mort de trente-deux mineurs est presque une catastrophe. Peut-être même y a-t-il des personnes sensibles qui en souffrent, des administrateurs rongés par le remords. Quand l’industrie sera parvenue au plus haut degré de la perfection et que les puits seront aménagés aussi bien qu’ils peuvent l’être, il n’y aura plus de catastrophe ; la mort de trente-deux mineurs sera un phénomène régulier, prévu par les normes et les minima, le sacrifice rituel qui apaisera les exigences de la statistique.

Les enfants et les veuves des victimes de Saint-Pierre-la-Palud sont moins malheureux qu’il ne semble : ils ont encore le droit de pleurer sans être ridicules.

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(1)  Alexandre Ier de Yougoslavie fut assassiné à Marseille le 9 octobre 1934 par des terroristes croates. Le ministre français Barthou, qui l’accompagnait, périt également dans l’attentat.


Ce que Marcel Aymé avait compris des communistes, et qu'il ne leur reproche même pas, c'est l'imposture de s'être fait passer pour des révolutionnaires, ce qu'ils n'ont jamais ambitionné d'être, mais qu'ils ont laissé croire, à leurs adhérents d'abord, pour en avoir, aux ennemis de classe ensuite, lesquels ne les ont jamais crus mais ont très bien fait semblant, d'où la Guerre Froide à sens unique, la Perestroika et tout le reste. Trop tard pour pleurer.




   UNE SIGNATURE(1)

Marcel AYMÉ


16 octobre 1935

Je suis un renégat, un écrivain en saindoux, un porte-plume à tout faire. Au lieu de prendre du galon parmi les intellectuels de gauche en réclamant des sanctions contre l'Italie, j'ai signé un manifeste de droite, et même d'extrême-droite, qui s'insurgeait contre des mesures propres à nous entraîner, de l'aveu de leurs plus zélés partisans, dans une guerre de droit. Entre la paix européenne et une guerre sanglante à la guerre, j'ai choisi sans hésiter. C'est ma conviction qu'il faut être un fou de l'espèce furieuse pour vouloir s'embringuer, quels que soient ls torts de l'Italie, dans une guerre de principes. Je suis stupéfait de l'empressement des intellectuels de gauche à donner leur accord aux lords de l'Amirauté, nous signifiant, par la voie hiérarchique dont ils disposent (et disposent absolument), d'avoir à mettre sac au dos. Voilà, en gros, ce qui m'a conduit à signer un manifeste dont tous les termes ne me conviennent pas, il s'en faut, mais qui renferme l'essentiel : pas de guerre. Certes, j'aurais souhaité, pour une manifestation de ce genre, me trouver en autre compagnie que celle d'archevêques et d'académiciens. C'est un monde avec lequel je ne suis pas précisément familiarisé, et je me sens quelque peu gêné par le voisinage de cette vieillesse dorée. Tant pis. Si j'avais eu le choix, j'aurais pu ménager ma coquetterie à cet égard, mais j'ai vainement attendu une résolution des écrivains de gauche en faveur de la paix. Un Jules Romains(2), par exemple, semblait tout désigné pour prendre l'initiative d'une pareille tâche. Nombre d'intellectuels de gauche, qui craindraient de passer pour des suppôts de la réaction en donnant, comme moi, leur signature à un manifeste de droite, sont tout prêts à bêler pour la bonne cause sous la conduite d'un berger bon teint. Pour ma part, j'en connais plus d'un. Mais Jules Romains entend que les hommes de bonne volonté fassent leurs preuves jusqu'au sang. C'est très regrettable.

Depuis un an, des intellectuels français mettent toute leur fierté à être des gens disciplinés et briguent des bons points pour l'exactitude à l'obéissance. De plus en plus, les chefs d'école font place aux chefs de section et, bientôt, on connaîtra un bon écrivain à sa science du pas cadencé. Déjà, il paraît qu'on ne peut plus, quand on a donné ses sympathies à une idée, s'en désolidariser sur un seul point sans la rejeter tout entière.

Le jour où ma signature a paru sous le manifeste en question, j'ai senti peser sur moi la réprobation de mes confrères de gauche. Il était clair qu'à leurs yeux, je m'étais déshonoré. Ceux-là mêmes qui entraient dans mes raisons secouaient la tête avec accablement pour me signifier qu'on ne collabore pas avec un réactionnaire, quand même il s'agit de sauver un noyé. Dans la rue, j'ai rencontré un groupe d'écrivains « sanctionnistes » et jusqu'au-boutistes qui marchaient comme dans des bottes. L'un d'eux m'a arrêté en me demandant s'il était vrai que j'eusse signé « cette saloperie » ? J'ai essayé de lui expliquer ma détermination, mais sans réussir à me faire entendre. J'étais vaincu d'avance. On voyait bien qu mon âme ne chantait pas dans les clairons d'airain. J'en arrivais à me demander si mon interpellateur n'était pas dans le vrai, et à penser qu'après tout, le sang des soldats français n'était peut-être que du pissat de cheval en comparaison du noble sang abyssin. J'ai eu la tentation de faire amende honorable et de crier « force à la loi ! » avec cette exaltation girondine qui va si bien au cheveu et qui mouille d'une adorable rosée les yeux des jeunes femmes sensibles.

Le lendemain, j'apprenais une grande nouvelle : la C.G.T. du Mexique exigeait des sanctions contre l'Italie. Et, ma foi, on ne pouvait dire qu'en cette affaire, son désintéressement fût profond.


P.S. Le jour où l'Allemagne envahira Memel(3), je signerai le manifeste de gauche pour la non-intervention.

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(1) Cet article fut précédé d'un chapeau dû à la rédaction de Marianne ainsi rédigé : « Marcel Aymé a accordé sa signature à un manifeste que Marianne réprouve de toutes ses forces – les protestations que ce geste a provoquées autour de Marcel Aymé incitent celui-ci à expliquer son attitude. »

(2) Dont Les Hommes de bonne volonté étaient en cours de publication (1932 à 1947).

(3) Port de la Baltique, actuellement soviétique sous le nom de Klaipeda.



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GAZETTES

 

 BELGIKISTAN ÜBER ALLES

 

39. Votez Sugus 79960785_p.jpg

Ce 14 octobre, on vote en Belgique

Le trimestriel El Batia Moûrt Soû (« Le Bateau Ivre ») qui mouille du côté de La Louvière, dans le Hainaut, sort son numéro 68, spécial « c’est pourquoi au juste qu’on vote ». En vente chez les marchands de journaux au prix de 2 Euros.

Achtung ! Les AMP (Agences et Messageries de la Presse) lui donnent une avant-dernière chance avec une distribution de 3000 exemplaires sur toute la Belgique  (on le trouve aussi dans le Nord de la France), mais pour maintenir cette diffusion, il faut que vous leur en achetiez au moins 1500 exemplaires, sinon bernique.

Ce n° de 20 pages dont 12 en couleurs contient de nombreux dessins entre autres de Giemsi, Sergio, Flavien, Decressac, Lisette Delooz... et textes de Noël Godin, Florian Houdart, la Bruxellôse, le Galopin d’André Stas, Théophile de Giraud, Henin Liétart, Serge Deruette, Olivier Doiseau, Dr Litchic ... « Au Cabaret des Âmes », la chanteuse rare Fanchon Daemers tient chronique de chansons populaires et autres : c’est délectable et savant.

Soutenez Le Bateau Ivre en vous jetant dessus. Faites-en cadeau à vos amis (et à vos ennemis, ne soyez pas sectaires).

 

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Mis en ligne avec la célérité de rigueur

du 7 au 14 octobre 2012, par Catherine L.





 

06/12/2009

Nous avons mis longtemps...

 

bateau 16e s.

 

Nous avons mis longtemps à larguer les amarres, et les « marins d’eau douce ! » de notre entourage auraient pu continuer encore un peu à se moquer de nous, car les moqueurs ne sont pas webmasters, surtout bénévoles, et nous pédalions toujours autant dans la semoule, qui n’est pas eau de mer, étant pour notre part, ès matières informatiques, de peu doués autodidactes... Mais l’actualité, cette sous-maîtresse à fouet, nous fait enfin sortir du bois, c’est-à-dire du port.

Rappelons, avant de hisser la voile, que notre escadre entend surtout naviguer dans les eaux de la littérature, mais que rien ne vaut une exception pour commencer.

Or, l’actualité, telle les chevaux de Platon – oui, la métaphore devient équine pour l’occasion – a l’air en ce moment de tirer à hue et à dia, dans deux directions en apparence incompatibles. Voyons si nous pourrons, tout marins que nous sommes, nous improviser cochers sans finir comme Œnomaos.

Cheval noir :

Il y aura bientôt un an que des fous furieux, sadiques autant que suicidaires, ont fait pleuvoior sur une population, martyrisée déjà de toutes les façons possibles, un déluge de fer et de feu, le feu étant d’une espèce nouvelle, expérimentale, appelée « phosphore blanc ». Car, en effet, c’est la mode aujourd’hui de faire de la vivisection sur humains autant que sur animaux et de tester les jouets de mort nouveaux in vivo. « Opération plomb durçi », admirions au passage la poésie et la spiritualité des intitulés de massacres.

Les plaies ne sont pas encore pansées – le seront-elles jamais ? – et déjà les monstres malades qui nous servent de contemporains y reviennent, sûrs de la complicité active de ceux que nous avons élus (du moins ceux d’entre nous qui votent...) et que, en tout état de cause, nous laissons faire, comme si nous n’étions pas capables de les empêcher de nuire. Honte sur nous, qui payons des impôts à des meurtrtiers en masses.

Il existe, de l’autre côté de l’Atlantique (et dire que ce passage Nord-Ouest a tant fait rêver nos ancêtres ! ) des personnes du genre féminin qui n’aiment pas les guerres. Elles s’opposent donc à toutes, sans discrimination, avec les moyens dont elles disposent, qu’elles veulent pacifiques. Elles se sont donné le nom de « Codepink ».

Codepink a décidé de s’en aller, pour le premier anniversaire du massacre, réclamer la levée du siège qui fait, depuis trois ans, d’une population coincée dans une trappe électrocutante, autant de petits rats du Pr. Laborit.

Codepink a donc appelé tous ceux que le meurtre récréatif intolère à marcher, le 31 décembre, de la frontière égyptienne à celle de Gaza – un long mile – sous la conduite des quatre rois mages – oui, pour la circonstance, ils seront quatre, dont deux noirs - :MM. Nelson MANDELA et Jimmy CARTER, MMgrs. Desmond TUTU et Jacques GAILLOT, « évêque de nulle part », c’est-à-dire, pour nous, de partout. (Ah, les délicieux silences de l’Église, quand on tue !)

Il eût fallu qu’un million au moins réponde présent. On en sera loin, pour des tas de mauvaises raisons et une hélas péremptoire : le voyage coûte cher. Qu’ils soient mille ou deux mille à sauver l’honneur de notre lamentable espèce, il faut qu’ils soient soutenus, moralement et financièrement, de toutes les manières possibles. Ce qui revient à dire que ceux qui n’y seront pas n’ont aucune excuse pour ne pas au moins envoyer, aux marcheurs, un viatique à porter aux assiégés.

Rappelons que ceux-ci manquent de tout, y compris d’eau sucrée pour nourrir les bébés, que les malades et les blessés, interdits d’évacuation, sont également interdits de soins, de nourriture, d’abris pour l’hiver ; que les enfants sont interdits d’école, les adolescents d’études ; qu’on tire les petites filles à bout portant dans les rues et qu’on encule les petits garçons emprisonnés comme terroristes ; enfin, qu’on leur prélève des organes vitaux quand ils ont fini de servir autrement. Jamais une espèce animale n’est allée aussi implacablement loin dans la barbarie (les sionistes) ni dans l’aveulissement (nous tous). En fait, aucune espèce animale, hormis l’humaine.

Nos 5, 10 ou 20 € envoyés aux marcheurs pour tenter de soulager les Gazaouis doivent-ils nous dédouaner auprès de tous les autres qui meurent en foules – mais un par un – dans tant de coins du monde, et toujours parce que nous y avons consenti ? Certainement pas ! Mais Gaza est le noeud gordien qu’il faut à tout prix dénouer avant de pouvoir pousser plus avant nos « droits et devoirs » d’égalité.

Envoyez votre obole et vos messages de soutien à :

CAPJPO EuroPalestine <http://www.europalestine.com>
Tél : 06 43 05 97 94  - ou - 06 46 83 03 55
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ou à la

Librairie Résistances   <http://www.librairie-resistances.com>
4, Villa Compoint
75017 Paris
M° Guy Môquet (ou Brochant)
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Cheval blanc :

Barak, la jument du Prophète, n’a pas pour habitude d’être attelée, encore moins de l’être avec un furieux congénère. Il va nous falloir bien du doigté pour les amener à galoper de concert dans le droit chemin, sans blesser la bouche ni à l’une ni à l’autre, et sans verser. Essayons.

Or donc, une récente « votation » suisse vient de faire l’effet d’un vigoureux coup de pied dans une fourmilière. C’est à qui piaillera le plus au choc et à la honte, à commencer par ceux qui l’ont depuis longtemps bue (la presse kapo par exemple, et les poupées de ventriloque politiques sans exception vendues au premier offrant puis aux suivants).

Comment faire pour partager avec tous ceux que l’événement concerne un peu de poudre de raison ?

Ils sont très nombreux, ceux que l’événement concerne ! Car il y a, bien entendu, d’abord les Suisses, auxquels trop d’Européens s’identifient pour qu’on les évacue d’un haussement d’épaules ; il y a les populations immigrées, celles de Suisse mais aussi celles des autres pays du continent ; il y a enfin les Européens non-suisses, bâtés du calamiteux Traité de Lisbonne... Immigrés veut dire exilés. De toutes sortes de pays mais sans doute majoritairement de pays où la confession musulmane est plus ou moins religion d’État, même s’il y en a d’autres (chrétiens orthodoxes par exemple, juifs, non-croyants, etc.)

La seule particularité qui relie entre eux tous ces Européens nouveaux est leur condition d’exilés. Il n’y a pas d’exil qui ne soit amer. Quiconque a dû quitter son pays pour chercher subsistance ou sûreté ailleurs sait qu’il faut toujours au moins une génération, souvent deux, pour se faire accepter de ceux parmi lesquels on va devoir vivre. Ainsi, l’hostilité ambiante s’ajoute la plupart du temps à la douleur du déracinement. Rappelons-nous les vagues successives de Polonais, d’Italiens, d’Espagnols, de Portugais, qui furent d’abord non moins mal vus que les déplacés d’aujourd’hui, abusivement amalgamés sous l’étiquette « musulmans », voire « islamistes ».

Précisons, avant d’aller plus loin, qu’on appelle sur ce blog « musulmans » ceux qui confessent la foi musulmane, et « islamistes » ceux qui ont l’intention de faire de cette foi un instrument de prise de pouvoir.

Dans une Europe vouée à l’anéantissement par ses propres classes dominantes assistées de leurs laquais médiatiques, les populations renouent avec un sentiment oublié (assoupi ?) depuis un demi-siècle : la peur.

La peur assume beaucoup de formes... Peur de manquer, d’abord, et on manquera !... Peur diffuse d’une conflagration atomique qu’on redoute sans trop y croire, peut-être à tort... Peur d’être réduit en esclavage par une tyrannie inconnue, alors qu’on l’est déjà, si fort, par une tyrannie non reconnue... Le résultat est un sentiment, au mieux, de défiance, au pire, de rejet haineux, envers ceux qui, selon la formule antédiluvienne consacrée, viennent  : « nous ôter le pain de la bouche ».

« Qu’ils rentrent chez eux ! » s’écrie l’infantile qui oublie qu’ « ils » viennent chez nous parce que « nous » sommes chez eux, occupés à piller leurs richesses, et qu’ils ne se résignent à en partir que parce que nous les en chassons. Qui ? Nous ? Oui, nous ! Ou ceux par qui nous nous sommes laissé mettre le mors et la bride, ce qui revient au même.

Bref, envahisseurs pacifiques et envahis, tout le monde est angoissé, tout le monde est malheureux. Les uns comme les autres sentent qu‘« on » ne veut plus d’eux, qu’« on » n’a plus besoin du travail de leurs mains ni de leurs cerveaux, et qu’ « on » ne va pas permettre qu’ils continuent à se nourrir s’ils ne rapportent plus rien. Il leur reste à comprendre qu’ « on » va tout faire pour les dresser les uns contre les autres afin qu’ils s’entretuent et que, si cela ne suffit pas, ou si la famine peine à en avoir raison, « on » organisera médicalement leur dépérissement, rapide ou prolongé. La situation de l’Europe sera bientôt, sur une plus grande échelle, celle de Gaza. Situation explosive. Un minaret virtuel vient de mettre le feu aux poudres. La mésaventure peut encore tourner à l’avantage des peuples et à la confusion des méchants, à condition que les petits cochons ne mangent pas ces peuples en route.

Qu’est-ce qu’un minaret de plus ou de moins sur 41.285 km2  de montagnes ? Pas grand-chose. En outre, c’est beaucoup moins laid qu’une enseigne de McDo, moins offensant à l’oeil et à l’amour-propre. (Combien de minarets McDo en Suisse ?) Pourtant, celui-ci entre tous a suscité un phénomène de rejet massif. Qu’importe que la manifestation de ce rejet ait été induite, voire organisée, par une faction d’extrême-droite. Elle est trop nette pour ne pas exprimer beaucoup plus que de l’hystérie fasciste ou des frilosités bourgeoises. Soyons sûrs que la votation suisse a exprimé au contraire le sentiment de la majorité des Européens, tout comme les votes français, irlandais et hollandais à l’encontre des traités de Maastricht et Lisbonne ont exprimé le refus d’une égale majorité d’Européens non consultés.

Essayons de comprendre, si nous avons l’ambition d’expliquer. Et posons deux questions que personne ne semble, dans ce concert d’indignations tous azimuts, avoir posées :

1) Qui a décidé qu’il fallait ériger un 4e minaret en Suisse, précisément maintenant ?

2) Dans quel but ?

Supposons que cette construction ait été projetée de longue date et qu’elle réponde, tout bêtement, à un besoin des fidèles musulmans de l’endroit.

Gouverner, c’est prévoir.

Dans l’état actuel des choses et des esprits, tout imam, tout évêque ou tout rabbin soucieux de la sérénité de ses ouailles aurait sagement différé une construction sans aucune nécessité vitale pour la foi. Il aurait fait passer l’essentiel avant le périférique. Ne fût-ce que parce que tant de gens sont dans la misère – même en Suisse –, il aurait prudemment réservé les fonds d’érection somptuaires à d’éventuelles urgences prioritaires. C’est la responsabilité et le devoir élémentaire de tout berger spirituel envers son troupeau. Ajoutons que c’est la responsabilité et le devoir élémentaire de tout élu politique envers ceux qui l’ont mandaté par leur vote, et que, là comme ailleurs, on est très loin de compte. Aux antipodes, pour tout dire.

QUI, sans avoir consulté les fidèles, a décidé d’élever un  minaret de plus et de le faire à un moment où la réaction qui tant fâche était absolument certaine ? (Foin des hypocrites qui feignent d’avoir été surpris !). DANS QUEL BUT ? ET OÙ, par les temps qui courent, A-T-IL TROUVE L’ARGENT ? Dans l’escarcelle des croyants chômeurs ? (Imaginez le prix d’un minaret envoyé aux Gazaouis, en équipement médical de première urgence ? ou au Hamas, en armement ?) Se pourrait-il que les citoyens de confession musulmane aient été manipulés, utilisés, par des gens pleins d’arrière-pensées qui, derrière eux, s’avancent masqués ?

La réponse qui vient à l’esprit de l’observateur même très modérément paranoïaque est : l’Arabie Saoudite. Elle vient à l’esprit et s’impose parce que tous les précédents y mènent. Mais l’Arabie Saoudite n’est pas qu’un état musulman - un des plus intolérants et racistes qui soient au monde -,  c’est aussi l’âme damnée d’un monstre à deux têtes appelé USRAEL (monstre à trois têtes, en fait, qui devrait s’appeler OTUSRAHELL, une des trois étant celle de l’Europe atlantiste à 27, 28, 29). L’Arabie Saoudite est leur exécuteur de basses oeuvres, ce qui n’exclut pas qu’elle roule aussi pour elle-même, c’est-à-dire pour la reconquête – complète cette fois - du continent européen, par sa conception personnelle de l’Islam : un Islam totalitaire et oppressif.

Quand nous disons Arabo-Saoudiens, nous ne parlons pas des Saoudiens lambda, aussi réduits en esclavage qu’on peut l’être, nous parlons de leur hautement illégitime classe (famille ?) dominante.

Pour nous résumer, nous avons le sentiment très net et incoercible que la volonté d’ériger un quatrième minaret en Suisse – pour ne rien dire du timing – relève d’une volonté politique, en aucune façon religieuse, dont le but ultime est de coloniser l’Europe, en instrumentalisant la foi des Européens musulmans.

Question corollaire : A QUI PROFITERAIT la colonisation du continent par une faction islamique extrémiste, dans la mesure où cette faction n’est elle-même qu’une marionnette dans les mains de ses maîtres USaméricains, Sionistes et UNeuropéens façon Lisbonne ?

Rien, ne saurait, s’ils le voulaient, empêcher les ventriloques de se débarrasser de leur poupée extrémiste où et quand cela leur siérait. Quid alors de nous tous, Européens d’origines et d’obédiences si variées ? Croit-on qu’il soit inconcevable de voir un jour la Shari’a nous être imposée par MM. Cheney, Bush, Blair, Brzezinski, Berlusconi, Olmert, Perez, Ashkenazi et consorts, revêtus de la djellaba et barbus ? C’est le pouvoir absolu qu’ils veulent, pas une mode capillaire ou une religion plutôt qu’une autre.

Grâces soient donc rendues aux Suisses qui viennent, peut-être sans le faire exprès, de tirer la sonnette d’alarme. Il nous appartient à tous – Européens de souche, si une telle chose existe, ou d’importation – de faire preuve d’une extrême vigilance POLITIQUE, dans le respect des convictions et des choix intimes de chacun, en ce compris les non-croyants, qui existent et qui s’incluent mordicus dans la notion d’égalité.

Nous ne sommes pas, pour notre compte, convaincus que « des terroristes musulmans » soient les auteurs de tous les attentats qu’on leur impute (Buenos Aires, Madrid, Londres, Casablanca, etc.) et nous estimons que les attentats-suicides, au Moyen Orient, sont l’expression d’un désespoir et d’une impuissance qui ne trouvent pas d’autre exutoire, la honte en revenant à ceux qui les y poussent en rendant leur existence si intolérable qu’on peut lui préférer la mort.

Mais nous voyons aussi que, dans certaines grandes villes occidentales, beaucoup de musulmans se sont fait recruter, embrigader, d’abord, probablement, à coups d’allocations évidemment bienvenues quand on n’a ni ressources ni travail, et ensuite par un endoctrinement plus ou moins forcé. C’est le début de la fascisation. Les plus dociles ou influençables sont en train de revivre sans s’en douter, l’expérience des Allemands sous Hitler et des Israéliens sous Ben Gourion & C°. Qui oserait dire que la majorité des Juifs, attraits de gré ou de force en Palestine, étaient des nazis (même si les principes les plus élémentaires auraient dû leur interdire une telle démarche) ? Et pourtant, ils soutiennent aujourd’hui à 94% un gouvernement qui l’est. Qu’une telle chose arrive aux musulmans d’Europe serait une tragédie aux conséquences incalculables. Il nous faut tout faire pour y résister coude à coude. Il nous faut prouver qu’une religion est chose intime qui doit être respectée par tous, mais que vivre ensemble sur un pied d’égalité est affaire politique. Rester ignorants ou indifférents au politique, au point de permettre qu’il soit subordonné à l’irrationnel, est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre, quelles que soient nos croyances ou nos philosophies. Nous sommes tous ensemble dans un bateau qui prend l’eau. Des fous sont à la barre, tandis que d’autres fous sont prêts à tout pour s’en emparer. Écopons, ramons, et ce qui ne nous arrivera point de mal, imputons-le à bonne fortune.

Un dernier mot sur ce chapitre : M. Tariq Ramadan est très présent dans le débat qui ne fait que commencer. Il y a pris beaucoup d’avance, révéré par les uns, honni par les autres, et Mme Caroline Fourest lui servant de repoussoir et de faire-valoir avec beaucoup d’enthousiasme. Aussi intelligent que déterminé, M. Ramadan n’est pas un cynique ni un hypocrite, c’est un affamé de pouvoir. Pour l’avoir vu de près et longuement écouté parler il y a plusieurs années, nous pensons, à tort ou à raison que M. Ramadan est un jésuite, non d’aujourd’hui mais du XVIe siècle. M. Ramadan est l’Ignace de Loyola de l’Islam. Ignace de Loyola – le futur saint Ignace – était lui aussi un homme intelligent, déterminé, sincère et affamé de pouvoir. Au service d’un projet totalitaire. C’est un cocktail très dangereux pour la tranquillité publique et nous avons déjà donné. Personne d’à peu près sensé ne souhaite repasser par les quatre derniers siècles. Si nous ne nous trompons pas sur le compte de M. Ramadan, il nous faudra le combattre avec la courtoisie et l’honnêteté qui s’imposent, mais jusqu’au dernier sang.

Envoi : Prince, si un beau matin vous pouviez vous réveiller adulte, quel précieux cadeau vous seriez pour l’humanité.

 Nous nous promettons de revenir quelque jour prochain - pour expliquer en quoi l’Islam en pleine Reconquista est dangereux tant pour les musulmans que pour nous - sur la manière dont les chrétiens ont pris le pouvoir à Rome.

P.S.  Quoique nous reconnaissions à ceux qui en ont besoin le droit de s’inventer des dieux pourvu qu’ils ne nous les imposent pas, notre athéisme rédhibitoire nous rend allergiques à toutes les formes de religion, y compris l’holocaustique et la laïque. C’est pourquoi nous ne visitons pas souvent les sites que M. Fausto Giudice appelle, parfois à juste titre, « laïcards ».
Riposte laïque et son prédécesseur Res Publica ne sont habituellement pas notre tasse de lait. D’abord parce que notre perception de l’état sioniste est aux antipodes de leurs idées reçues. Parce que, par voie de conséquence, leurs idées reçues sont, qu’ils le sachent ou non, racistes. Parce que la laïcité n’est pas pour nous un fétiche. Parce que nos principes jacobins nous suffisent. Etc. etc.
Cependant, « l’affaire du minaret » nous à poussés à une incursion curieuse sur leur site www.ripostelaique.com , où nous avons relevé ceci (de Jean-Paul Brighelli) :

                        Les Suisses n’ont pas rejeté les musulmans,
                       ils ont dit stop à l’avancée d’un certain islam.


Nous sommes d’accord avec les Suisses et avec cette phrase. En outre, nous avons découvert, dans le dossier spécial d’une vingtaine de communications, deux articles que nous empruntons et reproduisons ci-dessous. Leurs auteurs sont respectivement Suisse d’origine palestinienne et Algérien. Ce n’est pas parce que ces deux peuples sont parmi les plus courageux de la terre et le sont avec une constance incroyable que nous avons retenus ces textes, car après tout les auteurs pourraient n’être pas dignes de leurs compatriotes, nous les citons in-extenso parce que les arguments qu'ils y développent nous paraissent dignes de considération et de réflexion.

Pour l’escadre,
Marie MOUILLÉ

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Lorsque les brillants cerveaux US à la Brzezinski ont estimé qu’il leur fallait un ennemi public N°1 pour remplacer l’URSS (rappelons-nous, c’était sous Eltsine) et jeté leur dévolu sur les Arabes  (musulsmans, donc islamistes, donc terroristes) et que, justement, on était en train de détruire de fond en comble la Yougoslavie, ce dangereux exemple de démocratie utopique, la nécessaire logique de ces choses a voulu que les boucs-émissaires choisis fussent désignés clairement à l’exécration des foules. Mais comment ? Par le port obligatoire d’une étoile jaune ? Déjà pris. D’un croissant jaune alors ? Trop susceptible de vendre la mèche. Mais le leur faire arborer d’eux-mêmes, ce signe... leur faire croire qu’il y allait de leur identité, de leur dignité... Génial, non ? C’est à ce moment-là en tout cas que les missi dominici de la maison de Saoud, depuis la Bosnie heureusement débarrassée des Serbes, massacrés après avoir été convenablement diabolisés avant leurs ex-compatriotes de la religion du Prophète, ont commencé à offrir des allocations mensuelles aux musulmans d’Europe, à condition que Monsieur portât la barbe ; allocations doublées si Madame se voilait... L’imbécile xénophobie des Occidentaux travaillés, eux, par leurs droites, suffit pour que d’innombrables jeunes filles se voilent à leur tour, par réaction trop compréhensible, souvent contre la volonté de pères moins naïfs. Tombées tête la première dans le piège qu’elles étaient bien trop jeunes pour deviner ! Quoi de plus aisément identifiable qu’une femme voilée ? Et quelle cible plus rêvée pour un sniper, même malhabile ?

 

 

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Recourir à l’ONU ou à Strasbourg pour annuler la votation suisse ? Pure folie !

mercredi 2 décembre 2009, par Sami Aldeeb Abu-Sahlieh

Ceux qui pensent recourir contre la décision du peuple suisse refusant la construction de minarets en Suisse se mettent le doigt dans l’œil et commettent un acte de pure folie :

 La décision d’interdire les minarets en Suisse ne viole aucune norme internationale, contrairement à ce que prétendent certains ignares. Elle ne viole pas la liberté religieuse puisque la présence de minarets n’est pas nécessaire pour la pratique du culte musulman. La Mosquée avec le dôme doré de Jérusalem, troisième lieu saint de l’Islam, n’a pas de minaret, et pourtant on y prie. De même, cette décision ne viole nullement le principe de l’égalité : ceux qui veulent interdire les cloches et les clochers peuvent toujours lancer leur propre initiative. Et ainsi l’égalité de traitement est garantie.

 Ceux qui oseront recourir contre la décision du peuple prouveront qu’ils sont pour la dictature et contre la démocratie. Et si les musulmans s’y associeront, ils ne feront qu’aggraver leur cas. Cela signifiera qu’ils considèrent leurs lois religieuses au-dessus du droit suisse et ainsi ils se mettront à dos la majorité de la population suisse qui ne veut pas de minarets.

 Les pays musulmans qui critiquent la Suisse devraient commencer par balayer devant leur propre porte. Quant aux pays occidentaux, ils feraient mieux de demander l’avis de leurs peuples avant de critiquer la Suisse.

Dr. Sami Aldeeb Abu-Sahlieh

Centre de droit arabe et musulman
Ochettaz 17, CH-1025 Saint-Sulpice
Site  :  www.sami-aldeeb.com
Blog : http://blogdesamialdeeb.blog.tdg.ch/

 

 

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La leçon de la rue Suisse à l’hypocrisie du politiquement correct
par Allas Di Tlelli  - mercredi 2 décembre 2009

J’ai envie d’écrire un texte à travers un angle d’attaque et des éléments précis, voire rarement cités, qui viendront souder la multitude de visions aussi complémentaires que disparates prises ainsi dans des forums qui pullulent. Il serait aussi intéressant, outre le parallèle entre ce qui se passe dans les autres pays d’Europe d’un côté, et entre la situation en Europe et les pays tombés dans l’escarcelle de l’islamisme de l’autre côté, d’avoir d’autres exemples de situations prévalant dans les pays dits musulmans, souvent présentés comme des républiques, qui vivent d’une manière relative la Shari ’a, régime auquel aspirent tous les islamistes de la planète et qui est en vigueur dans nombre de pays comme l’Iran, l’Arabie Saoudite, le Soudan...etc.

Je tiens d’abord à souligner le fait que je suis un natif et un citoyen nord-africain vivant en Algérie depuis 40 ans. L’information ayant trait au résultat du référendum en Suisse, au-delà de l’instrumentalisation de la droite, m’est parvenue comme un événement positif dans la mesure où cela, en tout cas je l’espère, pourra produire un déclic collectif et contagieux dans tous les pays d’Europe qui, par peur de représailles ou par pragmatisme économique, font encore preuve d’un laxisme dangereux envers l’expansionnisme islamiste. Cela vient encore d’être démontré en Suisse même puisque juste après la proclamation des résultats du vote, la ministre de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf déclare dans une conférence de presse à Berne : "J’imagine que nos relations commerciales avec d’autres pays vont devenir plus difficiles"...

Je crois personnellement que la Suisse, à son insu peut-être, vient de montrer la voie au reste de l’Europe. Et pour cause, un minaret est en effet un signe de communication politique plus qu’un édifice à partir du moment où une velléité de l’imposer et de le répandre sous-tend sa construction. Or c’est exactement de cela qu’il est question. Un musulman sans proximité avec le fanatisme ne revendiquera jamais la construction d’une mosquée, d’un minaret voire même d’une salle de prière, considérant Dieu omniprésent dans chaque parcelle de la Terre et de l’Univers et la foi comme quelque chose d’intérieur, de transcendant qui n’a nul besoin d’être exhibée à travers un minaret, un édifice, un bâtiment, un voile, une barbe hirsute, un kamis, une prière à même la chaussée comme c’est le cas en ce moment dans certains quartiers de Marseille et de la banlieue parisienne ; comme à Barbès pour ne citer que ces cas là. Pendant ce temps, tous les sociologues et les psycho-sociologues s’accordent à dire que les fascismes et les mouvements réactionnaires et intégristes ont cette caractéristique qui consiste à multiplier les signes à travers lesquels leur visibilité doit être ininterrompue.

Exemple : La Kabylie, une région régie depuis la nuit des temps par une forme de laïcité traditionnelle, a, depuis l’invasion arabo-islamique de l’Afrique du Nord et notamment depuis l’arrivée de l’islam dans cette région, trouvé un équilibre entre la sphère politique et la sphère religieuse, qui y sont à ce jour nettement séparées. Ainsi, les mosquées de Kabylie (+ de 11 000), près de 70% du nombre de mosquées d’Algérie (15 000), n’ont ni minarets ni signes les distingant des autres maisons des villages dont regorge cette région montagneuse. Cela est une réalité séculaire. Pourtant, depuis les années 80 et notamment depuis l’arrivée au trône de Bouteflika, l’islamisme qui est son allié stratégique revient en force à travers des offensives d’islamisation dignes des campagnes nazies : sur fond de misère sociale, de chômage endémique... alors que les réserves de l’Etat algérien dépasseraient les 200 milliards de dollars, les islamistes usent de corruption, de financement occulte pour des projets de construction de nouvelles mosquées que personne ne demande, de financement tout aussi occulte de la réalisation de minarets sur des mosquées qui sont là depuis longtemps, de prosélytisme salafiste, de campagne antichrétiens dont certains sont réduits à la précarité après avoir été renvoyés de leur travail en raison de leur confession « impie », de fermeture des églises qui sont, en fait, des maisons discrètes offertes par des particuliers, de menaces de mort à l’encontre des athées...etc.

Il serait naïf, voire lâche de faire le parallèle entre, d’un côté, une cathédrale ou une église qui est là depuis des lustres répondant à des normes architecturales émanant de l’art européen et profondément ancré dans la culture du vieux continent et dont le nombre ne se multiplie pas d’une manière aussi frénétique et, de l’autre côté, des mosquées et des salles de prières qui arrivent avec des conceptions et des valeurs étrangères et qui poussent un peu partout à une vitesse vertigineuse. En France, une nouvelle salle de prière ou mosquée est opérationnelle tous les 10 jours !

Ensuite, il est temps de cesser de mettre dans un seul panier "appartenance ou identité culturelle" et "appartenance religieuse" en vogue chez les officiels européens et une partie de leur opinion publique. L’appartenance ou l’identité culturelle ne véhiculant aucun désir hégémonique ou velléité expansionniste, ne peut dès lors que susciter de la curiosité, du partage, voire de la communion. L’appartenance religieuse qui ne devrait plus être considérée comme élément constitutif d’une identité culturelle étant non partagée au sein d’une seule et même communauté culturelle, voire au sein d’une seule et même famille, est, quant à elle, susceptible de véhiculer de telles prétentions de domination avec tout ce que cela peut renfermer en termes d’idées liées à l’intolérance, à l’intégrisme, à la violence, à l’intimidation, au mécanisme de victimisation dont usent justement les islamistes pour se répandre en Europe et pour pousser dans ses derniers retranchements la liberté d’expression et la liberté tout court ; le délit de blasphème initié à juste titre au niveau onusien par les relais de l’Internationale Islamiste et paradoxalement soutenu par l’Eglise catholique, est parlant de ce point de vue.

Enfin, concernant l’islam, il est plus qu’urgent de ne pas omettre ce détail qui consiste à admettre que son dogme renferme des textes (versets et hadiths) qui font clairement l’apologie du devoir de répandre et d’imposer cette religion par tous les moyens et aux quatre coins du monde, de l’intolérance, de la violence, de la haine, du crime et de la misogynie. Or, il est dit en islam que le coran est intemporel et immuable, d’où le caractère vain de ceux qui proposent naïvement et/ou grossièrement la nécessité de réformer l’islam pour l’adapter au contexte occidental en particulier ou au contexte de notre époque en général.

Je rejoins donc l’avis qui plaide pour une rigueur laïque sans complaisance devant le fait religieux.

Allas Di Tlelli ( alias Halim AKLI)

PS :

Le terme "islamophobie" revient comme un leitmotiv dans les bouches bien pensantes occidentales qui voient de l’extrême droite partout, même là où elle n’a aucune raison d’être, comme chez-moi, en Afrique du nord ; une peur de l’extrême droite somme toute légitime qui me dénie pourtant le droit d’avoir peur de l’islamisme qui, que l’on veuille ou pas, est la menace number one de la stabilité dans le monde et de cette « paix des braves » qu’on convoque systématiquement pour faire les yeux doux aux "fascistes verts" qui sèment la terreur aux quatre coins du globe et qui ont déjà fait près de 200 000 morts en Algérie, un génocide ignoré de tous ; les victimes ont eu la malchance de naître loin du WTC, de Madrid ou de Paris...

Ces voix occidentales adeptes du politiquement correct se rendent-elles compte au moins que l’ "islamophobie" ; ce terme si cher à leurs yeux et aux yeux des islamistes eux-mêmes - étrange similitude tout de même ! - est une invention de l’Ayatollah Khomeiny ?

Je ne suis ni dur, ni extrémiste, encore moins souffrant de psychose et de phobies, ne pas regarder mon doigt quand je désigne la lune ! Si je parais à ce point excessif et violent vis-à-vis de ce phénomène que je ne connais que trop bien et que je combats de toutes mes forces et sans aucune concession possible, c’est que, c’est cette réalité que je décris à juste titre qui est outrancière et violente. Pourtant, du fin fond d’une misère intellectuelle ou d’un snobisme intellectualiste, on choisit toujours de taper sur les laïques qui deviennent, comble d’une Europe aux abois, les "extrémistes" des temps modernes à mettre absolument au banc de la société.

Kabylie , Suisse
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Halim Akli est un militant laïque, principal initiateur de la première rencontre internationale laïque, qui s’est tenue en février 2007 à Paris.

Il anime Kabyles.net ,  magazine d’opinion du Kabyle indépendant,
sur le site : http://www.kabyles.net