27/10/2012

S.O.S. - Un ouragan dévaste Cuba

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S.O.S.

Un ouragan dévaste Cuba

 

L’ouragan « Sandy » qui vient de balayer Cuba et plus particulièrement le sud-est de l’île – provinces de Santiago et de Guantanamo – y a semé la mort et la désolation. Malgré les précautions prises par la prévention civile, et notamment l’évacuation de 55.000 habitants, les vents dépassant 180 km/h et les pluies diluviennes ont provoqué, selon un bilan provisoire, la mort de 9 personnes  à Santiago de Cuba et 2 à Guantanamo.  



Des centaines de maisons ont été détruites.  Des champs de canne à sucre et d’autres cultures ont été écrasés par les vents. Des inondations sont signalées en plusieurs endroits de la région alors que des vagues énormes ravagent le littoral et ont fait monter de deux mètres le niveau de la mer.

Les victimes, dont un bébé de quatre mois, on péri principalement lors de l’écroulement de leurs maisons, l’effondrement de leurs toits ou des chutes d’arbres.

 

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Des catastrophes naturelles de cette ampleur, en plus d’un embargo meurtrier qui dure depuis un demi siècle, c’est beaucoup, même pour un peuple exceptionnellement courageux.

Il n’y a pas une minute à perdre. La solidarité avec le peuple cubain doit être rapide et efficace.

Les animateurs de Cuba Si se sont immédiatement mis en relation avec leurs partenaires cubains et lancent une grande souscription :


« Avec le peuple cubain, victime de l’ouragan ».

Adressez VOTRE AIDE de toute urgence à :


Cuba Si France


"Cyclone SANDY"


94, bld Blanqui, 
75013 Paris.

 

CREDIT MUTUEL  7 PLACE DES FETES  PARIS 19e. N° DE COMPTE  20349301

 

cubasifrance@wanadoo.fr

http://www.lesamisdecuba.com/

 

*

 

Et Haïti


Il semble que Sandy (cette manie de donner des noms de femmes aux catastrophes !) ait également touché, quoique dans une moindre mesure, Haïti (2 morts quand même), où la malheureuse population n’est toujours pas remise du terrible tremblement de terre d’il y a presque trois ans. L’armée américaine, qui y avait aussitôt débarqué « pour porter secours», est toujours là, non ? Elle va sûrement s’empresser d’aider, cette fois encore, dans la mesure de ses moyens, qui sont grands.  Comptons sur nos media pour nous en informer.

 

*

 

 Mis en ligne le 27 octobre 2012





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28/09/2012

Aux sources du chaos mondial actuel - 2 - XIII.

 

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Aline de Dieguez

 

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL

" La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. " ( Edward Mandell HOUSE )

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2ème Partie

Aux sources du sionisme

Chapitre XIII

XIII - Et les Kazars entrèrent dans l'histoire … 

1 - Un tremblement de terre géopolitique 


2 - Petit rappel démographique


3 - Pourquoi les Juifs se sont détournés de la Palestine entre le IVe et le XXe siècle 


4 - La Palestine avant le sionisme 


5 - Les vagues migratoires successives à partir de la naissance du mouvement sioniste 


6 - Et les Kazars entrèrent dans l'histoire

7 – Comment le Talmud devint le fil d'Ariane qui conduisit au sionisme. 


 

1- Un tremblement de terre géopolitique

Impossible de ne pas voir que la transplantation en plein cœur d'un monde majoritairement arabo-musulman d'une population hétérogène, aussi bien ethniquement que sociologiquement, demeure le pivot autour duquel tourne l'histoire du monde depuis le milieu du XXe siècle.

Unis par un contenu commun des cervelles remplies à ras bords de mythes et de songes élaborés en des temps lointains durant lesquels chaque ethnie se plaçait sous la protection de sa divinité personnelle, des groupes d'immigrants fanatisés issus des quatre coins de la machine ronde, mais se réclamant néanmoins d'ancêtres communs, et soutenus par des Etats aveugles aux conséquences géopolitiques de leurs décisions, se sont déversés en vagues successives sur un territoire déjà abondamment peuplé.

 

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 Arrivée de juifs européens à d'Haifa. 1950

Un tremblement de terre géopolitique d'une intensité telle en est résulté que les répliques qui affectent la politique internationale n'ont plus cessé depuis lors d'ébranler non seulement tous les Etats du bassin de la Méditerranée, mais la quasi-totalité de la planète. En effet, ces humains-là se déclarent eux-mêmes si profondément différents et si allogènes au reste de l'humanité, qu'ils éprouvent un besoin incoercible de ne vivre qu'entre eux et de chasser du territoire qu'ils ont investi les représentants d'autres variétés d'humains lorsqu'ils sont les plus nombreux - et donc, détiennent le pouvoir. Ils refusent vigoureusement toute forme d'assimilation au groupe chez lequel ils se sont installés lorsqu'ils sont minoritaires, tout en exigeant haut et fort de bénéficier des droits universels des sociétés-hôtes.

Comme l'écrit François Fejtö, écrivain juif hongrois, dans son ouvrage Dieu et son Juif : " Ce n'est pas l'antisémitisme qui a crée le Juif. A l'origine se trouve le Juif, peuple élu, prototype des nations nationalistes, expansives, xénophobes, intransigeantes et dont l'orgueil, l'auto-affirmation fervente ont survécu aux désastres de l'Etat et se prolongent à travers les siècles d'exil jusqu'à la résurgence sioniste et à la naissance d'Israël ." (Ed. Grasset 1960, p.32)

Voir - 12 - Petite généalogie du ghetto appelé Israël, 29 juin2012

2 - Petit rappel démographique

La destruction de Jérusalem et de son temple par les légions romaines avait porté un coup très rude à la présence juive en Palestine. La Judée était dépeuplée, mais d'innombrables et prospères communautés juives étaient présentes dans toutes les provinces et les villes de l'empire romain et notamment en son centre, à Rome.

Durant deux millénaires, les communautés juives ont donc prospéré dans la quasi totalité des pays d'Europe occidentale et orientale, ainsi que dans toutes les provinces du bassin de la Méditerranée… sauf en Palestine. La Palestine est le seul endroit de la terre que les Juifs boudaient. Jacques Attali nous en donnera la raison ci-dessous.

En effet, depuis le règne de l'empereur Julien, dit l'Apostat, les Juifs s'étaient détournés de la Palestine et n'avaient plus le moindre désir d'y retourner Cependant, une faible présence juive s'était malgré tout maintenue dans la région depuis l'antiquité. Il semble que cette catégorie, connue sous le nom de Yichouf ancien, ne représente pratiquement plus personne aujourd'hui. Les démographes de l'actuel Etat hébreu n'ont trouvé qu'une seule famille, les Zinati de Pek'in, qui aurait résidé en Palestine sans aucune interruption depuis l'antiquité.

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 Juifs de l'ancien Yichouv, Jérusalem 1895

Jusqu'en 1880, c'est-à-dire jusqu'à la naissance du sionisme, seuls de petits groupes d'étude et de prières, en général sépharades et plutôt pauvres, étaient installés à Tibériade, Safed, Jérusalem ou Hébron et vivaient misérablement de l'argent envoyé par les Juifs de l'étranger. A partir du XVe siècle, quelques communautés exclusivement religieuses composées de groupes expulsés d'Espagne et du Portugal s'étaient également installées en Palestine. Hier comme aujourd'hui, leurs prières étaient censées hâter la venue du Messie et le soutien financier des juifs de la dispersion représentait une sorte de placement commercial dans un système d'échange gagnant gagnant, puisqu'il était prévu que le Messie attendu rétablirait le mythique royaume de David, d'autant plus glorieux qu'il n'a jamais existé que dans l'imagination des rédacteurs de la fiction sacrée. Ce royaume à venir comblerait les Juifs de toutes les richesses de la planète.

3 - Pourquoi les Juifs se sont détournés de la Palestine entre le IVe et le XXe siècle

A partir du moment où, vers le VIIIe siècle, les Etats européens se sont constitués peu à peu en nations régies par la doctrine et la morale du catholicisme, les communautés juives, qui niaient la divinité du Christ, se sont trouvées en situation d'ennemis de l'ordre social né du triomphe de l'Eglise catholique, c'est-à-dire universelle, face à l'étroit particularisme juif.

Mais cette situation de paria social n'avait pas que des inconvénients. Elle produisit des conséquences particulièrement favorables aux Juifs sur le plan économique. En effet, comme je l'ai développé dans le texte précédent les communautés dispersées, unies par un lien religieux puissant et des règles sociales impérieuses, demeuraient en rapports constants avec un centre, dirigé par un exilarque (gaon) dont le lieu de résidence a varié selon l'influence exercée par ce groupe humain dans telle ou telle région du monde. Après avoir été localisé en Babylonie jusqu'à la naissance de l'islam, le centre s'est déplacé en Espagne, puis en Pologne.

Voir - 12 - Petite généalogie du ghetto appelé Israël, 29 juin2012

Devenus d'habiles commerçants dans la prospère province mésopotamienne, leur dispersion, l'unité politique et la solidarité tribale des fidèles du dieu Jahvé leur offrirent d'excellentes opportunités d'échanges de marchandises de pays à pays. Ce commerce d'importation et d'exportation particulièrement lucratif, permit à quelques-uns d'amasser les richesses considérables. L'historien juif de l'antisémitisme, Bernard Lazare, nous apprend qu'avant de diversifier leurs activités, les commerçants jufs s'étaient spécialisés dans la vente d'esclaves . (L'Antisémitisme, chapitre V)

Petit à petit, ils se sont spécialisés dans l'usure et le commerce de l'or. Mais ils n'étaient ni les seuls, ni les premiers à êtres fascinés par le métal jaune. On connaît la cupidité des feneratores romains auxquels la loi des Douze Tables reconnaissait le droit de couper des morceaux de chair sur le corps vivant de l'emprunteur insolvable; les Lombards ont été des usuriers voraces, l'or fut la principale motivation de la conquête de l'Amérique, l'avidité des colons hollandais ou anglais est célèbre et les alchimistes s'épuisaient à essayer de fabriquer de l'or à partir de métaux grossiers. Au Moyen Age, l'or était devenu une véritable divinité...et il l'est resté.

Interdisant le prêt à intérêt et à plus forte raison l'usure, l'Eglise a empêché la formation d'un capitalisme chrétien. Ses interdits n'avaient évidemment aucune prise sur les Juifs qui faisaient commerce de l'argent et qui occupèrent tout naturellement la place laissée vacante par les riches bourgeois chrétiens. Ils se sont donc rendus utiles au développement du commerce et odieux par les abus que leur pouvoir a engendré. C'est ainsi qu'ils sont devenus progressivement les banquiers du monde.

  

 

"Peuple énergique, vivace, d'un orgueil infini, se considérant comme supérieur aux autres nations, le peuple juif voulut être une puissance. Il avait instinctivement le goût de la domination puisque,

Pour exercer cette sorte d'autorité, les Juifs n'eurent pas le choix des moyens. L'or leur donna un pouvoir que toutes les lois politiques et religieuses leur refusaient, et c'était le seul qu'ils pouvaient espérer. Détenteurs de l'or, ils devenaient les maîtres de leurs maîtres, ils les dominaient." (Bernard Lazare, L'antisémitisme)

 

 

Aux causes sociologiques et politico-économiques mises en avant par l'historien du judaïsme, Jacques Attali ajoute des arguments théologico-étymologiques. Dans son ouvrage Les Juifs, le monde et l'argent il analyse longuement les relations étroites entre la religion juive et le commerce à partir de l'étymologie du vocabulaire: "L'argent substitut du sang : on asperge l'autel avec le sang de l'animal sacrifié, acheté avec l'argent de celui qui offre le sacrifice. (p.40, souligné par l'auteur) (…) Le peuple juif fait de la monnaie l'instrument unique et universel d'échange, tout comme il fait de son Dieu l'instrument unique et universel de la transcendance." (p.41) 

Et notre Attali ajoute, en point d'orgue: "La valeur en argent de chaque chose est indissociable de sa valeur éthique." (p.42 )

Il en résulte qu'un lingot d'or est infiniment plus éthique qu'une miche de pain et que la famille Rothschild, M. Jacob Schiff , M. John Pierpont Morgan , M. Paul Warburg et tous leurs acolytes et complices qui sont parvenus à mettre la main sur le système financier américain au moyen de grandes et de petites manœuvres politiciennes et grâce à l'invention de leur monnaie privée - le dollar - sont les humains les plus moraux de la création. La fin justifie les moyens et seule la victoire est jolie. Toujours est-il qu'aujourd'hui, ils sont en mesure de manifester aux yeux du monde entier tout l'éclat de leur éthique en tapissant de lingots d'or les murs de leurs banques et de leurs logis.

La naissance de la Fed (Federal Reserve System) a permis non seulement un enrichissement exponentiel des heureux propriétaires de ces institutions bancaires privées, mais elle témoignait de la sollicitude de Jahvé envers des spécimens particulièrement "pieux" de son "peuple élu". Et M. Attali explique complaisamment que "pour un juif, la pauvreté est intolérable." C'est pourquoi, "pour les Juifs, tirer un intérêt de l'argent n'est pas immoral. (…) L'argent est, comme le bétail, une richesse fertile, et le temps est un espace à valoriser. Pour les chrétiens, au contraire, comme pour Aristote et les Grecs, l'argent - comme le temps - ne produit pas en soi-même de richesse, il est stérile ; aussi faire commerce de l'argent est-il un péché mortel." (p. 120)

Il se délecte à énumérer quelques belles réussites financières: "Peu de gens savent que l'agence Havas et l'agence Reuter au XIXe siècle sont des créations juives, au même titre que la Deutsche Bank, Paribas ou les principales banques d'affaires américaines. Et encore bien d'autres destins fascinants en France, en Allemagne ou en Russie."

Le même ancien conseiller spécial du Président François Mitterrand fournit la clé qui ouvre la porte de ces cavernes d'Ali Baba: "Comme les prêts sont de très courte durée - un an ou moins - et à des taux d'intérêt très élevés, de l'ordre de 50 à 80%, l'accumulation va très vite".

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Le Président François Mitterrand et Jacques Attali

Mais le monde est très méchant, alors notre hagiographe de la haute finance est brusquement saisi par un doute. Il s'inquiète de voir "les Juifs prendre le risque d'être haïs pour services rendus", alors que "les Juifs ont toutes les raisons d'être fiers de cette partie de leur histoire". [1]

D'ailleurs dans la section de son ouvrage consacrée au commerce, notre faux naïf et ancien directeur de la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) à la tête de laquelle il a été remercié en raison d'un train de vie pharaonique, ajoute une forte sentence, qui aurait enchanté Alice en son pays des merveilles: "Le commerce n'est pas le résultat d'un calcul de bénéfice, mais la juxtaposition de deux dons équivalents, la simultanéité de deux actes généreux, unilatéraux, où chacun des deux protagonistes est en situation d'égalité."(p.42) (Cette fois, c'est moi qui souligne)

Le marché simoniaque se poursuit de nos jours puisqu'une forte minorité de 20% de juifs ultra orthodoxes passent leur vie à étudier le Talmud et à prier afin d'accélérer l'arrivée d'un Messie pourvoyeur de munificences, tout en étant entretenus par de riches membres de la communauté, notamment américaine, qui ont, comme il se doit et conformément aux principes énoncés par le théoricien du judaïsme financier cité ci-dessus, acquis leur fortune grâce à la "générosité" dont ils font preuve à l'égard de l'humanité dans l'activité bancaire à laquelle ils s'adonnent si brillamment et espèrent un "retour sur investissement" à la hauteur de leur éthique.

Et voilà pourquoi il y eut si peu de candidats durant deux mille ans pour peupler, entretenir et cultiver à la sueur de leur front la terre "promise" par le Dieu Jahvé à son "peuple" bien-aimé, lequel a snobé son cadeau pendant près de deux millénaires, avant de se raviser à la fin du XIXe siècle. Il s'est alors engouffré dans le grand mouvement de colonisation des Etats européens en direction de l'Afrique et de l'Asie.

4 - La Palestine avant le sionisme

Lorsque les populations autochtones de Galiléens honnis, de Cananéens détestés, de Samaritains méprisés et d'autres sous-hommes, tous qualifiés péjorativement d' "arabes", eurent, durant deux mille ans d'un labeur acharné, transformé une Palestine plutôt aride en un jardin florissant et en une serre prospère, le mouvement sioniste des marches de l'Asie s'est souvenu de sa "terre promise".

Il a refusé avec horreur d'aller défricher l'Ouganda ou la Patagonie, comme certains naïfs le lui proposaient. La Thora d'une main et le Talmud de l'autre, il s'est rué sur le lopin qu'il avait sporadiquement et partiellement habité deux millénaires auparavant. Réitérant le vol accompli lors de sa première installation dans une région déjà hautement peuplée et civilisée, il a fait main basse pour la seconde fois sur les propriétés et les richesses des "indigènes" et s'est auto-justifié de ses rapines en brandissant les écrits rédigés in illo tempore par des notables religieux en Babylonie.

 

 

"Lorsque Yahvé ton Dieu t'aura conduit au pays qu'il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, de te donner, aux villes grandes et prospères que tu n'as pas bâties, aux maisons pleines de toutes sortes de biens, maisons que tu n'as pas remplies, aux puits que tu n'as pas creusés, aux vignes et aux oliviers que tu n'as pas plantés. Dt 6:11

"Lorsque Jahvé, ton dieu, t'aura amené dans le pays où tu vas entrer pour en prendre possession et qu'il aura délogé devant toi de nombreuses nations (…) alors, Jahvé ton dieu les aura livrées à ta merci et que tu les livreras à l'anathème (à la destruction) . Tu ne concluras pas d'alliance avec elles, tu n'en auras point pitié ! " (Dt 7:1-2)

"Des villes de ces peuples que Jahvé, ton Dieu, te donne en héritage, tu ne laisseras rien vivre de ce qui a souffle de vie. Détruisez-les jusqu'au dernier… comme Jahvé, ton Dieu, vous l'a ordonné. " (Dt 20.16)

 

 

Voir : VI - Le messianisme biblique à l'assaut de la Palestine 

Les images sont souvent plus plus parlantes qu'un long discours. Quelques documents particulièrement représentatifs datant du temps de la Palestine heureuse suffisent à anéantir l'affirmation cynique des sionistes qui prétendaient que la Palestine était une "terre sans peuple" - donc vide depuis deux mille ans - qui attendait un "peuple sans terre" , lequel aurait réfléchi durant deux mille ans avant de se mettre en route. Ces clichés d'un temps paisible et heureux crèveront le coeur de tous ceux qui sont aujourd'hui sensibles à l'irréparable injustice dont le peuple palestinien est la victime innocente.

 

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Brodeuses palestiniennes, Ramallah 1940 (à gauche) 1920 (à droite)

 

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Classe de fillettes, Palestine, Ramallah, 1890

 

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Classe de fillettes, Palestine, XXIe siècle

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Port de Jaffa, 1914

Tous ces clichés viennent du site incontournable http://www.palestineremembered.com/MissionStatement.htm qui, dans sections "images" en présente des centaines.

5 - Les vagues migratoires successives à partir de la naissance du mouvement sioniste

L'immigration de masse n'a vraiment commencé qu'à partir de 1880 avec la première colonie fondée par les Amants de Sion. Cette fois, il s'agissait de juifs originaires d'Europe de l'Est en majorité, ainsi que de quelques groupes de juifs askhenazes allemands.

En 1885, le nombre de résidents auto-déclarés "juifs" en Palestine était de 24 000.

En 1914 leur nombre se montait à 85 000 personnes sur une population totale de 725 000 habitants: soit 12 % de l'ensemble.

Dès l'origine, l'expropriation des Palestiniens s'est installée quasi naturellement. En effet, de riches banquiers comme les barons Edmond de Rothschild et Maurice de Hirsch ont ouvert largement les vannes financières afin d'acheter des terres à n'importe que prix.

 

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Baron Edmond de Rothschild

 

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Baron Maurice de Hirsch

La "Jewish Colonization Association" fondée dès 1891 est à l'origine des premières colonies juives agricoles et son activité ne fera que croître au fil du temps.

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 FONDS NATIONAL

Il faut reconnaître que les "arabes" de Palestine et des Etats environnants ont manifesté un aveuglement et une passivité révélateurs de ce total manque de sens politique dont continuent de faire preuve tous les dirigeants de la région, notamment ceux de la mal nommée "Autorité palestinienne" qui, de l'Arafat signataire des calamiteux "Accords d'Oslo" à Mahmoud Abbas, l'actuel complaisant collaborateur du Jüdenrat de Cisjordanie, ont conduit les Palestiniens dans un gouffre dont ils auront le plus grand mal à sortir - s'ils en sortent un jour.Les actuels dirigeants du Hamas à Gaza semblent tentés à leur tour par les délices à courte vue de la collaboration. Les héros sont fatigués. [2] Les dirigeants palestiniens pelotonnés sous l'aile de l'occupant seraient bien inspirés de méditer sur le sort de Chaim Rumkowski, le "Président" du ghetto de Lodz, dont Primo Levi raconte l'histoire édifiante dans son ouvrage Les naufragés et les rescapés.

Voir :8 - La zone grise. Israël et la Palestine sous le regard de Primo Levi et de Kafka, 4 juin 2007.

En effet, le sionisme n'a rencontré pratiquement aucune résistance de la part des Palestiniens ni même de l'ensemble des Arabes de la région. Comme l'écrit le chercheur égyptien, Mounir Mahmoud, spécialiste de la presse sioniste au sein du Centre d'études politiques et stratégiques : "Les décisions émotionnelles irréfléchies des Arabes ont contribué à la réussite des projets sionistes en Palestine pendant près de cinquante années, avant même la création de l'entité sioniste, avec le prétendu "Yichouv " qui signifie l'implantation juive en Palestine."

Cette passivité des Palestiniens s'explique par une totale absence de racisme anti-juif. Les Palestiniens n'avaient pas compris qu'ils n'avaient plus en face d'eux des juifs, c'est-à-dire des hommes normaux qui honoraient simplement leur dieu d'une autre manière qu'eux-mêmes et avec lesquels ils avaient cohabité tranquillement jusqu'alors, mais une autre catégorie humaine, composée de colons fanatiques et impérialistes pour lesquels tout "arabe" palestinien était un ennemi à chasser ou à tuer.

C'est pourquoi notre anthropologue égyptien précise que "les Juifs qui vivaient dans les pays musulmans jouissaient d'une vie tranquille et stable, avec une liberté religieuse totale sans persécutions, et étaient investis dans les sociétés islamiques tolérantes pendant des centaines d'années jusqu'à l'époque moderne."[3]

Cette naïveté des Palestiniens trouve son expression dans la Charte de l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) qui, dans son article 6, prévoie candidement que "les Juifs qui demeuraient en Palestine jusqu'au début de l'invasion sioniste, seront considérés comme Palestiniens".

Les Palestiniens ont été bien mal récompensés de leur générosité. Les sionistes qui ont eu connaissance de cet article ont dû être secoués d'un rire à se décrocher la mâchoire devant une telle ignorance de leur psychologie, de leur projet secret et de leur mentalité messianique de colons.

6 - Et les Kazars entrèrent dans l'histoire

Jahvé s'était installé dans l'exil durant dix-sept siècles et le Dieu local d'une écharpe de terre du bassin oriental de la Méditerranée était devenu une divinité itinérante qui avait pérégriné durant deux millénaires dans le monde entier au gré des déplacements de ses fidèles.

Or, ses fidèles avaient la bougeotte. Tout en le refusant et en le combattant de toutes ses forces, Jahvé avait collé aux talons du Dieu Jésus. Malgré l'inimitié réciproque que les partisans des deux divinités se manifestaient, ses fidèles s'étaient immédiatement installés dans les régions progressivement converties au nouveau Dieu trinitaire. C'est ainsi qu'à la fin du premier millénaire, et alors que le Dieu Jésus régnait en maître sur toute l'Europe occidentale - Jahvé ne l'avait précédé qu'en Espagne - ses fidèles s'étaient attachés aux pas des chrétiens et on les trouvait en France, en Allemagne et jusqu'en Europe centrale, notamment en Bohême et en Pologne.

C'est là que s'était produit l'évènement extraordinaire qui permit au judaïsme de gonfler brusquement sa population, et donc de survivre jusqu'à nos jours en tant que groupe humain spécifique .

En effet, loin de s'épuiser au fur et à mesure qu'il s'éloignait de son camp de base judéen et qu'il expédiait tous azimuts des petits groupes d'éclaireurs, Jahvé avait offert à ses fidèles éberlués la surprise et le cadeau sans prix de découvrir que dans les plaines orientales de l'Europe et jusqu'aux confins de l'Asie vivait une immense population de co-religionnaires dont personne ni en Orient, ni en Occident n'avait entendu parler.

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 L'empire Kazar au moment de sa conversion à la religion du Dieu Jahvé

C'est ainsi que les Kazars judaïsés étaient entrés dans l'histoire. Ils entrèrent dans l'histoire locale par la force des choses, puisqu'ils étaient là. Mais ils ne sont jamais entrés dans la narration officielle car leur existence même contredit le mythe sur lequel se fondent les revendications des colons installés en Palestine. C'est pourquoi la narration mythologique qui tient lieu d'histoire dans l'Etat né en 1947 continue de refuser officiellement leur existence et une filiation dont leurs descendants semblent avoir honte.

7 - Comment le Talmud devint le fil d'Ariane qui conduisit au sionisme

La simple présentation du tableau d'une biographie succincte de tous les Premiers Ministres qui se sont succédés depuis qu'un vote de l'Assemblée générale de l'ONU en date du le 27 novembre 1947 a crucifié les Palestiniens, permet de comprendre au premier coup d'œil pourquoi je dirigerao mes pas en direction des marches de l'Asie plutôt que vers les rives qui auraient semblé plus accueillantes et plus logiques des bords de la Méditerranée, ou vers les paysages verdoyants et cléments de notre Europe occidentale qui ont connu, elles aussi, d'importantes et puissantes implantations juives au cours des siècles.

On sait, en effet, que toutes les grandes vagues migratoires se sont toujours déroulées d'est en ouest. La mythologie judaïque ne s'y est pas trompée, puisque les communautés de nos régions se proclament les descendantes légitimes d'ancêtres "chassés" de la province de Judée par les armées victorieuses de Vespasien et de Titus lors de la deuxième Guerre des Juifs en l'an 70 et qui auraient été "contraints" de se réfugier en direction de l'Occident.

Il est vrai que des groupes ont suivi les conquêtes chrétiennes et musulmanes en direction de l'Ouest européen et méditerranéen, comme je l'ai montré ci-dessus. Mais il s'agit d'une minorité par rapport à l'immense population juive qui résidait déjà en Europe de l'Est et avec laquelle les petits groupes venus de l'ouest ont établi une jonction. Aucun des premiers ministres qui ont dirigé l'Etat créé en 1947 en terre palestiniennene peut exciper de racines méditerranéennes ou occidentales susceptibles de donner une apparence de crédit à cette prétention. Tous, sans exception aucune, sont issus des régions talmudiques de l'Orient européen ou des marches de l'Asie. Il en est de même pour l'immense majorité des immigrants venus s'y installer. Ce fait n'est évidemment pas le fruit du hasard.

Il est hautement significatif et presque comique de voir à quel point cette réalité historique est occultée, quand elle n'est pas farouchement niée par les autorités officielles de l'actuel Etat d'Israël, qui, depuis David Grün, alias Ben Gourion, s'échinent à refuser la vérité historique et à imposer une narration mythologico-théologique de leur passé et de leur présent.

Voir : 20 - David Grün, alias Ben Gourion, et la naissance de l'"Etat juif", 22 mars 2011

 

 

1 - David Ben Gourion (né David Grün) 16 octobre 1886-1er décembre 1973est né à Plonsk en Polognedans une famille sioniste . Son père, professeur d'hébreu, était un membre des Amants de Sion. Il émigre en Palestine britannique en 1906.

2 - Moshé Sharett (né Moshé Shertok), 15 octobre 1894 - 7 juillet 1965) est né à Kherson, dans l'Empire russe, aujourd'hui en Ukraine. Il émigra en Palestine britannique en 1908.

3 - Levi Eshkol( 25 octobre 1895 - 26 février 1969) est né dans un village à proximité de la ville de Kiev , dans l'empire russe, aujourd'hui Ukraine. Il émigre en Palestine ottomane en 1914.

4 - Ygal Allon(né Ygal Païcovitch) 10 octobre 1918- 29 février 1980, est né Kfar Tabor, au pied du Mont Tavor dans l'est de la Basse Galilée d'une famille originaire de Roumaniequi émigre en Palestine en 1901.

5 - Golda Meir ( Golda Meirson, née Golda Mabovitz), 3 mai 1898 -8 décembre 1978, est née à Kiev , au cœur de l'empire russe, aujourd'hui capitale de l'Ukraine. Sa famille émigre aux Etats-Unis en 1903, le couple Meirson arrive en Palestine en 1921.

6 - Yitzhak Rabin(Yitzhak Rubitzov) , 1er mars 1922 - assassiné à Tel Aviv par un colon juif extrémiste le 4 novembre 1995 est né à Jérusalem. Ses parents, Nehemiah et Rosa Rubitzov originaires d'Ukraineémigrèrent d'abord vers les Etats-Unis

7 - Menahem Volfovitz Begin(Mieczyslaw Biegun) , 16 août 1913 -9 mars 1992 . Il est né à Brest-Litovsk, alors ville polonaise à majorité juive, aujourd'hui Biélorussie.Il n'arrive en Palestine qu'en 1942.

8 - Yitzhak Shamir(Yitzhak Jazernicki), 15 octobre 1915( 30 juin 2012, est né à Ruzhany, en Pologne, actuelle Biélorussie. Il émigre en Palestine en 1935.

9 - Shimon Peres(Szymon Perski ) Il est né le 2 août 1923 à Wisniew, Pologne, actuellement Biélorussie. Il émigre en Palestine en 1934.

10 - Benyamin Netanyahou, (nom réel du père: Benzion Mileikowsky) né le 21 octobre 1949 à Tel Aviv, petit-fils d'un rabbin émigré de Lituanieen Palestine en 1920

11 - Ehud Barak (Ehud Brog) , né le 12 février 1942 au kibboutz Mishmar Hasharon, fils d'Israel Brog et d'Esther Godin, immigrés respectivement de Lituanie et de Pologne.

12 - Ariel Sharon (Ariel Scheinermann), né le 26 février 1928 à Kfar Malal en Palestine . Son père Shmouel Scheinerman est originaire de Brest-Litovsk alors en Pologne,actuellement Biélorussie. Sa mère Véra est un médecin originaire de Mohilev en Biélorussie.

13 - Ehud Olmert , né le 30 septembre 1945 à Binyamina en Palestine. Son père Mordechaï - né à Buguruslan en Russie, émigre en Chine en 1919, à Harbin, et arrive en Palestine en 1933

14 - Netanyahou (voir n° 10)

 


Pour comprendre qui sont réellement ces dirigeants originaires de l'Est et imbibés jusqu'à la moelle de messianisme sioniste, il est précieux de jeter un regard sur les circonstances historiques qui ont conduit les communautés juives d'Europe occidentale d'abord, puis orientale, au fil des déplacements et des conversions, à ériger le Talmud
en rempart mental infranchissable derrière lequel elles se sont enfermées à double tour.
 

Le triomphe du talmudisme notamment dans les communautés juives de l'Europe de l'Est largement composées de descendants de Kazars ignorants et frustes, constituait, pour les rabbins et autres notables du judaïsme, une manière d'unifier les esprits, de sauvegarder et de bétonner une identité nationale autonome face à un christianisme qui régnait alors en maître dans l'Europe occidentale tout entière et qui modelait les sociétés des différents Etats. Dans un environnement social et politique chrétiens, les Juifs représentaient un groupe allogène, qui refusait catégoriquement de s'assimiler. Comment l'auraient-ils pu sans renier leur religion?

Mais les conséquences de cet isolement social étaient prévisibles. Les sociétés humaines, tout comme les sociétés animales, sont spontanément hostiles aux intrus et s'emploient à les rejeter avec plus ou moins de brutalité, en fonction du tempérament national et du degré de civilité des autorités politiques, si bien que des persécutions, parfois très violentes, ne manquèrent pas de se produire au fil des siècles dans de nombreux pays. Dans les sociétés intolérantes, comme le furent longtemps les Etats chrétiens, les motifs religieux officiellement brandis cachaient fréquemment, en réalité, des causes financières et économiques. Leurs victimes en voulaient aux prêteurs abusifs ou à aux usuriers, mais une fois déchaînée, la violence populaire ne faisait pas de quartier et s'en prenait également à la foule des besogneux innocents pour la simple raison qu'ils participaient à cette communauté et qu'ils étaient là.

A une situation politique et sociale qui leur fut très défavorable durant les siècles régis par un christianisme triomphant, donc arrogant, qui les tolérait du bout des lèvres, les notables des communautés juives répondirent par le renforcement de l'auto-exclusion, laquelle renforça à son tour l'animosité des sociétés-hôtes. La spirale était enclenchée car toutes les sociétés modelées par la religion aspirent à l'unité des cerveaux.

D'ailleurs l'actuel Etat créé en 1947 en Palestine en est un exemple particulièrement éloquent. Les moyens d'information du monde contemporain et la diffusion des images ne lui permettent plus de se comporter avec la brutalité qui fut celle des sociétés plus anciennes à l'égard des populations autochtones, bien que l'indulgence dont il a été l'objet durant des décennies lui a permis de procéder à des centaines de milliers d'expulsions - la nakba - de raser des milliers de villages, de tuer des milliers d'habitants, d'en emprisonner des centaines de milliers et d'ignorer superbement les recommandations et même les condamnations du Conseil de Sécurité de l'ONU qu'il considère comme des chiffons de papier.

Voir : 7 - Ils ont crucifié Marianne... Les nouveaux exploits de Tartuffe en Palestine, Pâques 2007.

A partir du XIIe siècle environ, le nouveau parti de zélotes bigots, bornés et ignorants, ennemi des sciences profanes qui avaient rayonné du temps de l'Espagne arabe avec Maïmonide et Ibn Gabriol, et qui n'avaient que le Talmud pour tout horizon intellectuel, posa un lourd couvercle sur les cervelles et les enferma avec une férocité incroyable dans l'espace ratatiné de ses ratiocinations.

 

 "Les Juifs (...) persécutèrent leurs coreligionnaires plus âprement, plus durement qu'on ne les avait jamais persécutés. Ceux qu'ils accusaient d'indifférence étaient voués aux pires supplices; les blasphémateurs avaient la langue coupée ; les femmes juives qui avaient des relations avec des chrétiens étaient condamnées à être défigurées : on leur faisait l'ablation du nez. " (Bernard Lazare, L'Antisémitisme)

 

 

Les conséquences intellectuelles, psychologiques et morales de l'enfermement tyrannique des esprits dans le coral du Talmud furent désastreuses pour le monde et pour fidèles de Jahvé. En effet, le Talmud est censé avoir tout prévu et tout décrit. Toute recherche intellectuelle ou scientifique se trouvait ipso facto non seulement délégitimée, mais violemment combattue. Comme seuls les actes extérieurs comptaient, il suffisait de suivre sans états d'âme et à la lettre les règles prescrites. La dictature des talmudistes réussit, certes, à maintenir par la terreur, l'unité du troupeau, mais elle le sépara irrémédiablement de son environnement et développa dans la population un esprit ritualiste, positiviste et pinailleur, ennemi de tout ce qui n'est pas juif, tourné vers les satisfactions matérielles et donc vers la recherche frénétique de la richesse.

On imagine l'effet des ratiocinations de certains des rabbins dont le Talmud a pieusement recueilli les élucubrations sexuelles, immorales et choquantes sur des cervelles uniquement gavées de cette nourriture-là.

Voir dans 12 - Petite généalogie du ghetto appelé Israël, 29 juin2012 , le tableau d'un petit florilège de grossières absurdités .

Une des des victimes les plus célèbres de l'obscurantisme et de la tyrannie des talmudistes hollandais fut le philosophe Baruch Spinoza qui s'était permis de penser par lui-même.

En effet, le 27 juillet 1656, le philosophe fut ostracisé et frappé de l'infamie et de la malédiction du herem, autrement dit, d'une mort sociale et religieuse. Un fanatique juif issu des fidèles de la grande synagogue d'Amsterdam, située sur le quai du Houtgrach, a même tenté de l'assassiner. Blessé, heureusement superficiellement, il a conservé durant de longues années son manteau troué par le poignard afin de garder sous les yeux les preuves des méfaits de tous les fanatismes, y compris et surtout de celui de ses co-religionnaires.

En 1948 David Grün, alias Ben Gourion a tenté de faire lever ce "herem", qui maudit le philosophe, y compris post mortem, mais les rabbins de l'Israel actuel s'y opposèrent. Le philosophe Baruch Spinoza demeure donc, aujourd'hui encore, frappé de pestifération par les rabbins juifs contemporains

Voir : -5 - La théocratie ethnique dans le chaudron de l'histoire, 3 janvier 2011

 

 

Le terme " herem " signifie beaucoup plus qu'une exclusion de la communauté, équivalente à une excommunion dans le christianisme. Il induit la "destruction", l'"anéantissement" du renégat, au point que le philosophe a été réellement frappé d'un coup de poignard.

" Les messieurs du Mahamad vous font savoir qu'ayant eu connaissance depuis quelques temps des mauvaises opinions et de la conduite de Baruch de Spinoza, ils s'efforcèrent par différents moyens et promesses de le détourner de sa mauvaise voie. Ne pouvant porter remède à cela, recevant par contre chaque jour de plus amples informations sur les horribles hérésies qu'il pratiquait et enseignait et sur les actes monstrueux qu'il commettait et ayant de cela de nombreux témoins dignes de foi qui déposèrent et témoignèrent surtout en présence dudit Spinoza qui a été reconnu coupable ; tout cela ayant été examiné en présence de messieurs les Rabbins, les messieurs du Mahamad décidèrent avec l'accord des rabbins que ledit Spinoza serait exclu et retranché de la Nation d'Israël à la suite du herem que nous prononçons maintenant en ces termes:

A l'aide du jugement des saints et des anges, nous excluons, chassons, maudissons et exécrons Baruch de Spinoza avec le consentement de toute la sainte communauté d'Israël en présence de nos saints livres et des 613 commandements qui y sont enfermés.

Nous formulons ce herem comme Josué le formula à l'encontre de Jéricho. Nous le maudissons comme Elie maudit les enfants et avec toutes les malédictions que l'on trouve dans la Torah.

Qu'il soit maudit le jour, qu'il soit maudit la nuit, qu'il soit maudit pendant son sommeil et pendant qu'il veille. Qu'il soit maudit à son entrée et qu'il soit maudit à sa sortie.

Que les fièvres et les purulences les plus malignes infestent son corps. Que son âme soit saisie de la plus vive angoisse au moment où elle quittera son corps, et qu'elle soit égarée dans les ténèbres et le néant.

Que Dieu lui ferme à jamais l'entrée de Sa maison. Veuille l'Eternel ne jamais lui pardonner. Veuille l'Eternel allumer contre cet homme toute Sa colère et déverser sur lui tous les maux mentionnés dans le livre de la Torah.

Que son NOM soit effacé dans ce monde et à tout jamais et qu'il plaise à Dieu de le séparer pour sa ruine de toutes les tribus d'Israël en l'affligeant de toutes les malédictions que contient la Torah.

Et vous qui restez attachés à l'Eternel , votre Dieu, qu'Il vous conserve en vie.

Ce texte a été affiché dans tous les lieux d'Amsterdam où vivaient des juifs et envoyé dans les principales villes d'Europe où il y avait d'importantes communautés juives.

 

 

L'afflux de centaines de milliers de fidèles nés d'une conversion de masse de la population d'un gigantesque territoire de l'Est européen et des marches de l'Asie, dont les ancêtres n'avaient évidemment jamais mis les pieds au Moyen-Orient et qui vivaient sous la poigne de fer de rabbins talmudistes métamorphosa définitivement le judaïsme. Et c'est ce talmudisme-là qui finit par donner naissance au sionisme contemporain.

J'aborderai plus longuement cette question dans le prochain texte.

 

Notes:

[1] Jacques Attali : "Les juifs ont toutes les raisons d'être fiers de cette partie de leur histoire", propos recueillis par Eric Conan http://www.denistouret.fr/ideologues/index.html

[2] Joseph Massad , Hamas et le nouveau/vieux croissant américain http://www.ism-france.org/analyses/Hamas-et-le-nouveau-vieux-croissant-americain-article-17320

[3] Mounir Mahmoud
http://www.wmaker.net/etreinformer/Chercheur-egyptien-les-regimes-arabes-ont-contribue-au-succes-de-la-judaisation-en-Palestine_a3422.html

 

Bibliographie

Professor Abdel-Wahab Elmessiri: 
The function of outsiders : http://weekly.ahram.org.eg/1999/435/op2.htm
The kindness of strangers: http://weekly.ahram.org.eg/1999/436/op2.htm
A chosen community, an exceptional burden : http://weekly.ahram.org.eg/1999/437/op5.htm
A people like any other : http://weekly.ahram.org.eg/1999/438/op5.htm
Learning about Zionism: http://weekly.ahram.org.eg/2000/476/eg6.htm

Mario Liverani, La Bible et l'invention de l'histoire, 2003, trad. Ed. Bayard 2008

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman,La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l'archéologie, 2001 ,trad. Ed. Bayard 2002

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, Les rois sacrés de la Bible, trad.Ed.Bayard 2006

Arno J. Mayer, De leurs socs, ils ont forgé des glaives, Histoire critique d'Israël, Fayard 2009

Ernest Renan, Histoire du peuple d'Israël, 5 tomes, Calmann-Lévy 1887

Douglas Reed , La Controverse de Sion

Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard 2008, coll. Champs Flammarion 2010

Avraham Burg, Vaincre Hitler : Pour un judaïsme plus humaniste et universaliste , Fayard 2008

Ralph Schoenman, L'histoire cachée du sionisme, Selio 1988

Israël Shahak, Le Racisme de l'Etat d'Israël, Guy Authier, 1975

Karl Marx, Sur la question juive

SUN TZU, L'art de la guerre

Claude Klein, La démocratie d'Israël,1997

Jacques Attali: Les Juifs, le monde et l'argent, Histoire économique du peuple juif. Fayard, 2002

18 septembre 2012

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos...

 

 

*


FILMS

et pourquoi pas ?

Deux mots sur un film qu'on vient de voir :

 

Sept jours à la Havane

 

Sept jours affiche 208_224339.jpg

Comme la plupart d'entre vous doivent le savoir, « Sept jours à La Havane», c’est donc sept chapitres, sept réalisateurs, sept regards, un pour chaque jour de la semaine. Un film construit en cadavre exquis porté par sept talents du cinéma international chargés de dérouler autant de récits. Des récits indépendants qui, mis bout à bout, rassemblés dans une trame commune constituent au final un instantané inédit de La Havane. Au fil des quartiers, des atmosphères, des générations, des classes sociales et des cultures, les réalisateurs entrecroisent leurs sensibilités, leurs parcours et leurs styles pour offrir un véritable portrait contemporain de la mythique capitale cubaine. » (Grand Ecart).

Et, n'en déplaise aux Inrocks, qui ne l'aiment pas, le résultat n'est ni hirsute, ni de bric et de broc, ni fade, mais atteint à une unité, ou si on préfère à une fusion, qui doit bien être un peu due à la vertu particulière du lieu et de ceux qui l'habitent.

Je mentionnerai juste pour mémoire les sept réalisateurs :

Le lundi revient à Benicio del Toro, avec El Yuma, histoire d'un jeune Américain venu faire un stage à l'école de cinéma de La Havane. On l'appelle ainsi, parce que « Yankee » est une injure. Il est pris en charge par un chauffeur de taxi entre deux âges, qui lui fait faire un tour de la ville by night dont il se souviendra.

Le mardi voit l'arrivée d'Emir Kusturica venu recevoir un prix récompensant sa carrière de cinéaste. Ici, il est acteur, fortement imbibé et tracassé par la colère probablement justifiée d'Anita, son épouse restée en Serbie. Il déteste les mondanités, les soupers de gala et le reste. C'est simple, il refuse de quitter le malheureux chauffeur noir qu'on a chargé de veiller sur lui et de le mener sans faute à bon port. Cette Odyssée – ce n'est pas Leopold Blum mais il y a un peu de ça – passe notamment par une cour d'immeuble, où, au milieu des poules et en présence d'un petit cochon, le chauffeur exténué par ses efforts inutiles joue de la trompette comme un dieu. C'est Jam Session, de Pablo Trapero.

Mercredi, Julio Medem suit le parcours de Cecilia, jeune chanteuse noire, qu'un Espagnol, ébloui par son talent, veut emmener à Madrid. Tentation amoureuse plus tentation de la gloire dans la riche Europe. Or, Cecilia vit avec José, un bronze de Riace noir qui a des ennuis dans sa carrière de champion de base-ball. José est portoricain, et veut prendre la mer en bateau gonflable pour passer à Miami, où il croit qu'il renouera avec le succès . Le film s'appelle La Tentación de Cécilia. Cecilia résistera à la tentation espagnole, mais pas à celle de suivre José dans son mirage américain.

Vendredi, Gaspar Noe raconte, dans Ritual, que les parents d'une jeune fille, ayant découvert qu'elle s'est fait séduire par une jeune gringa, bref, qu'elle est lesbienne, la font désenvoûter ou contre-envoûter, comme on voudra.

Samedi, c'est Dulce Amargo de Juan Carlos Tabio et l'histoire de Mirta Gutierrez, psychologue, animatrice d'un show télévisé où elle donne, une fois par semaine, des conseils aux gens pour mieux vivre. Dans la réalité, elle ne vit pas trop bien elle-même, entre son mari qui boit parce qu'il n'a plus d'emploi et sa fille (Cecilia) qui s'apprête à s'expatrier dans un sens ou dans l'autre. Et avec l'embargo qui n'arrange pas les choses, il faut bien qu'elle ait, comme presque tous, une seconde activité pour arriver à nouer les deux bouts. Un gros client lui commande des gâteaux, beaucoup de gâteaux, pour une occasion spéciale. Et voilà que son mari, rendu maladroit par l'alcool et la déprime, lui casse tous ses oeufs. Comment trouver autant d'oeufs d'un coup, à La Havane ? La débrouille et la solidarité entre petites gens y pourvoient. Comme on dit : la suite à l'écran. L'émission de Ménie Grégoire en direct est un petit morceau d'anthologie.

Dimanche enfin, vient une espèce de feu d'artifice tiré par Laurent Cantet : La Fuente, histoire d'une fontaine. Marta est une Havanaise d'un certain âge, qui habite au premier étage d'un immeuble à locataires multiples. Une statuette de la Vierge Marie trône dans son salon, car elle est très pieuse. Ce dimanche matin, elle réveille à grands cris toute la maison : la Vierge lui est apparue en rêve et a exigé une nouvelle robe – jaune – ainsi qu'une fontaine à ses pieds. Et, bien entendu, une grande fête. Aussitôt, tous de s'activer de gré ou de force. On se croirait au siège de Paris raconté par Rabelais. Maçons, peintres, couturière, tous portent, courent, volent, pédalent, s'échinent. Pas assez de place ? Qu'on abatte un mur. Pas d'eau courante ? Qu'on traverse la route et qu'on ramène de l'eau de mer !

La mer, c'est le domaine d'Ochun, mais Ochun et la Sainte Vierge s'entendent plutôt bien, elle ne dira rien. [ Ochun, déesse de la beauté dans la santeria, et première épouse de Chango, qu'on représente justement vêtue de jaune, un miroir à la main. Oui, vous avez compris, c'est l'Aphrodite de par là. Les Cubains, oecuméniques, l'ont assimilée à la Vierge de la Caridad del Cobre, sainte patronne de Cuba. La voilà. ]

Oshun - 2 .jpgComme de bien entendu, la vision de Marta s'accomplit. La Vierge avait dit : « Et une robe jaune aussi pour toi. » On lui en a fait une. L'apothéose, c'est quand une vieille dame noire très distinguée, chante a capella, en concertiste consommée, un très classique Ave Maria de Gounod, puis, sans transition, des chants africains peu susceptibles de déplaire à Ochun, chants et battements de mains que tous reprennent en choeur jusqu'à l'écroulement. L'histoire de Marta, c'est celle de tous les chefs et de tous les fondateurs de religion.

J'ai sauté le jeudi. Je le gardais pour la fin. C'est Diary of a beginner, d'Elia Suleiman, qu'il a réalisé et où il joue son propre rôle.

Quand les Inrocks disent de Sept jours à La Havane : « Une semaine à Cuba et sans inspiration. Deux jours auraient suffi. », ils se plantent le doigt dans l'oeil jusqu'aux cheveux. Quand ils ajoutent que seuls sauvent le « fade ragout » un « rituel vaudou moite et sensuel » et le film de Suleiman, ils se plantent davantage encore. Le vaudou passe assez mal à l'écran et le rituel du film, d'ailleurs, n'est pas du vaudou, c'est de l'exorcisme. Les rites d'exorcisme sont toujours un peu ridicules, qu'ils se déroulent dans une église ou en plein air. Tous font ample consommation d'eau bénite, celui-ci plus que d'autres : tout le monde est dans l'eau. La séquence de Gaspar Noe m'a fait l'effet d'être la plus faible des sept, même s'il réussit à communiquer la passion du coup de foudre entre les deux gamines, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Quant à ce que nos bobos du VIe ou du VIIe (à vue de nez plutôt des Champs) disent de Suleiman, c'est à se demander s'ils n'ont pas visionné le film au soleil, sur la Croisette :

 

 « En résulte un brillant court-métrage d’une quinzaine de minutes, quintessence du cinéma suleimanien où le réalisateur se filme lui-même, impavide voyageur à la démarche lunaire, face à des situations absurdes dont le sens semble lui échapper [c'est à eux qu'il échappe, NdC]. Il voudrait interviewer Castro, mais n’a accès, depuis sa chambre d’hôtel, qu’à ses (interminables) discours télévisés ; alors il attend, observe le triste ballet des touristes et des jolies cubaines photographiées comme des trophées de chasse… “Il ne s’agit pas de juger le régime, mais de poser un regard politique sur un pays, c’est-à-dire un regard conscient. Tout est politique, même filmer la mer vide” ».

.

Les Inrocks n'aiment pas Cuba, ils n'aiment pas Castro, et parce que Suleiman leur a dit que « tout est politique, même filmer la mer vide », ils s'imaginent avoir vu un film critique à l'égard de Cuba. Comme si un artiste de cette envergure pouvait manquer de savoir-vivre au point d'aller donner des leçons à des gens qui ne lui ont rien demandé. C'est Suleiman qu'il s'appelle, pas Kouchner ou BHL.

 

Elia Suleiman - 1 .jpeg

Voici comment le film est décrit dans Première :

« Elia Suleiman arrive à La Havane et flâne dans les rues de la ville en attendant un rendez-vous organisé par l’ambassade de Palestine. Toute communication étant rendue impossible par son ignorance de l’espagnol, sa supposée solidarité politique avec le peuple cubain se heurte bientôt à son ignorance des codes culturels. Peu à peu, alors qu’il pénètre le cœur de la ville et s’imprègne de ses sons et de ses images, ce qu’il pensait n’être qu’une façon de tuer le temps, devient un test pour redéfinir son identité. »

Que signifie « toute communication étant rendue impossible par son ignorance de l'espagnol » ? Il parle anglais, Suleiman, et les Cubains aussi. Kusturica et le jeune Américain du lundi ne savent pas un traître mot d'espagnol non plus. Et alors ? La communication n'est pas impossible pour eux. Elle l'est pour lui. Y compris avec le fonctionnaire de son ambassade. Mais pourquoi ? Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas nouveau dans son oeuvre.

Qui, ayant vu Le temps qu'il reste, n'est pas hanté par les premiers instants du film, où un ami du réalisateur, au volant d'un camion, par une nuit de tempête, dans un pays d'Europe du Nord, lui crie dans son téléphone cellulaire qu'il est perdu, qu'il fait noir comme en enfer, que les éclairs l'aveuglent, que le tonnerre est assourdissant, qu'il pleut, qu'il n'en peut plus et pourquoi ne répond-il pas ? « Eli Eli ! Lamma Sabachtani ! ».

Silence.

Ce que ces critiques paraissent ignorer, c'est que Suleiman ne parle jamais que de la Palestine, ne filme jamais que l'absence de la Palestine. A la rigueur, le silence de Dieu.

Je vous raconte le film que j'ai vu :

Elia Suleiman arpente les couloirs d'un luxueux hôtel, celui où les Cubains logent leurs hôtes de marque et qui sert de décor à plusieurs des autres films, leur donnant ainsi une sorte d'unité de lieu. Dans ces couloirs, il croise des gens : une femme de chambre noire qui passe un aspirateur, un maître d'hôtel, etc. Aucun ne lui parle ni ne lui adresse le moindre signe car aucun ne le voit. Ce n'est pas Elia Suleiman qui est là, vêtu en touriste et le chapeau de paille sur la tête, c'est la Palestine. Et la Palestine n'existe pas. Comment les gens pourraient-ils la voir ? A plus forte raison lui parler ! Il sort et, apparemment sans but, se rend à son ambassade. Belle villa en bord de mer, élégante, sereine, presque luxueuse elle aussi, avec son buste d'Arafat en marbre dans le hall d'entrée, et la clim, c'est sûr. Quelqu'un - un fonctionnaire ? l'ambassadeur ? - lui annonce que le commandant Fidel Castro est en train de prononcer un discours à l'Université de la Havane et le recevra dès qu'il aura fini. Suleiman l'entend mais ne répond pas, et l'ambassadeur, si c'est lui, n'a pas l'air de s'en formaliser. On dirait qu'il a parlé de derrière une vitre épaisse. Suleiman arpente maintenant les pièces de cette ambassade d'un pays qui n'existe pas, une des seules qu'il ait au monde sans doute. On a même allumé pour lui un téléviseur, où il peut suivre le discours en train de se dérouler. La voix qui en sort est celle d'un très vieil homme, cassée. La rhétorique est toujours la même, les gestes toujours énergiques, les visages attentifs, les applaudissements nourris, mais où cela se passe-t-il ? Sur quelle planète ? Suleiman sort sur le pas de la porte, d'où il domine la route. Une voiture (vintage, années 50) s'arrête pile, en panne. Le chauffeur en sort, soulève son capot et commence à trifouiller. Ses passagers, une jeune femme et un homme, sans s'émouvoir, se mettent, elle à prendre des poses à la manière des magazines hollywoodiens (années 50 aussi), lui, à la mitrailler de son Nikon en sautoir : sur le toit, contre une portière, un pied dans le coffre. Le chauffeur claque son capot et repart, tout le monde rejoint sa place en courant. Routine. Suleiman a peut-être souri, comme un qui comprend les petites misères d'un pays sous embargo. La Palestine, elle, reste impavide. On ne voit que son dos. Une autre voiture arrive en sens inverse et tombe en panne à son tour. Le chauffeur s'encourt armé d'un petit bidon. Panne d'essence. Routine on vous dit. Suleiman traverse la route et gagne le bord de mer. Une femme, sur un rocher, a l'air d'attendre. Suleiman est à quelques pas. Elle ne le voit pas. Il ne la regarde pas. Comme elle, il regarde la mer vide. D'où sort, au bout d'un très long temps, un plongeur – combinaison, palmes,tuba. La femme et lui s'enlacent et s'en vont. Suleiman n'a pas bougé. Ce genre de « bateaux qui se croisent dans la nuit » se répète plusieurs fois. A la fin de la journée, Suleiman repart en taxi pour l'aéroport, comme il en était venu. « Sans avoir vu Castro », disent les critiques. On n'en sait rien. Qu'importe ? Ce n'est pas le sujet du film. La Palestine est sortie de son néant pour venir à Cuba. Elle y rentre. Il ne s'est rien passé, car même les Cubains ne peuvent pas voir les fantômes et même Castro ne peut pas les matérialiser. Elle laisse derrière elle ce seul morceau de son territoire qui ne soit pas souillé par les bombes, les offenses et les humiliations : son ambassade, où vaquent des gens qui ont l'air de poissons dans un bocal, autour d'un buste d'Arafat en marbre.

Le jour du Shock & Awe sur l'Irak, un représentant de l'Algérie dont je n'ai pas retenu le nom est monté à la tribune des Nations Unies et, au lieu d'un discours inutile, il a récité, en français, Le loup et l'agneau. Il y fallait un certain courage et pas mal de désespoir. Ce Jeudi à La Havane est une parabole semblable, dont même le titre est politique en effet : « Journal d'une débutante »... parmi les nations souveraines, et ce n'est sûrement pas pour rien qu'il est en anglais, quand tous les autres sont en espagnol. Ce septième d'un film international et collectif est une épure, une fable de La Fontaine, Le loup et l'agneau. Admirable Elia Suleiman.

Carte d'identité du film, de la part des producteurs :


http://www.7joursalahavane.fr/


Catherine


*

 

 Mis en ligne par Théroigne, le 28 septembre 2012.  

 

 

06/07/2012

Aux sources du chaos mondial actuel

Dignité al Karama 2_120.JPG

 

Notre post d’aujourd’hui ne peut se lire en un seul jour, mais ceux qui ne le liront pas en entier risquent de mourir idiots. Qu’ils ne viennent pas dire, après, qu’on ne les avait pas prévenus.

Catherine

 

 

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL

ACTUEL

AVEC L'EXPLORATRICE ALINE DE DIEGUEZ

ET QUELQUES HARDIS MARINS

 

 L'actualité nous flanque à la face, jour après jour, tant de malfaisances nouvelles - mèche allumée qui va se raccourcissant au Moyen Orient, avec, au bout, un impensable mais très réel baril nucléaire, capable de supprimer toute vie sur la terre ; coups d'État à répétition en Amérique Latine sur le modèle « expulsion de Zelaya » d'il y a trois ans, qui lui-même en répétait beaucoup d'autres ; forcenée mise à sac de la malheureuse Afrique, sous toutes les formes d'agression possibles et imaginables ; manoeuvres d'encerclement de la Chine, excusez du peu, et on en passe – qu'on en viendrait à oublier celles qui ne sont pas nouvelles et qui durent, qui durent...

Car, comme au jeu de bonneteau, ces malfaisances dernier cri servent encore à occulter celle qui, depuis soixante ans, les résume toutes-mais-pourquoi-n'a-t-on-pas-vu-qu'elle-les-annonçait-? Je veux parler du lent génocide à l'oeuvre en Palestine, où il ne s'agit pas d'une colonisation « classique », qui serait déjà pas mal, mais, comme le martèle très justement Gilad Atzmon, de l'effacement programmé et froidement perpétré de tout un peuple.  Non, ils ne veulent pas les asservir, les Palestiniens : ils veulent les anéantir, au moins les jeter à la mer et qu'ils s'y noient.

C'est pourquoi, à l'occasion de la sortie attendue du XIIe chapitre de l'Opus majeur d'Aline de Dieguez, nous avons jugé opportun de réunir ici, dans son sillage, quelques autres manifestations de la lucidité résistante : Gilad Atzmon, interviewé par Silvia Cattori, Eric Hazan et Jacob Cohen interviewés par Jonathan Moadab et Raphaël Berland, et Christophe Oberlin, interrogé par les mêmes et par la même, car les persécutions de l'«état» fasciste devenu nazi d'Israël ne s'exercent pas que sur les Palestiniens sur leur sol, mais sur des Européens, goys ou juifs, un peu partout en Europe. Ainsi en va-t-il des cancers en voie de généralisation.

Si l'édition française n'était devenue la guenille alignée qu'elle est, la somme d'Aline de Dieguez devrait être publiée avec les honneurs et la diffusion maximale dûs à son rang. Elle devra se contenter, j'en ai peur, de l'édition non alignée d'un certain nombre de blogs attentifs, tout comme les vrais journalistes s'expriment aujourd'hui loin des merdias ou pas du tout.

 

 

***

 

 

Aline de Diéguez

 

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL

 

" La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. "( Edward Mandell HOUSE )

 

*

 

2ème Partie

 

Aux sources du sionisme

 

XII - Petite généalogie du ghetto appelé "Israël"

 

"La vérité doit être martelée avec constance, parce que le faux continue d'être prêché, non seulement par quelques-uns, mais par une foule de gens. Dans la presse et dans les dictionnaires, dans les écoles et dans les Universités, partout le faux est au pouvoir, parfaitement à l'aise et heureux de savoir qu'il a la majorité pour lui."

Johann Wolfgang von Goethe

 

"Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu'un esprit un peu propre accepte d'être malhonnête."

Le Manifeste censuré d'Albert Camus

 

 

*

 

Afin de comprendre comment s'est formé l' "esprit sioniste" en pleine action aujourd'hui en Israël, il m'a semblé important, à ce stade de l'analyse, de présenter une vue d'ensemble et aussi précise que possible, de la manière dont se sont agglutinées une à une, et au fil du temps, les briques du mur mental qui enferme Israël et ses habitants de l'intérieur et de l'extérieur de leur enclos dans un ghetto politique et psychologique.

Le mur monstrueux érigé en terre palestinienne n'est que le miroir du mur intérieur qui emprisonne ses concepteurs. Au mur qui serpente en Cisjordanie sont venus s'ajouter des murs entre Israël et l'Egypte, des murs entre Israël et la Jordanie et encore des murs entre Israël et le Liban. Le ghetto est en passe d'être hermétiquement clos. Tous ces murs symbolisent une mentalité à la fois arrogante et terrifiée. Pour les adorateurs du dieu Jahvé et pour leurs héritiers politiques contemporains il y a toujours un "nous" et un "eux", le ROW (The Rest of the World) pour reprendre l'expression en usage aux Etats-Unis pour désigner les "non élus".

Lire la suite ici…

 

 

***

 

Mais, parce que l’actualité n’arrête pas de nous rattraper, nous nous voyons obligés d’insérer, entre Aline de Dieguez et nos autres auteurs, une nouvelle qui vient de nous parvenir au moment de mettre en ligne et qui concerne d’ailleurs l’un d’entre eux, puisque Mme Olivia Zemor et M. Jacob Cohen viennent à nouveau d’être victimes d’agressions de la part de la sinistre LDJ.

Qu’on ne s’y méprenne pas, il n’est pas question ici de différends entre communautés ni d’incompatibilités religieuses. Il est question d’un groupe fasciste armé (la LDJ ou Ligue de Défense Juive), qui ne représente que lui-même et qui sème impunément la terreur dans les rues de Paris depuis beaucoup trop longtemps.

Alors, MM. Hollande, Fabius, Valls & Cie, ne disons pas le « changement », mais le minimum de respect des lois républicaines, c’est pour quand ?

 

 

***

 

Message du CAPJPO Euro-Palestine –

6 juillet 2012 :

 

Chères amies, Chers amis,

 

La LDJ ("Ligue de défense Juive") vient d’agresser tour à tour Olivia Zémor et Jacob Cohen à Paris.

 

DANGEREUX ET LÂCHES

 

Fort mécontents de la préparation d’une nouvelle mission internationale "Bienvenue en Palestine" du 24 au 31 août, destinée à aller encourager la rentrée scolaire des enfants palestiniens et à affirmer le droit de circulation en Palestine, les fascistes de la LDJ s’en sont pris à Olivia Zémor le 28 juin dernier.

Courageusement, à leur habitude, c’est en bande qu’ils ont commis leur forfait, contre une femme seule, en l’agressant de dos, qui plus est.

Alors qu’Olivia Zémor était assise à la terrasse d’un café à la Bastille, elle a été attaquée et a reçu sur la tête, le visage et le corps, de la peinture à l’huile, ce qui a nécessité un transport aux urgences de l’Hôtel Dieu par les pompiers, étant donné la toxicité du produit.

Une plainte a été déposée et une enquête a été ouverte, d’autant que la LDJ a revendiqué cet "exploit" en publiant une vidéo sur internet.

La police prend l’affaire très au sérieux.

 

Reste à savoir ce que feront les autres échelons du pouvoir ?

Quant à Jacob Cohen, écrivain qui dénonce dans ses romans les méthodes de recrutement du Mossad en France, il a fait l’objet d’une attaque jeudi 5 juillet dans le quartier de Saint-Paul où la LDJ fait régner la terreur. La deuxième du genre, puisqu’il avait été agressé juste avant la présentation de son premier roman en mars 2012, par un groupe de fascistes de la LDJ. Un témoin des faits avait formellement reconnu trois d’entre eux. Mais aucune instruction n’a pour autant été ouverte à ce sujet...

 

POURQUOI LA LDJ N’EST-ELLE PAS INTERDITE EN FRANCE ?

Jusqu’à présent, il est clair que les nazillons de la LDJ ont bénéficié en France de protections en haut lieu, qui les ont incités à multiplier les agressions.

Bien qu’ayant grièvement blessé un grand nombre de personnes en France (sans parler des Palestiniens qu’ils ont tués), dont un commissaire de police resté trois semaines en soins intensifs à l’Hôpital Saint-Antoine à Paris, ainsi qu’un étudiant de Nanterre qui a quasiment perdu la vue, d’un oeil ;

Bien qu’ayant saccagé différents locaux associatifs et librairies, et même commis des agressions au sein de conseils municipaux et de… tribunaux ;

Bien que proférant menaces de mort et insultes racistes à longueur de temps, de manière signée, sur internet et sur le site de la LDJ

Bien qu’étant quasiment tous identifiés par les services de police et ne se gênant pas pour se mettre en scène personnellement en tant que représentants de la LDJ, tels Jason et Steven Tibi, Dylan Halimi, Joseph Ayache, Anthony Attal, ou Gregory Chelli ; (La vidéo de Joseph Ayache, dit "Yossi", "combattant" dans l’armée israélienne est toujours en ligne : http://www.dailymotion.com/video/x1... ainsi que bien d’autres, comme : http://www.dailymotion.com/613camp#...)

Bien qu’ayant été arrêtés par la police en flagrant délit d’agressions et ayant pour la plupart des casiers judiciaires peu reluisants pour trafic de drogues ou violences conjugales ;

 

MlRACLE : PAS UN SEUL N’A JAMAIS ÉTÉ EN PRISON EN FRANCE !

Quand ils se font quand même pincer, ils n’écopent que de peines de sursis... qui s’accumulent ! Un sursis éternel, en quelque sorte !

Et sinon, ils vont faire un petit tour en lsraël, profitant de leur double nationalité, et personne ne les inquiète à leur retour en France, y compris quand ils tuent des Palestiniens.

Forts de cette impunité, ils commettent donc de nouvelles agressions.

Quant aux rares fois où ils ont été contraints de payer des dommages et intérêts à des victimes (comme lors du saccage de la librairie Résistances), ils n’ont pas à se faire de soucis : l’Union des Patrons Juifs de France (UPJF) appelle publiquement les auditeurs de "RADIO J" à envoyer de l’argent pour payer leurs dettes !

CES DANGEREUX PETITS VOYOUS SONT PROTÉGÉS PAR LE CRIF QUI NE S’EST JAMAIS ÉMU DE LEURS AGRESSIONS RÉPÉTÉES CONTRE DES CINÉMAS, DES THEÂTRES, DE LEURS RATONNADES, DE LEURS INSULTES RACISTES, DE LEURS APPELS AU LYNCHAGE.

 

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UNE SITUATION HALLUCINANTE

LA FRANCE EST LE SEUL PAYS À ACCEPTER QU’ILS AIENT PIGNON SUR RUE, QU’ILS DÉVERSENT DES INSANITÉS SUR UN SITE PUBLIC, QU’ILS S’ENTRAÎNENT MILITAIREMENT, ET QU’ILS RECRUTENT OUVERTEMENT DES JEUNES PAUMÉS POUR ALLER "CASSER DE L’ARABE" OU DU "JUIF TRAÎTRE", EN FRANCE, ET DU PALESTINIEN DANS LES TERRITOIRES ILLÉGALEMENT OCCUPÉS PAR ISRAËL

Leur association est classée terroriste aux États-unis. Elle est interdite en lsraël même. Mais en France ces bandes peuvent agresser et menacer impunément.

Certaines de leurs agressions ont même été classées dans la catégorie des "actes antisémites" (sic), venant grossir les statistiques du fameux BNVCA (Bureau national de Vigilance contre l’antisémitisme).

Nous en avons eu la preuve à plusieurs reprises, à l’occasion de tags de la LDJ sur les portes de nos immeubles ou de nos locaux !

Quand la police les arrête, et ne les relâche pas quelques heures plus tard, la justice fait semblant de gober les histoires de "religions" et de "communautés" qui s’affronteraient.

Mais les juges ne font que suivre les réquisitions des procureurs, qui suivent eux-mêmes les consignes gouvernementales. D’autant que la gauche, pas plus que la droite n’a jamais émis la moindre protestation. Tous ces politiciens qui vont manger la soupe aux dîners du CRlF, toute honte bue, en multipliant les déclarations sur leur "attachement à lsraël" n’ont pas une seule fois demandé au CRlF de retenir ses chiens.

On fait condamner pour "incitation à la haine et à la violence" des militants pacifiques parce qu’ils appellent au boycott d’lsraël, mais on protège de dangereux nervis fascistes, en cheville avec l’extrême-droite française.

 

NOUS APPELONS L’ENSEMBLE DES DÉMOCRATES ET DES CITOYENS PRÉOCCUPÉS PAR CETTE SITUATION À SAISIR MANUEL VALLS POUR EXIGER L’INTERDICTION DE LA LDJ :

 

M. Manuel Valls

Ministère de l’Intérieur

Place Beauvau

75800 Paris cedex 8

FAX : 01 42 66 92 34

E-mail : sp.ministre@interieur.gouv.fr

 

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

 

PS / Rappel : Jacob Cohen présentera son nouveau roman « Dieu ne repasse pas à Bethléem » ce samedi 7 juillet à 17 H 30 à la librairie Résistances à Paris

 

 ***

 

Chers amis internautes, vous avez bien compris qu’il vous faut sans tarder bombarder M. Manuel VALLS (« Socialiste ») de lettres, émiles, fax et appels téléphoniques – plus il y en aura, mieux cela vaudra -, pour lui rappeler qui, dans ce pays, est le Souverain, puisque ni lui ni ses prédécesseurs ne semblent le savoir.

Et nous, revenons à nos citoyens exemplaires.

 

 

***

 

Cet « extrémiste » d’OBERLIN

 

Les anciens lecteurs de (l’ancien) Charlie Hebdo se rappelleront peut-être l’incident survenu lors du départ en fanfare de Siné, expulsé par le sémillant Val pour « antisémitisme » ou autre crime à la mode (rechercher la marque du Diable à coups d’épingles sur les fesses des sorcières étant devenu, au moins pour la forme, une préoccupation obsolète).

Siné, désireux de lancer un hebdo rival mais manquant à peu près de tout, avait été spontanément soutenu par un sympathisant, lequel avait mis à sa disposition maison et matériel, avant de partir en voyage. Pour se découvrir, au retour, exclu du collectif qu’il avait lui-même fondé et viré comme un malpropre, pour cause de candidature aux élections européennes sur la liste Europe-Palestine.

 

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Ce sympathisant, lourdé avec une si élégante gratitude par la bande à Siné, c’était le Dr. Oberlin.

Que revoilà aux prises avec les non-extrémistes du CRIF, pour avoir posé, à ses étudiants, lors de leur examen de médecine humanitaire, une question qui a déplu à ces démocrates.

Jonathan Moadab, du Cercle des Volontaires (on compte bien vous reparler d’eux sous peu) a eu l’idée d’interroger le coupable. Résultat :

 

 

Christophe Oberlin, nouvelle victime du lobby sioniste de France.

par Jonathan Moadab

 

Christophe Oberlin

interviewé par le Cercle des Volontaires

 

« Anti-israélien acharné », « symptôme de l'épidémie anti-israélienne », « haineux », « sujet ahurissant », « antisionisme couplé à de l'antisémitisme », « myopie intellectuelle », « obsessions du militant », « énoncé scélérat », « acte inique », « idéologie », « outrepassé ses fonctions d'enseignant », « contrevient à l'esprit de laïcité de l'enseignement supérieur », « hors sujet », "humaniste obsessionnel qui a fait rire dans le passé », « à la pointe extrême de la haine contre Israël et de la promotion du Hamas », « ignoble question », « questionnaire que le Hamas aurait pu écrire », « incitation à la haine », « neutralité du service public bafouée », « ami de coeur du Hamas », « caractère provocateur et propagandiste », « manipulation » etc.

 

Ce sont là quelques citations issues des articles produits par la nébuleuse sioniste française concernant la question qui fut posée aux étudiants en médecine de Paris VII, lors de leur examen de médecine humanitaire.

 

Voici l'objet du délit :

 

Étude de cas de droit humanitaire – Question longue :

« Vous êtes à l’hôpital de Rafah, situé dans la bande de Gaza lors de la guerre de l’hiver 2008-2009. Des ambulances vous amènent 22 corps portant tous le nom d’Al-Daya. Les ambulanciers et les membres survivants de la famille vous déclarent qu’il s’agissait d’un bombardement classique. Quelle est ou quelles sont les qualifications des crimes perpétrés ? Argumentez votre position en vous basant sur les définitions des différents crimes. » 

Usant de citations tronquées, sortant la question de son contexte, imputant au professeur Oberlin des intentions supposées haineuses et anti-israéliennes, ainsi que d'autres procédés classiques de désinformation, les sionistes ont réussi à faire de cet examen de médecine une affaire publique qui a fait les gros titres de la presse...

À notre connaissance, aucun des individus ayant écrit sur Christophe Oberlin n'a eu la décence de le contacter pour en savoir plus à son sujet, et l’interroger sur le sens réel de cette question. Le Cercle des Volontaires, intrigué par cette polémique, a donc convié le professeur pour un entretien visant à éclairer le public sur cette sombre affaire...


À l'issue de cet entretien, nous n'avons pu que constater le caractère fallacieux des attaques portées contre Christophe Oberlin. Nous avions nous-mêmes, en préparant cette interview, été induits en erreur par ces articles présentant la question posée comme un exercice du type QCM...

(...)

Sources anti-Oberlin :

Christophe Oberlin, anti-israélien acharné, se fait symptôme d’une maladie qui frappe la France

http://www.crif.org/fr/tribune/christophe-oberlin-anti-israélien-acharné-se-fait-symptôme-d’une-maladie-qui-frappe-la-france/31610

Lettre d’un confrère au Dr Christophe Oberlin

http://www.crif.org/fr/actualites/lettre-d’un-confrère-au-dr-christophe-oberlin/31586

J’ai d’autres idées de sujets d’examen pour Christophe Oberlin

http://www.crif.org/fr/tribune/j’ai-d’autres-idées-de-sujets-d’examen-pour-christophe-oberlin/31609

L’université selon Oberlin ( à ne pas confondre avec le collège du même nom)

http://www.crif.org/fr/tribune/l’université-selon-oberlin-à-ne-pas-confondre-avec-le-collège-du-même-nom/31632

Communiqués de l’université Paris 7

http://www.crif.org/fr/communiquedepresse/communiqués-de-l’université-paris-7/31591

Une question particulière

http://www.crif.org/fr/leditorialdupresident/une-question-particulière/31585

Le Dr Oberlin et l’invention du droit humanitaire antisioniste

http://www.europe-israel.org/2012/06/le-dr-oberlin-et-l’invention-du-droit-humanitaire-antisioniste/

Scandale Oberlin à l’Université Paris Diderot, mise au point au regard du Droit International Humanitaire !

http://www.europe-israel.org/2012/06/scandale-oberlin-a-luniversite-paris-d

 

 

*

 

Pour en savoir plus, on lira avec intérêt l’entretien qu’a eu avec le Pr. Oberlin la journaliste suisse Silvia Cattori (Tempête dans un verre d’eau),  d’où il ressort quand même que MM. Vincent Berger, président de l’université Paris-Diderot et Alexandre Steyer, recteur de l’académie de Rennes,  semblent souffrir d’un curieux éloignement pour le courage civil..

Comme annoncé dans le corps de l’entretien et pour les raisons qu’il a dites, Christophe Oberlin a adressé à la Ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, Mme Geneviève Fioraso, une « Lettre ouverte » que la même Silvia Cattori publie sur son site.

 

 

***   

 

Eric Hazan, éditeur et auteur subversif

 

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On ne présente plus Eric Hazan : né à Paris, en 1936, d’une mère apatride née en Palestine et d’un père juif né en Égypte. Fondateur et animateur « à gauche de la gauche » des éditions La Fabrique, il est surtout connu pour avoir publié L’insurrection qui vient, livre qui fit un malheur grâce aux persécutions dont son auteur fut l’objet (« L’affaire de Tarnac » vous vous souvenez ?). Mais Éric Hazan est aussi un penseur de la lutte politique, et un combattant qui se considère « en état de guerre civile ». Et il a, bien entendu, ses idées sur l’avenir de la Palestine.

Les jeunes gens du Cercle des Volontaires l’ont rencontré à la librairie Tropiques, où il était venu présenter son livre, écrit à quatre mains avec Eyal Sivan : Un état commun entre le Jourdain et la mer. Car, oui, Eric Hazan est partisan de la solution à un seul état. Et il dit pourquoi.

Interview :

 

 

***

 

Jacob Cohen et

Le printemps des Sayanim

 

 

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Le 12 mars dernier, Jacob Cohen, juif français né au Maroc, était agressé dans un café du boulevard Saint-Germain, par un commando de la LDJ (Ligue de Défense Juive). Pourquoi ? Pour le punir, l’intimider (et en intimider d’autres). C’est que Jacob Cohen est l’auteur d’un livre qui fait quelque bruit : Le printemps des sayanim, paru chez L’Harmattan.

Les Sayanim (en hébreu = assistants) sont des « agents dormants » établis en dehors d’Israël, prêts à aider le Mossad en lui fournissant à la demande une aide logistique. Ils se recrutent principalement parmi les juifs de la Diaspora, mais pas seulement. Le plus célèbre de tous s'appelle Jonathan Pollard.

Video de l’auteur, interrogé par le Cercle des Volontaires.

 


 

Dernière minute :

Suite à la nouvelle agression dont vient d’être victime Jacob Cohen, le Cercle des Volontaires publie la lettre ouverte que M. Cohen vient d’adresser à Manuel Valls.

 

 

***

 

Gilad Atzmon

et les nouveaux inquisiteurs

 

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Les habitués de ce blog ne peuvent plus ignorer Gilad Atzmon. Pour les autres, rappelons brièvement que, né citoyen israélien en 1963, ce très grand musicien de jazz est aussi un homme affligé d’une conscience exigeante. Mettant ses actes en accord avec ses convictions, il a fini par demander l’asile politique à l’Angleterre. S’il croyait par là échapper à la malédiction de sa naissance, il se trompait. Car il n’a plus jamais, depuis son exil, pu se consacrer entièrement et exclusivement à son art. Non seulement il affronte sans répit, au jour le jour, ses anciens compatriotes dont il est devenu la bête noire, mais il ne cesse en même temps d’approfondir sa réflexion sur ce qui a pu pousser un certain nombre de juifs russes, dont il descend, à choisir la voie du fascisme et à envahir une terre qui ne leur appartenait pas, avec le projet d’en supprimer la population, revendiquant, à l’instar d’Adolf Hitler, un Lebensraum de leur choix.

Il a publié, en septembre 2011, The Wandering Who ?, qu’on pourrait traduire par Le QUI errant ?, livre qui vient enfin de paraître en français (La parabole d'Esther) et qui lui vaut, ici comme ailleurs, des attaques sans nombre. Silvia Cattori (dieu que les Suisses ont de la chance !), qui l’avait interviewé lors de la sortie de l’ouvrage en anglais, vient de le réinterviewer. Devinez pourquoi ?

 

UN ENTRETIEN AVEC GILAD ATZMON

Les nouveaux inquisiteurs et leurs campagnes calomnieuses

À la suite de la parution de l’édition française du livre ‘The Wandering Who ?’, nous avons demandé à son auteur, le célèbre jazzman Gilad Atzmon, de répondre aux accusations portées à son encontre par ceux qui tentent en permanence de l’empêcher de s’exprimer et de diffuser ses idées.

Dans son livre, Gilad déconstruit la politique identitaire juive. Il y fustige également la domination de la politique juive au sein des mouvements de gauche et en particulier des mouvements de solidarité avec les Palestiniens. Recueillies par Silvia Cattori ses réponses font apparaître l’inanité des arguments de ceux qui veulent le faire taire.

Lire la suite…

 

***

 

Enfin, pour que notre tour d’horizon soit complet :

 

Le gouvernement israélien assigné en justice par le collectif « Un bateau français pour Gaza »

 

 

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Pour rappel, le Dignité el-Karama, notre bateau d'aujourd'hui, est un de ces bâtiments affrétés par des civils de nationalités diverses, pour porter quelque réconfort et un peu d’aide aux emmurés de Gaza, que la marine israélienne arraisonne couramment dans les eaux internationales et pille après les avoir amenés dans un port. Actes de piratage ordinaire. Le Dignité el-Karama battait pavillon français.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’assignation devant un tribunal français du gouvernement israélien a été déposée par Roland Weyl, avocat du collectif.    


Le Dignité Al Karama, symbole de la solidarité de milliers de citoyens français qui demandent la fin du blocus de la bande de Gaza, doit être rendu.

Le Dignité Al Karama, a été arraisonné par des navires militaires israéliens le 19 juillet 2011 dans les eaux internationales, à environ 40 miles nautiques de la côte de la bande de Gaza. Amené de force par la marine israélienne dans le port d’Ashdod, il n’a pas été restitué depuis. Le préjudice subi pour la perte du bateau est évalué à 226 726 euros. Cet arraisonnement dans les eaux internationales d’un bateau de plaisance battant pavillon français, ramené, sous la menace, sur son territoire où il est depuis séquestré est contraire au droit.

Acquis grâce à la mobilisation de milliers de citoyens en France, ce bateau symbolise la volonté de voir le droit international enfin respecté et qu’Israël cesse le blocus de la Bande de Gaza qui asphyxie plus de 1,6 millions de ses habitants.

Israël ne peut agir en toute impunité. La Campagne « Un bateau français pour Gaza » demande la restitution du Dignité Al Karama dans l’état dans lequel il se trouvait au moment de l’arraisonnement et que soient payés des dommages et intérêts  pour les préjudices causés aussi bien au bateau qu’aux passagers.

Le collectif compte sur la justice française pour que le droit soit appliqué.

 

CONFERENCE DE PRESSE

MARDI 26 JUIN 2012 à 11 heures

SALLE DE LA COMMISSION

DES AFFAIRES ECONOMIQUES DU SENAT - Salle n°263

15 rue de Vaugirard, 75005 PARIS

Métro : Luxembourg

 

Le Mouvement de la Paix,

membre du collectif

Saint-Ouen, le 22 juin 2012

 

 

 

***

 

Livres 10.jpg

 

 

LIVRES

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Mohammed al-RANTISSI

Survivre à Gaza

Récit écrit avec la collaboration

de Christophe OBERLIN et de Jacques-Marie BOURGET

Éd. Koutoubia, 2009

 

 

Pour en savoir plus :

http://www.voltairenet.org/achat-en-ligne/fr/livres-en-fr...

 

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Christophe OBERLIN

Chroniques de Gaza

Éd. Demi-Lune, 2011

Collection Résistances

 

Pour en savoir plus :

http://www.google.fr/imgres?q=chroniques+de+gaza+2001-201...

palestine,israël,dignité al-karama,aline de dieguez,silvia cattori,jacob cohen,sayanim,eric hazan,christophe oberlin,olivia zemor,ldj,adolf hitler,cuba,academie de rennes,université paris-diderot,gilad atzmon

 

 

Christophe OBERLIN

Acacia CONDÈS

Bienvenue en Palestine - DESTINATION INTERDITE

éd. Encre d'Orient; 28 juin 2012

 

 

On trouvera "monomaniaque", manquant à la liste relevée par le Cercle des Volontaires, chez un client d'Amazon.

 

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Éric HAZAN

Un État commun entre le Jourdain et la mer

Éd. La Fabrique ; mars 2012

 

 

 

pour en savoir plus : http://www.lafabrique.fr/catalogue.php?idArt=675

 

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Jacob COHEN

Le printemps des Sayanim

Éd. L’Harmattan, 2010

 

 

 

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Jacob COHEN

Dieu ne repasse pas à Bethléem

Éditions Kalimate, Salé, Maroc

 

 

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Gilad ATZMON  

Guide des égarés

Phébus, 2005

 

 

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Gilad ATZMON

The Wandering who ? A study of Jewish Identity Politics

Zero Books, 2011

 

 

 

en  français :

  Atzmon - Parabole 306b35bdfd2f74c4014f14f4a09bd0c9.image.250x384.jpg                                           

Gilad ATZMON

La parabole d’Esther. Anatomie du Peuple Élu

Éditions Demi-Lune, Février 2012

Traduit par Marcel Charbonneau

Préface de Jean Bricmont

 

 

Voir la présentation de ce livre sur le site des éditions Demi-Lune :

http://www.editionsdemilune.com/la-parabole-desther-anato...

 

 

***

 

In cauda

 …pour ce que rire est le propre de l’homme…

 

Rions un peu

La propagande anti-cubaine jusqu’au baccalauréat !

 

Plusieurs enseignants et associations de solidarité avec le peuple cubain dénoncent à juste titre la teneur de l’épreuve d’espagnol, langue vivante 1, du baccalauréat des séries S et ES.

Le texte soumis aux candidats, « El muchacho de Camaguey », de l’obscur écrivain espagnol (donc, même pas cubain), Luisgé Martin, dresse un tableau accablant de la vie dans l’île : un Cubain famélique raconte comment il a été arrêté par des policiers déguisés en touristes pour avoir parlé de sa faim et de son dénuement.

Les intentions de ceux qui ont choisi le sujet éclatent dans leurs consignes de correction :

 « On attendra du candidat qu’il commente à partir du texte : La pauvreté sur l’île : la faim en rapport avec la description physique de Carlos, le manque de biens courants : allusion au savon, l’attitude des Cubains vis-à-vis des touristes, les conditions économiques, la censure : crainte, méfiance et répression ».

Les « bonnes » réponses sont récompensées par 5 points, coefficient 3 !

Rarement la propagande anti-cubaine aura atteint ce niveau caricatural et en même temps ce niveau officiel. (…)

Nous reproduisons ci-dessous la lettre ouverte que viennent d’adresser au ministre de l’Éducation Nationale, quatre résidents cubains.   (…)

 

LETTRE OUVERTE AU MINISTRE FRANCAIS DE L’ÉDUCATION NATIONALE

 

 À M. Vincent Peillon, ministre de l’Education Nationale

           Objet : Scandale du Bac 2012

 Paris,

Monsieur le Ministre,

Une fois de plus, les calomnies et mensonges contre Cuba sont à l’ordre du jour dans la société française.

En cette occasion, c’est le tour du secteur que vous dirigez, qui a choisi comme sujet d’espagnol au baccalauréat le conte « El muchacho de Camagüey » de l’écrivain espagnol Luisgé Martin. Et ce, après avoir consacré à Cuba tout un chapitre de l’année scolaire, laissant de côté le grand nombre d’excellents écrivains cubains reconnus à l’échelle internationale, qui auraient apporté aux élèves de véritables connaissances concernant la culture et la réalité de l’île.

Nous considérons ce choix du jury comme une subtile agression contre la réalité socio-culturelle de notre pays.

Nous soulignons que malgré les difficultés économiques aggravées par la crise que traverse le monde et le blocus brutal exercé par gouvernement des États-Unis depuis plus de cinquante ans, il n’y a pas eu une seule fermeture d’école à Cuba.

L’UNESCO considère le niveau culturel et de scolarisation des citoyens cubains parmi les plus élevés de la planète.

En tant que résidents cubains en France, fiers des conquêtes de notre Révolution, nous regrettons cette manipulation contre notre pays et souhaitons vivement que le Ministère de l’Éducation, formateur des nouvelles générations, reste fidèle à la vérité.

Avec Cuba dans le coeur et dans la pensée,

Cristobal Danilo Campos Aveillé

Virgilio Ponce

Felina Martínez

Vilma Suárez

Source :

http://eldiablo.over-blog.org/article-la-propagande-anti-cubaine-

 

De son côté, l’association « France-Amérique Latine » a publié le communiqué suivant :

 

Un sujet de bac qui équivaut à un réquisitoire contre le système cubain.

 

L’association France Amérique Latine s’efforce de faire connaître les cultures des peuples d’Amérique Latine, leurs espoirs, leurs élans novateurs, leurs combats et leurs succès dans la défense des droits de l’Homme. Elle a pris connaissance avec stupeur du contenu du sujet de LV1 espagnol pour la session 2012 du baccalauréat L, ES et S, intitulé « El muchacho de Camagüey ».

En effet les candidats sont conduits par un texte tendancieux et un questionnement orienté à présenter Cuba comme un pays misérable où le gouvernement affame le peuple, où règnent la peur et la répression et où des policiers peu scrupuleux montent des pièges visant à châtier toute velléité d’expression.

Ce sujet d’examen national, qui clôturera pour de nombreux adolescents l’étude de la langue, des cultures et des civilisations hispaniques, présente de Cuba une vision caricaturale et mensongère.

Il ne relève en aucun cas de l’information ni de l’analyse mais n’est que propagande et reproduction des stéréotypes véhiculés par une presse et une littérature peu soucieuses de donner à leurs lecteurs les moyens de comprendre des réalités complexes.

La plupart des questions de compréhension et d’expression, auxquelles les élèves doivent répondre, les guident vers une présentation manichéenne de la situation du pays : pauvreté, famine, maigreur des habitants, manque de biens les plus courants, conditions désastreuses imputables aux choix économiques gouvernementaux, censure, sentiment de méfiance et représailles généralisées.

Ces questions conduisent les élèves à énoncer des contrevérités qui s’ancreront dans leurs mémoires. Elles témoignent de la volonté de donner de Cuba une vision unilatérale conforme à la propagande la plus outrancière, la moins renseignée, et ne permettent en aucun cas la réflexion nuancée que nécessite une réalité évolutive et contrastée.

Elles empêchent toute expression divergente puisqu’aucune ouverture, ni dans le texte de Luisgé Martín, ni dans le questionnement qui l’accompagne, n’est laissée aux élèves pour déceler ou présenter des aspects qu’ils ont sans nul doute étudiés au cours de leur scolarité avec leurs professeurs d’espagnol ou d’histoire géographie : les conséquences du blocus économique dont le pays est la cible depuis 50 ans, les progrès sociaux réalisés dans le pays d’Amérique latine où l’espérance de vie et le niveau de santé et de culture sont les plus élevés, le système économique qui assure les biens de base à tous, les débats qui traversent actuellement la société cubaine et amorcent une ouverture politique...

France Amérique Latine déplore le choix d’un sujet partisan et manipulateur qui heurte très certainement la conscience professionnelle des professeurs d’espagnol, soucieux de développer chez leurs élèves la tolérance, l’esprit de recherche, le sens de la nuance ou tout simplement l’acquisition de connaissances fondées sur une étude rigoureuse.

Notre association s’étonne que le ministère de l’Education Nationale et l’Inspection Générale d’espagnol aient pu donner leur aval à un sujet présentant cette vision caricaturale et dénigrante d’un pays qui mérite une approche critique, plurielle, ouverte et républicaine. Notre association sollicite donc une entrevue avec les services responsables de ce choix.

 

pour lire le sujet de bac LV1 L/ES/S espagnol :

http://www.cafepedagogique.net/Documents/bac2012/ES_S_Espagnol-LV1_2012.pdf

http://www.cafepedagogique.net/Documents/bac2012/L_Espagnol-LV1_2012.pdf

pour lire le billet de Jean Ortiz :

http://antifranquisme.hautetfort.com/archive/2012/06/25/sujet-du-bac-

 

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 Non, ce n’est pas un des honorables membres

 de la Commission des sujets du Bac,

 c’est une bibliomule.

 

 Le gouvernement d’Hugo Chavez, soucieux d’émuler (oui, bon) les Cubains (alphabétisation : 98%) a imaginé cet ingénieux moyen d’alimenter en livres les villages les plus reculés du Vénézuela.

 

*

 

Quelle différence entre le sujet proposé aux étudiants en médecine humanitaire et celui proposé, au baccalauréat, aux étudiants en langue espagnole ? C’est que le premier est basé sur des faits rigoureusement exacts et avérés, alors que le second, pris dans un ouvrage de fiction, certes, n’énonce qu’une très tendancieuse série de mensonges (la fiction a bon dos); c'est que le premier laisse libre l'appréciation des élèves et que le second la sollicite, d'une manière qui va jusqu'à l'intimidation.

Nul doute que ces Messieurs du CRIF, groupes de pression de Lannion, Rennes, Paris et autres lieux, et surtout MM. Vincent Berger et Alexandre Steyer, vont enfourcher le quadrupède ailé de leurs grands principes et stigmatiser comme ils le méritent ces propagandistes à gages déguisés en fonctionnaires de l’Éducation Nationale. Que le Pr. Oberlin se sente un peu moins seul...

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 6 juillet 2012 par Catherine L.

 

 

 

 

 

 

 

 

20/06/2012

Une leçon de politique étrangère sur la toile

 

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UNE LEÇON DE POLITIQUE ÉTRANGÈRE

 SUR LA TOILE

 

« Rabelais voulait que son peuple fût éduqué en politique »

John Cowper POWYS

 

Qui peut « éduquer en politique » sinon ceux qui gouvernent, ceux qui mesurent chaque jour la difficulté qu'il y a à maintenir le cap vers ces deux horizons si souvent divergents : l'efficacité et les principes ? En d’autres mots : les classes politiques. Heureux les peuples qui en ont une, et malheureux ceux qui n’ont, en guise de gouvernants, que du « personnel » sans convictions ni principes, gens de maison voués au plus offrant.

Qu’on ne s’y trompe pas : éduquer en gouvernant, autrement dit gouverner par la persuasion, est l’activité la plus périlleuse et la plus ardue qui soit, cela revient presque à résoudre la quadrature du cercle.

Nous l’avons déjà dit et ne nous lasserons pas de le répéter : le premier et le plus grand représentant de cette espèce rare fut Robespierre. Un autre, nous l’avons dit aussi et ne le répéterons jamais assez , est présentement Castro, qui a réussi, lui, le tour de force de durer. Ils seraient deux si Guevara n’était pas mort à la tâche. De cette espèce aussi furent bien entendu Lénine, Gandhi, Mao Tse Toung, Jaurès, Mendès et même Charles De Gaulle, aujourd’hui rejoints par Chavez, Nasrallah, Ahmadinejad, Correa… Les principes ont pu ne pas être les mêmes chez tous ces éducateurs de peuples, ni les convictions semblables. Mais les peuples ne sont pas non plus obligés d’aveuglément les épouser : assimiler une leçon n’implique pas la servilité. Il y a peu, Vladimir Poutine a fait une remarquable percée dans cette auguste cohorte, avec son grand discours de Munich sur la multipolarité et ses offres d’association pacifique à l’Europe, si criminellement snobées par nos « personnels » salariés. Aujourd’hui, il y a Lavrov.

Qui, en Europe et en Amérique du Nord, continents surinformés s’il en est, connaît même le nom de Sergueï Lavrov ? Bien peu, assurément, grâce aux médias de pacotille, dont la mission est de garder le troupeau bien serré des moutons bêlants en route vers l’abattoir sans qu’un seul s’égaille et se mette à penser tout seul. Et pourtant, tout fait augurer que Sergueï Lavrov restera, pour l'Histoire, un des plus grands ministres des Affaires étrangères du XXIe siècle. Le comparer aux Metternich et aux Talleyrand serait l’injurier, car leurs buts - leurs convictions et leurs principes - ne furent en rien les siens. Bref, si la Guerre de Troie, version définitive, ne devait pas, contre toute attente, avoir lieu, c’est assurément à lui qu’en partie on le devrait.

La Syrie n’est – ne devrait être – pour ceux que servent nos « personnels », q’une étape dans leur marche triomphale vers le pouvoir absolu, si possible éternel. Mais on peut, en touchant très fort du bois, souhaiter qu’elle soit au contraire le caillou qui les fera trébucher, en se répétant pour se réconforter la phrase de William Blum : « Le Grand Reich d’Hitler devait durer mille ans. Il en a quand même duré douze. ».

Ce préambule longuet (pardon !) pour dire que M. Lavrov vient de remettre – et pas seulement sur la Syrie – un grand nombre de pendules à l’heure, et remettre du même coup à leur place – « c’est-à-dire dans la boue » - ceux qui s'obstinent à ignorer la signification fatale du mot hubris. Que Madame Hillary Clinton par exemple ne soit pas sourde et sache lire, personne n’en doute. Qu’elle comprenne ce qu’est en train de lui faire savoir M. Lavrov et en fasse son profit est beaucoup moins sûr. Car ceux que Jupiter veut perdre… Mais « ce n’est pas à vous s’il vous plaît que ce discours s’adresse », c’est au peuple russe et aux autres, amis ou ennemis.

 

 

Du bon côté de l’Histoire

 

par Sergueï Lavrov

La propagande occidentale ne cesse de caricaturer la position de la Russie face à la crise syrienne. Elle reproche à Moscou de soutenir Damas pour des motifs mercantiles, voire par solidarité criminelle. Sergeï Lavrov ne traite pas ici des choix stratégiques russes, mais des principes auxquels s’astreint sa diplomatie. Il répond patiemment aux inepties des médias occidentaux, rappelant l’attachement de Moscou au droit international et sa préoccupation de soutenir les peuples. M. Lavrov oppose d’une part le soutien populaire massif dont dispose le président el-Assad et, d’autre part, l’illégitimité d’une opposition armée à caractère sectaire, soutenue de l’étranger.

RÉSEAU VOLTAIRE | MOSCOU (RUSSIE) | 17 JUIN 2012


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Au cours de l’année ou de l’année et demie passée, les événements qui se sont enchaînés en Afrique du Nord et au Proche-Orient ont pris une place prépondérante parmi les questions politiques à l’ordre du jour au niveau mondial. Ils sont fréquemment qualifiés d’épisode le plus saillant dans la vie internationale de ce jeune 21e siècle. Des experts évoquent depuis longtemps déjà la fragilité des régimes autoritaires des pays arabes, ainsi que les confrontations sociales et politiques potentielles.

Il était cependant difficile de prédire l’ampleur et la vitesse de la vague de changement qui a déferlé sur la région. En corollaire de la crise qui se fait sentir dans l’économie mondiale, ces événements ont clairement démontré que le processus menant à l’émergence d’un nouveau système international est entré dans une période de turbulences.

Lire (et méditer chaque phrase de) la suite…

 

Source : Réseau Voltaire



***


 Désinformation tous azimuts.

Deux « niouzes » parmi cent autres illustrant ce qui précède :

 

 

L’Angleterre arrête un bateau russe en route vers la Syrie

 

La compagnie d'assurances maritimes Standard Club (Royaume Uni) vient de retirer sa couverture à tous les navires de la Femco, un armateur russe, après avoir appris que ses bateaux pourraient transporter des hélicoptères et des missiles à destination de la Syrie. La compagnie d'assurances a été alertée par le gouvernement britannique, agissant sur requête des États-Unis.

L'embargo en cours sur les armes à destination de la Syrie, imposé par l'Union Européenne en mai 2011, n'interdit pas seulement l'exportation d'armes à destination de ce pays, mais aussi tous les services qui y sont liés, tels que les assurances.

Le M.V. Alaed faisait route vers la Syrie par la mer du Nord, après avoir embarqué des hélicoptères dans le port russe de Kaliningrad.

La requête des États-Unis aux autorités britanniques fait suite à une affirmation de la Secrétaire d'État Hillary Clinton, selon qui la Russie aurait violé l'embargo.

Selon le Telegraph, les autorités russes réfutent cette accusation et disent que les hélicoptères transportés sont propriété syrienne, vendus à ce pays à la fin de l'ère soviétique, matériel usagé que les ingénieurs russes sont tenus de réparer à Kaliningrad en fonction d'un contrat en vigueur.

Entretemps, la Russie a annoncé son intention d'envoyer deux navires transportant des troupes d'élite vers le port de Tartus, base navale russe en Syrie, pour sécuriser cette base face à une violence en pleine escalade et, si nécessaire, aider à l'évacuation de citoyens russes de Syrie.

Les medias russes rapportent que chacun de ces navires peut transporter 300 marines  et 12 tanks, ce qui constituerait le plus grand déploiement de troupes russes vers la Syrie depuis le début des troubles, il y a plus de quinze mois.

 

 Source : Security & Defence Agenda

 

Traduction : C.L.

pour http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

               


CNN annonce un envoi de troupes et d’armes russes vers la Syrie

 

Entretemps, CNN se donne beaucoup de mal pour faire monter la mayonnaise (de la guerre) en annonçant un envoi d’armes et de troupes russes en Syrie. Qu’en est-il au juste ?

En fait, les Russes, préoccupés par la spirale de la violence déchaînée sur le pays par les bons soins de l’Occident et qui semble devoir sous peu échapper à tout contrôle, envoient en Syrie suffisamment d’hommes et de matériel pour protéger la base navale qu’ils y possèdent. (Déclaration du Pentagone à CNN, vendredi 15.6.12)

 

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 Le cargo Nikolay Filchenkov, qui mouillait le 7 juin dans le port de Sébastopol, fait actuellement route vers la Syrie avec, à son bord, des militaires en petit nombre et du matériel indéterminé.

 

Par ailleurs, M. Andranik Migranyan, qui dirige à New York  l’Institut pour la Démocratie et la Coopération (« une ONG soutenue par le Kremlin », couine CNN. Échange de bons procédés ?), répondant aux questions de cette chaîne, lui a rappelé que la Russie s’est justement opposée avec force à l’envoi de troupes en Syrie, dans la conviction que cela ne ferait qu’augmenter la violence et qu’en envoyer elle-même serait inviter d’autres pays à l’imiter, ce qui n’aurait ni sens ni logique.

Les choses paraissent claires pour tout le monde, et même, apparemment, pour le Pentagone. Mais cela ne saurait empêcher CNN de lancer ses canards alarmistes.

 

De l’art de fomenter des guerres sans les déclarer, en essayant d’en faire porter la responsabilité à d’autres.

 ou

Principe premier du nazisme : toujours accuser l’autre de ce qu’on a l’intention de lui faire, qu’on est en train de lui faire ou qu’on lui a déjà fait.

 

Source :

http://security.blogs.cnn.com/2012/06/15/us-believes-russ...

 

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Le port de Tartus, en Syrie

 

 

***


Et la Chine dans tout ça ?

 

Georges Stanechy, qui n’est pas ministre, mais qui s’évertue à éduquer lui aussi et qui lit les journaux chinois, nous livre cette semaine, sur son blog À contre-courant un billet très court, que nous nous faisons un plaisir de lui emprunter :

 

Syrie : Une Analyse Chinoise …

par Georges Stanechy

 

Comment ramener la Paix en Syrie ?...

… alors que la “Communauté Internationale”, c’est-à-dire la "Bande des Quatre" (US, Israël, GB, France) et ses seconds couteaux (pétromonarchies et autocraties de la région), n’arrêtent pas depuis des mois d’y organiser, armer, manipuler, le chaos et la guerre civile. Avec envoi de mercenaires et d’armes de tous calibres, pluies de dollars et d’euros en tous sens, trompettes et tambours de la propagande à rendre sourd…

C’est vouloir “faire passer un chameau par le chas d’une aiguille”.

Métaphore reprise par le caricaturiste Pang Li, dans le China Daily du 9 juin 2012.

La colombe de la Paix et le chameau Syrien formulant, déroutés ou angoissés, la même interrogation.

 

Pang-Li-China-Daily-9-6-2012.jpg

 

Oui. Comment procéder ?...

Très simple, hurle, hystérise, la "Communauté Internationale" !

Exhibant ses récentes et nombreuses réalisations en ce domaine. Plastronnant, à son habitude, de fierté et de Bonne Conscience, jusqu’au Festival de Cannes :

Réduire le chameau en cendres ou en bouillie !…

 

Source : À contre-courant http://stanechy.over-blog.com/

 

Ne manquez pas de cliquer sur les liens et en particulier sur « Festival de Cannes ». Vous y découvrirez, outre l’excellent blog de Hédi Dhoukar, un texte remarquable et peu connu de Georges Simenon. Sur le Festival de Cannes. Si, si.

 

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Festival de Cannes 2012

Au secours !



***



Contre-désinformation, non mais !

(L’Ambassade de Cuba proteste contre un « reportage » anticubain sur M6)


Propagande anticubaine sur M6

 

Communiqué officiel de

l’Ambassade de Cuba en France.

L’Ambassade de Cuba en France, en tant que représentante légitime du gouvernement cubain, élu majoritairement selon la Constitution de notre pays, refuse le reportage « Cuba, fiesta, débrouille et interdits », du journaliste Bernard de La Villardière, diffusé dimanche, le 17 juin à l’émission «Enquête Exclusive» de M6.

Nous regrettons qu'un matériel avec de nombreuses imprécisions sur notre histoire récente ait été transmis. Il manquait, à notre avis, des références importantes sur les causes des problèmes qui affectent aujourd'hui la vie quotidienne des Cubains.

Il n’y avait pas un mot sur le blocus économique, commercial et financier auquel notre pays est soumis depuis un demi-siècle imposé par la plus grande puissance du monde. Pas de référence objective à propos de la mise à jour du model économique cubain en cours.

Quiconque voit le reportage et perçoit que nos manques découlent exclusivement de l'échec de notre projet. Cependant, grâce à lui, Cuba construit une œuvre sociale et culturelle d'un humanisme profond et de solidarité, dans des conditions d'une vraie guerre économique.

Par ailleurs, des références négatives et irrespectueuses sur Fidel Castro et d’autres dirigeants ont été faites. Fidel, comme le peuple l’appelle, est le leader indiscutable de la Révolution cubaine, le dirigeant qui avec son exemple personnel a guidé l'un des processus révolutionnaires les plus radicaux et humanistes du 20ème siècle, à seulement 90 milles de son plus grand adversaire.

Nous pensons que les journalistes et les médias qui prétendent être considérés sérieux et professionnels, doivent aller au cœur des problèmes, contraster les sources, faire des recherches. À moins qu’il n’existe que l'intention de montrer Cuba dans une décadence, sans avenir.

Bref, le journaliste n’a mentionné que le côté imparfait de l’œuvre.

Serait-t-il juste de montrer l’autre partie?

Ce reportage, répond-t-il à la ligne éditoriale de M6 ou est-il une publicité payée par ceux qui ont toujours prétendu discréditer le processus révolutionnaire cubain?

Vraiment, nous ne pouvons pas faire la différence.

Ce n’est pas la première fois que M. Bernard de La Villardière voyage à Cuba « caché », sans un visa de presse comme les lois souveraines de notre pays l’exigent. De manière contradictoire à ce qu’on mentionne, le journaliste a pu se promener par tout le territoire national sans « être arrêté ou surveillé ». De manière contradictoire à ce qu’on mentionne, les Cubains ont exprimé leurs avis avec totale liberté.

Malheureusement les téléspectateurs de M6 ont perçu une histoire incomplète de la réalité cubaine. De nombreuses personnes nous ont appelés, indignées de la distorsion montrée dans ce reportage, bien loin de ce que des dizaines de milliers de Français constatent chaque année dans leurs voyages, leurs parcours et ce qui est plus important, le contact direct avec la population cubaine, dont ils partagent des problèmes et des joies.

Paris, le 18 juin 2012.

Source : http://eldiablo.over-blog.org/article-propagande-anticuba...

 

Il nous souvient avoir vu un jour un superbe carnet de voyage illustré, de quelques touristes français qui avaient fait le tour de Cuba à bicyclette. Nous ne l’avons pas retrouvé. En voici d’autres. On se cotise pour offrir un vélo à M6 ?

 

Cuba à bicyclette.jpg

Cuba sur deux roues

(Cliquer)

 

 

Alex & Laurence à Cuba.jpg

Alex & Laurence à Cuba

(Cliquer)


 

*** 


HÉROS 


Défoncez-vous pour la sauvegarde de l’humanité, vous en serez.

À quoi cela vous servira-t-il ?

À rien : l’humanité s’en fout.

Les deux qui font aujourd’hui l’actualité : Assange – Vanunu.

 

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 « Julian Assange a provoqué un nouveau coup de théâtre en se réfugiant mardi à Londres à l'ambassade d'Equateur, pays à qui il demande l'asile politique après avoir épuisé en 18 mois de bataille juridique tous ses recours au Royaume-Uni pour échapper à une extradition en Suède. »

(Le Nouvel Obs, Libération, Le Monde, Le Figaro, Le Point, etc.)

 

19 juin 2012

Julian Assange : Ce que ça coûte d’être dissident en Occident

Wei Ling Chua, pour Dissident Voice

 

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Julian Assange a rendu service à l’humanité en publiant les dépêches diplomatiques étasuniennes qui révélaient que "les décisions politiques étasuniennes étaient plus motivées par le pétrole que par la lutte contre le terrorisme" et que les meurtres et la torture de dizaines de milliers de civils par les forces des Etats-Unis et de l’OTAN en Irak et en Afghanistan dont font état les journaux de guerre respectifs étaient des preuves de crime de guerre.

Cependant, à son grand désarroi, Assange, en tant que dissident occidental ne jouit pas de la mansuétude dont jouissent les dissidents chinois. Les politiciens du monde "libre" ne veulent pas reconnaître qu’il a agit noblement en révélant les violations des droits humains et les crimes de guerre commis par l’OTAN et les Etats-Unis. Le président Obama a parlé d’une "déplorable fuite de documents" ; l’ancien président de la Chambre des Députés, Newt Gingrich, pense qu’Assange doit être traité comme un "combattant ennemi" ; le leader du groupe GOP (Grand Old Party : Parti Républicain, ndt), Mitch McConnell, l’a qualifié de "terroriste high-tech" ; et Sarah Palin veut qu’il soit pourchassé comme al-Qaeda.". D’autres politiciens dont des dirigeants de médias alignés "ont ouvertement demandé qu’il soit mis à mort."

Lire la suite…

Source :

http://www.legrandsoir.info/julian-assange-ce-que-ca-cout...

 

Belle occasion de comparer les médias non alignés aux autres. (On n’a pas le temps de vous les traduire. Nos excuses.) Rien qu’aux Etats-Unis :

http://www.informationclearinghouse.info/article31644.htm

http://www.informationclearinghouse.info/article31662.htm

http://www.informationclearinghouse.info/article31645.htm

 

***    

 

Dix-huit ans de prison… Interdiction de quitter Israël… Interdiction de parler…

 

 

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Mordechaï Vanunu est toujours «israélien»

La Cour suprême d’Israël a rejeté, le 6 juin 2012, le recours introduit par Mordechaï Vanunu pour l’annulation de sa nationalité israélienne. La Cour a estimé que la demande n’avait pas été déposée selon la procédure adéquate. Il aura fallu une année au système judiciaire israélien pour informer le demandeur et ses avocats qu’il n’avaient pas usé des « canaux appropriés ».

M. Vanunu est le premier citoyen israélien à demander à bénéficier de la nouvelle loi dite de « révocation de la citoyenneté israélienne ». Celle-ci autorise les tribunaux à libérer des Israéliens de leur citoyenneté s’ils ont été condamnés pour « espionnage » ou « trahison ».

Alors ingénieur au centre de Dimona, Mordechaï Vanunu est l’homme qui révéla en 1986 l’existence du programme nucléaire militaire israélien. Il avait à l’époque permis de confondre l’État Israélien dont les dirigeants déclaraient publiquement qu’ils souhaitaient un Proche-Orient « libre du nucléaire ». Enlevé en Europe par le Mossad après avoir parlé avec des journalistes, il fut jugé à huis clos et emprisonné pendant dix-huit ans.

Lire la suite...

Source :

http://www.voltairenet.org/Mordechai-Vanunu-est-toujours

 

Pour en savoir plus :

http://eplume.wordpress.com/2011/06/11/affaire-jonathan-p...

http://lesogres.info/spip.php?article3371

 

 

***

 

Dernière minute :

 

La censure selon Google

 

Si vous essayez de vous connecter au blog du Québécois Serge Adam, Google vous prévient dès la barre d'accès :


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Et votre écran vous dit ceci :


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Encore bravo à Google et à Overblog, pour leur respect du droit des gens, leur éthique commerciale et autres fariboles.


À quand la fine équipe en escadron de la mort ?


Pour atteindre Serge Adam quand même, à partir du 19 juin, puisque tout le reste a disparu :

http://devilprof.blogspot.be/2012/06/le-quebec-en-marche-...


 

Mis en ligne par C.L. le 20 juin 2012