24/11/2016

E = mc2

1. Sinister ship 2.jpg

E = mc2

3. Einstein - Les Etats-Unis.jpg

 

Ceci n’est pas une boutade ni un mot d’esprit. C’est une équation aussi rigoureuse que l’autre.

Or…

Deux ou trois jours avant que le candidat Donald Trump l’emporte sur la candidate Hillary Clinton, Tyler Durden* publiait sur le site Zero Hedge ce qui suit :

 

« Je viens de perdre toute confiance dans notre système juridique profondément corrompu et dans l’État de droit aux États-Unis »

 

Tyler Durden*Zero Hedge 7 novembre 2016

 

13. Comey No charges.jpg

 

Le FBI vient de faire à Hillary Clinton le plus grand cadeau de toute l'histoire de la politique présidentielle. Deux jours avant les élections, le FBI a annoncé qu'il mettait fin à son enquête sur la manipulation par Hillary Clinton d’informations classifiées. Après avoir examiné les courriels qui ont été trouvés sur les appareils électroniques appartenant à Huma Abedin et Anthony Weiner, le directeur du FBI James Comey a envoyé une lettre au Congrès leur disant que « nous n'avons pas changé les conclusions que nous avons exprimées en juillet par rapport à la secrétaire Clinton». Ceci signifie qu'il n'y aura pas d'acte d'accusation, et la voie est maintenant ouverte pour qu’Hillary Clinton devienne le prochain président des États-Unis mardi, sauf si une élection miracle se produit.

Ces temps-ci, il est inhabituel pour moi qu’une nouvelle me frappe à un niveau profondément émotionnel, mais celle-ci l’a vraiment fait. Lorsqu’initialement le FBI a annoncé qu'ils étaient en train de reprendre cette enquête, j’ai eu une lueur d'espoir qu'un peu d'intégrité pouvait demeurer dans notre système juridique.

Mais après l'annonce d'hier, j'ai perdu toute confiance dans notre système de justice profondément corrompu. L'Amérique est devenue une nation sans loi, et l'état de droit est complètement mort dans ce pays.

Lire la suite…

Traduction Anna S. pour Comité Valmy et Les Grosses Orchades.

____________

* Tyler Durden est le nom collectif sous lequel écrivent les blogueurs de Zero Hedge.

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7844

Source originale : http://www.zerohedge.com/news/2016-11-07/i-just-lost-all-...

Article soumis par Michael Snyder : http://endoftheamericandream.com/archives/i-just-lost-all...

 

et…

Il ne se passe pas de jour sans que l’un ou l’autre étatsunien, de bonne foi et quelle que soit sa place sur l’échiquier électoral, ne déplore la perte d’un état de droit qui n’a jamais existé et/ou de libertés qui n’ont jamais été accessibles qu’à un certain nombre de privilégiés.

Quelqu’un par exemple, comme James W. Whitehead, éminent juriste qui a la double particularité de penser par lui-même et de rechercher des solutions concrètes à l’état calamiteux des choses, se berce pourtant encore de l’illusion qu’il fut un temps où « les choses » étaient différentes et continue à croire à l’Âge d’Or des « pères fondateurs » comme les enfants au Père Noël. Voir ses derniers articles ici dans leur langue d’origine : http://www.rutherford.org/publications_resources/john_whi...

S’il fallait les recenser tous, on n’en finirait pas.

 

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Pourtant…

Quelle différence politique entre George Washington et Hillary Clinton ?

Aucune.

 

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Ceux qui suivent depuis des décennies William Blum et quelques autres… ceux qui auront lu notamment ses « pensées » récentes (voir notre post du 10 novembre) savent exactement à quoi s’en tenir sur le « droit » qui prévaut aux États-Unis et savent que rien, dans ce domaine, n’a changé depuis leur création.

« Le rêve est le roi de la politique » dit Manuel de Diéguez.  Ne pourrait-on dire qu’en ce qui concerne les États-Unis, l’illusion, qui est un rêve à l’état de veille, en est la reine ?

C’est pourquoi nous avons choisi de vous traduire un « état des lieux juste après l’élection», d’une inhabituelle lucidité. Son auteur il est vrai, n’est pas citoyen U.S.

Pour finir d’éclairer ceux qui peuvent l’être, nous vous proposerons la lecture d’un livre… chinois, où les yankees pourraient découvrir des réalités que, visiblement, ils ignorent.

 

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Le président-élu Donald Trump et « l’État profond » : Votes truqués des deux côtés… Nominations-clés

Peter Koenig – Global Research – ICH 15 novembre 2016

 

12. aigle-americain-US-eagle.jpg

 

Il est très possible que les élections aient été truquées, probablement des deux côtés, l’insaisissable « élite », aussi appelée « État profond », étant divisée. Il semble que le meilleur tricheur ait fini par l’emporter. Le dernier décompte des votes populaires montre un léger avantage en faveur de Hillary Clinton. Peu importe, le système a été conçu anti-démocratiquement, de propos délibéré, au XVIIIe siècle, par les Pères Fondateurs qui n’ont jamais réellement eu l’intention de créer des États-Unis d’Amérique avec l’égalité des droits pour tous. [C’est nous qui soulignons, NdT]

Le système électoral actuellement en vigueur favorise la manipulation des votes, particulièrement dans les swing states [les états-clés pour l’élection présidentielle, NdT], où il est relativement facile de supprimer ou d’intervertir les votes populaires, par un « pépin » électronique.

Cette sorte de fraude, nous le savons maintenant, s’est produite en 2000, quand George Bush « l’a emporté » sur Al Gore - résultat ultérieurement légitimé par une décision de la Cour Suprême – et elle s’est reproduite en 2004 (dans l’Ohio), quand George Bush, encore lui, l’a emporté sur Kerry par fraude électronique et principalement par suppression pure et simple des votes noirs.  Après 8 années de Bush, assez c’était assez.

L’État profond avait besoin d’un nouveau candidat susceptible d’inspirer confiance au peuple américain, par exemple un candidat malin, noir et qui ait du charisme mais pas d’épine dorsale. Qu’importe ce dernier point !

Les gens n’ont compris que quand il était trop tard. Le mandat d’Obama a reçu le coup de pouce d’un Prix Nobel de la Paix, alors qu’il ne savait lui-même pas encore de combien de guerres il allait devoir se charger, en plus de celles d’Afghanistan et d’Irak. Aujourd’hui, il se vante littéralement d’en mener sept de front de par le monde et d’avoir vendu plus d’armes qu’aucun président avant lui, à de prétendus alliés et agresseurs par procuration comme l’Arabie Saoudite et les états du Golfe. Et il est certain que d’autres guerres et d’autres conflits sont en train de mijoter dans la marmite à pression. Mais Trump se conformera-t-il à ce programme ? 

Les médias alignés sont terriblement efficaces quand il s’agit de manipuler les cerveaux en empilant mensonges sur mensonges. Les guerres de Washington sont toutes « bonnes » pour la « sécurité nationale », elles détournent les dangers qui menacent les États-Unis et défendent les intérêts américains, quels qu’ils soient. Personne ne pose la question. Mais si Washington, le NYT et le WashPost le disent, c’est que c’est vrai.

L’élection de 2016 a été truquée en faveur de Donald Trump, comme  illustré pat Greg Palast, reporter-enquêteur pour Rolling Stones et la BBC.

Par ailleurs, il y a eu fraude aussi de la part de la clique Clinton à l’encontre de Sanders dans les primaires démocrates, au point que la présidente du DNC (Democratic National Committee), Debbie Wasserman Schultz, a dû démissionner. Sans cette imposture électorale, M. Sanders aurait été le candidat démocrate face à M. Trump. Parmi les nombreuses assertions de fraude figure une étude de l’université de Stanford.

Mais peu importe la fraude électorale, c’est devenu un mode opératoire courant dans notre système occidental à la corruption sans vergogne et il continuera d'en être ainsi jusqu’à ce que « quelqu’un » change le jeu.

Puisque le système fonctionne en faveur de l’establishment et, bien plus encore, en faveur de l’État profond, il y a fort peu de chances pour que quelque chose se mette à changer de manière significative et fasse des USA une vraie démocratie dans un avenir envisageable.

Ce n’est pas seulement la fraude électorale qui a fait gagner Trump. C’est aussi le peuple, qui est plus que jamais écoeuré qu’on lui mente, qui est fatigué à mort des promesses jamais tenues, de la baisse du pouvoir d’achat de son chèque de fin de mois, du chômage qui plane entre les 22 à 25%, quand les statistiques officielles du gouvernement en avouent 5%, de la délocalisation des emplois américains, de l’argent de ses impôts gaspillé dans des guerres lointaines au lieu de servir à réparer l’infrastructure US en déréliction, du renflouement des grosses banques qui ont spéculé jusqu’à la banqueroute grâce à la dérégulation instaurée par Bill Clinton (le mari de Hillary) dans les années 1990, d’une politique de santé bidon, appelée Obamacare d’après son créateur, que 40 millions de personnes ne peuvent pas se payer et qui ne sert qu’aux industries pharmaceutique et médicale, et de la dette exponentielle des étudiants.

Comme si tout cela ne suffisait pas, ils – les 99,99% dont une majorité croissante de travailleurs privés de droits – s’entendent dire par les merdias que :

* La Chine et l’Inde leur volent leurs emplois, alors qu’en fait ce sont les grosses sociétés US qui augmentent leurs marges bénéficiaires de manière éhontée en délocalisant leurs emplois en Chine et en Inde, et dans beaucoup d’autres endroits du globe.

* La Russie et le Venezuela sont des menaces majeures pour la sécurité nationale et que, par conséquent, il est nécessaire que les États-Unis provoquent dans ces pays des changements de régime.

* Qu’un accroissement ruineux des armées de l’OTAN en Europe est nécessaire pour affronter la menace russe, et ainsi de suite.

Oui, la sécurité a un prix et vous, Américains, devez savoir que ces bases de l’OTAN ont doublé depuis l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, et cela, en dépit des promesses contraires faites à la Russie en 1991 : de 14 à 28 exactement. Personne ne vous parle de l’inutilité de l’OTAN en Europe depuis la fin de la guerre froide, également en 1991, sauf votre nouveau président, M. Trump. M. Trump n’a pas remis en question que le financement de l’OTAN par les États-Unis, il a remis en question le sens de l’OTAN en soi. M. Trump veut des partenaires, pas des ennemis que les USA soient forcés de combattre pour des raisons de sécurité. La paix est la meilleure des sécurités, et la paix est également la meilleure voie d’accès au commerce international.

Le président élu a parlé de renégocier ou même de déchirer le NAFTA, l’abominable accord de commerce U.S.-Mexique-Canada imposé par Bill Clinton en 1994, qui a mis des centaines de milliers d’agriculteurs au chômage au Mexique et y a supprimé des dizaines de milliers de petites entreprises agricoles. Ce n’est évidemment pas la vraie raison pour laquelle Trump veut mettre l’accord à la casse, mais plutôt parce que le Mexique avait adapté son économie au NAFTA par l’extrême bon marché de sa main d’oeuvre, démarche qui a dû avoir pour conséquence de prendre des emplois aux Américains.

Le nouveau président s’est aussi porté garant de faire machine arrière sur les accords transatlantiques (TTIP, TiSA) et transpacifique (TPP). Quel soulagement ce serait pour les centaines de millions - si pas les milliards - de gens dans le monde qui échapperaient ainsi (pour le moment) aux crocs des grands groupes privés de la mondialisation et aux tentacules de la pieuvre bancaire du N.O.M.

Ce n’en serait pas un, bien sûr, pour les dictateurs vassaux non-élus de Bruxelles. Mais qui se soucie d’eux ? Il faudra quand même bien que ce système morde la poussière d’une manière ou d’une autre. Le BREXIT pourrait servir de détonateur et d’autres pourraient suivre dans l’année qui vient, avec des élections en France et en Allemagne en 2017, dont on espère qu’elles apporteront des changements radicaux, sauf si elles sont volées par la nouvelle méthode de choix par coup d’état parlementaire, comme cela vient d’être le cas en Espagne et, comme ce l'a été en août dernier, au Brésil.

La souveraineté de partenaires égaux est un gage de prospérité pour tous, pas juste pour une soi-disant élite. Le nouveau président veut ramener les emplois en Amérique en freinant sur la mondialisation. Il veut reconstruire l’infrastructure américaine et créer 25 millions d’emplois d’ici dix ans et taxer les produits manufacturés importés de l’étranger quand ils pourraient être produits à l’intérieur.

Mais M. Trump soulève également de fortes controverses quand il parle de construire un mur à la frontière entre les USA et le Mexique pour empêcher l’entrée des « immigrants hispaniques illégaux et criminels », quand il projette de transférer l’ambassade US de Tel Aviv à Jérusalem ou quand il dit qu’il veut maintenir les musulmans hors du pays. Beaucoup de ses déclarations racistes mettent un bâton dans ses roues par ailleurs progressistes.

Quoi qu’il en soit, les accusations hardies et sans peur que Trump porte sur l’État profond ont poussé les citoyens lambda désillusionnés à voter pour les changements qu’il préconise.

Serait-il possible que cette fermeté de langage contre un establishment solidement ancré ne soit qu’une ruse de l’establishment, pour faire avaler au peuple l’illusion que « le changement arrive » ?

(voyez https://www.youtube.com/watch?v=EYozWHBIf8g)

« Je m’engage à être le président de tous les Américains » a dit Trump dans son discours d’acceptation.

Hélas, que cela sonne creux, quand on se rappelle qu’Obama a dit exactement la même chose en 2008. Et ce n’est pas là toute la vacuité de la campagne. Vous souvenez-vous des dizaines de milliers de gens pleurant de joie et d’espoir en une vie meilleure et en un monde meilleur (après le désastre Bush), quand Obama fut investi de ses fonctions, le 20 janvier 2009 et proclama encore et encore son slogan « Yes, we can » (Oui, nous pouvons) ? Aujourd’hui, l’histoire se répète. « Yes, we can » est devenu « We will make America great again » (Nous rendrons l’Amérique à nouveau grande).

Les deux slogans proposent de grands « changements » non précisés ; créent l’illusion que les choses peuvent tourner bien. Est-il imaginable que les mêmes sempiternels Maîtres de l’Univers s’amènent avec un nouveau slogan promettant lui aussi des changements non spécifiés, et avec de nouvelles illusions sur les choses qui pourraient, après tout, bien tourner pour tous ces gens prêts à abandonner le dernier petit brin d’espoir ? Est-il concevable que l’État profond puisse avoir inventé les deux slogans de manière à ranimer la foi de gens à courte mémoire en un monde meilleur, en un gouvernement plus sensible, au moins les deux premières années, jusqu’à ce que la réalité revienne leur botter le cul ? Oui, c’est entièrement du domaine du possible. C’est même très probable.

Et, donc, les oligarques se sont gagné un peu de temps, dans leur course à la Full Spectrum Dominance (domination tous azimuts) du monde, comme cela est si clairement souligné dans le très actif et très actuel PNAC (plan pour un nouveau siècle américain), qui s’appelait auparavant Pax Americana, d’après la Pax Romana dont nous savons aujourd’hui qu’elle s’est étendue sur 300 à 400 ans des plus sanglantes guerres de l’empire de Rome, jusqu’à ce qu’il s’effondre de l’intérieur.

Les tireurs de ficelles universels, l’État profond sont sans doute en train de semer de nouveaux espoirs, de nouvelles illusions, pour pouvoir continuer à rouler les gens en leur faisant croire à ce qui n’est pas, tout en  continuant à les alarmer à coups d'attentats sous faux drapeau et de bobards mercenaires des merdias. En réalité, il faut pour eux que les gens du commun tous les jours plus pauvres, que les victimes de plus en plus nombreuses de l’économie néo-fasciste soient maintenus en permanence sur le qui-vive, suspendus entre l’espoir et le désespoir. Hillary a-t-elle été utilisée comme un tensiomètre public, comme une marionnette d’illusionniste chargée de nous faire croire que nous vivons dans la plus grande démocratie que l’argent ne peut pas acheter ?

« Attendons pour voir » devrait être un présage assez sûr. Laissons à M. Trump le bénéfice du doute, mais restons sur nos gardes. Pour l’instant, contentons-nous de jeter un coup d’œil à ce qui s’est passé après son élection : aux concessions qu’il a faites (garder une partie de l’Obamacare par exemple) et à la longue liste des candidats aux fonctions supérieures, c’est-à-dire de l’équipe qui pourrait accompagner sa présidence.

Ce n'est pas très prometteur.

Ses premiers choix pour le Trésor [ministère des Finances, NdT] se portent sur Jamie Dimon, PDG de J.P. Morgan, ou Steve Mnuchin, son président financier, ex-cadre chez Goldman Sachs. Ils ne font pas augurer d’une rupture avec l’oligarchie, que M. Trump avait pourtant promise pendant sa campagne.

Quelques-un des candidats qu’il a choisis pour tête de son gouvernement sont des réactionnaires ultra-conservateurs comme, pour le secrétariat d’État, Newt Gingrich, le néo-con ex-porte-parole de la Chambre qui était même sur la liste de Trump comme candidat à la Vice-Présidence ; et John Bolton, sioniste et ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU sous la présidence de George W. Bush.

L’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, pourrait être nommé procureur général.

Voici la liste complète des candidats retenus par Trump, telle que la publie aujourd’hui [15 novembre, NdT] le New York Times :

 

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Secrétaire-général de la Maison Blanche

Le secrétaire général dirige le travail et le personnel de l’Aile Ouest ; il a la haute main sur l’agenda du Président et s’occupe des relations importantes. Cette fonction jouera un rôle inhabituellement important, dans une Maison Blanche sous Donald Trump, qui n’a aucune expérience en matière d’élaboration des politiques et qui n’en a pas beaucoup en matière de relations avec les acteurs majeurs de Washington.

Reince Priebus : M. Trump a annoncé dimanche qu’il avait choisi M. Priebus, qui est le président du Comité National du Parti républicain.

 

Stratège en chef

Stephen K. Bannon a lui aussi été envisagé comme secrétaire général, mais M. Trump a préféré le nommer stratège en chef et haut conseiller de la Maison Blanche, disant que lui et M. Priebus y travailleraient « en partenaires égaux ».

Également dimanche, M. Trump a annoncé la nomination effective de M. Bannon, dirigeant de médias de droite qui a été le président de sa campagne électorale. Beaucoup ont dénoncé ce choix, mettant en garde contre le fait que M. Bannon défend des opinions racistes.

 

Secrétaire d’État [Ministre des Affaires Étrangères]

Que M. Trump choisisse un idéologue ou un vieux routier de la politique issu d’une administration républicaine passée, le nœud du problème est que le Département d'État est la cheville ouvrière de l’expérience post-1945 d’instauration du réseau d’alliances et du mondialisme que M. Trump s’est engagé à démanteler.

John R. Bolton, ancien ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies sous George W. Bush.

Bob Corker, sénateur du Tennessee et président du Comité des Relations étrangères du Sénat

Newt Gingrich, ancien porte-parole de la Chambre des représentants.

Zalmay Khalilzad, ancien ambassadeur US en Afghanistan.

Stanley A. McChrystal, ancien haut commandant militaire en Afghanistan.

 

Secrétaire au Trésor [Ministre des Finances]

Le secrétaire sera responsable des emprunts du gouvernement sur les marchés financiers, du code fiscal, et il devra superviser le service des impôts sur le revenu. Le département du Trésor  décrète aussi (ou lève) les sanctions financières à l’encontre des ennemis extérieurs, qui jouent un rôle-clé dans les accords avec l’Iran et le rapprochement avec Cuba du président Obama.

Thomas Barrack Jr, fondateur, président et PDG de Colony Capital, société financière privée et promoteur immobilier.

Jeb Hensarling, représentant du Texas et président du Comité des Services Financiers de la Chambre.

Stephen Mnuchin, ancien PDG de Goldman Sachs et président des finances de la campagne de M. Trump.

Tim Pawlenty, ancien gouverneur du Minnesota.

 

Secrétaire à la Défense [Ministre des Guerres]

C’est le secrétaire qui sera nommé qui donnera forme à la lutte contre l’État Islamique, tout en supervisant une armée qui s’efforcera de mettre en place deux initiatives de l’ère Obama : l’intégration des femmes dans les combats et l’autorisation aux recrues transgenre de servir à découvert. Les deux dispositions pourraient être abandonnées.

Kelly Ayotte (f), sénateur sortant du New Hampshire et membre du Comité des Services Armés du sénat.

Lt. Général Michael T. Flynn, ancien directeur des services de Renseignements (DIA). Il lui faudrait une dispense du Congrès, à cause d’une règle de sept ans pour les officiers à la retraite.

Stephen J. Hadley, conseiller à la sécurité nationale sous George W. Bush.

Jon Kyl, ancien sénateur de l’Arizona.

Jeff Sessions, sénateur de l’Alabama.

 

Procureur Général [Ministre de la Justice]

C’est le plus haut fonctionnaire de la nation, en matière d’application des lois. Il aura autorité pour assurer le maintien de la loi et de l’ordre sous M. Trump, y compris l’exécution de sa menace de mise sous les verrous de Hillary Clinton.

Le titulaire de cette fonction peut changer la manière dont la loi et l’ordre sont maintenus.

Chris Christie, gouverneur du New Jersey.

Rudolph Giuliani, ancien maire de New York.

Jeff Sessions, sénateur de l’Alabama.

 

Secretary of the Interior [Secrétaire à l’Intérieur des États-Unis]

Le Secrétaire à l’Intérieur  s'occupe de l'exploitation des ressources naturelles et de la gestion des terres publiques tels que les parcs nationaux, ainsi que certaines fonctions liées à la protection de l'environnement. Il contrôle les agences telles que le Bureau des affaires indiennes, l'United States Geological Survey, et le National Park Service. Celui qui sera nommé à ce poste devra décider du sort des règlements de l’ère Obama qui ont arrêté le développement des terrains publics ; refréner la prospection en matière de pétrole, de charbon et de gaz ; promouvoir les énergies éoliennes et solaires sur les terres publiques.

Jan Brewer (f), ancien gouverneur de l’Arizona.

Robert E. Grady,  partenaire de Gryphon Investors.

Harold G. Hamm,  Directeur en chef de Continental Resources, une compagnie pétrolière et gazière.

Forrest Lucas, président de Lucas Oil Products, qui fabrique des lubrifiants, des additifs et des graisses pour l’industrie automobile.

Sarah Palin (f), ancien gouverneur de l’Alaska.

 

Secrétaire à l’Agriculture

Le secrétaire à l’Agriculture supervise l’industrie agricole US, inspecte la qualité des aliments et fournit une assistance alimentaire basée sur le revenu. Le département aide aussi à développer les marchés internationaux pour les produits américains, ce qui donne à celui qui sera désigné la responsabilité partielle de mener à bien les prises de position de M. Trump sur le commerce.

Sam Brownback,  gouverneur du Kansas.

Chuck Conner, Secrétaire-Adjoint à l’Agriculture.

Sid Miller, commissaire à l’Agriculture du Texas.

Sonny Perdue, ancien gouverneur de Géorgie.

 

Secrétaire au Commerce

Le département du Commerce – département de l’exécutif fédéral - est une des cibles traditionnelles pour les coupes de budget, mais le secrétaire supervise un portefeuille varié qui comprend le Recensement, le Bureau des analyses économiques et l’Administration nationale océanique et atmosphérique.

Chris Christie, gouverneur du New Jersey.

Dan DiMicco, ancien PDG de Nucor Corporation, une compagnie de fabrication de l’acier.

Lewis M. Eisenberg, PDG de la banque privée Granite Capital International Group

 

Secrétaire au Travail

Le département du travail est chargé d’appliquer les lois qui protègent les travailleurs de la nation, distribue les bénéfices aux sans-emploi et publie des données économiques telles que le rapport mensuel sur l’emploi. Le nouveau secrétaire aura pour tâche de tenir la promesse faite par M. Trump de démanteler de nombreux règlements de l’ère Obama, qui concernent une vaste main d’œuvre d’entreprises fédérales.

Victoria A. Lipnic, Commissaire à l’égalité des chances en matière d’emploi et conseiller à la politique de la main d’œuvre pour le Comité de la Chambre sur l’Éducation et la Main d’œuvre.

 

Secrétaire à la Santé et aux Services humanitaires

Le secrétaire aidera M. Trump à remplir sa principale promesse de campagne : abroger et remplacer l’Affordable Care Act [loi sur la protection des malades et les soins abordables]. Le département approuve les nouveaux médicaments, réglemente l’approvisionnement alimentaire, poursuit des recherches bio-médicales et gère Medicare et Medicaid, qui assurent plus de 100 millions de personnes.

Dr. Ben Carson, ancien neurochirurgien et candidat à la présidence en 2016.

Mike Huckabee, ancien gouverneur de l’Arkansas et candidat à la présidence en 2016

Bobby Jindal, ancien gouverneur de la Louisiane, ancien secrétaire du département de la santé et des hôpitaux de la Louisiane.

Rick Scott, gouverneur de Floride ; ancien PDG d’une grande chaîne d’hôpitaux et de HCA [Hospital Corporation of America], la plus grosse entreprise assurance-santé privée aux États-Unis.

 

Secrétaire à l’énergie

En dépit de son nom, le but essentiel du département de l’Énergie est de protéger et de diriger l’arsenal d’armes nucléaires de la nation.

James L. ConnaughtonPDG de Nautilus Data Technologies et ancien conseiller à l’environnement du président George W. Bush.

Robert E. Grady, partenaire de Gryphon Investors.

Harold G. Hamm, directeur en chef de Continental Resources, une compagnie pétrolière et gazière.

 

Secrétaire à l’Éducation

M. Trump a dit qu’il voulait radicalement réduire le département de l’Éducation et transférer les responsabilités de la recherche, de l’aide au développement et de l’éducation aux gouvernements des États et aux autorités locales.

Dr. Ben Carson, ancien neurochirurgien et candidat à la présidence 2016.

Williamson M. Evers, expert en éducation à l’Institut Hoover, un think tank.

 

Secrétaire aux Anciens combattants

Le secrétaire aura pour tâche d’améliorer l’image d’un département qui a été fortement critiqué par M. Trump. M. Trump a dit et répété que l’administration Obama avait négligé les anciens combattants du pays et il a assuré qu’améliorer les soins qu’on leur porte faisait partie de ses plus grandes priorités.

Jeff Miller, président à la retraite de la Commission des Anciens combattants de la Chambre et représentant de l’État de Floride.

 

Secrétaire à la Sécurité Intérieure

L’agence fourre-tout formée après les attentats du 11 septembre 2001 a un rôle-clé dans l’administration Trump : celui de garder les frontières des États-Unis. Si M. Trump tient ses promesses de déportation à grande échelle et de construction de murs, c’est ce secrétaire qui devra les mettre en œuvre.

Joe Arpaio,  shérif sortant du comté de Maricopa, Arizona.

David A. Jr Clarke, Shérif du comté de Milwaukee.

Rudolph W. Giuliani, ancien maire de New York.

Michael McCaul,  représentant du Texas et président du Comité de Sécurité intérieure de la Chambre.

Jeff Sessions, sénateur de l’Alabama et opposant déclaré à l’immigration.

 

Administrateur de l’E.P.A.

L’Agence de protection de l’environnement, qui publie les règlements environnementaux et supervise leur application, est menacée par le nouveau président, qui s’est engagé à la démanteler « sous pratiquement toutes ses formes »

Myron Ebell, directeur administratif du Competitive Enterprise Institute et climatosceptique de pointe.

Robert E. Grady, partenaire chez Gryphon Investors ;  qui a participé à la rédaction des amendements du Clean Air Act en 1990.

Jeffrey R. Holmstead, avocat chez Bracewell L.L.P. et ancien administrateur-adjoint d’E.P.A. dans l’administration de George W. Bush.

 

Représentant du Commerce U.S.

Le rôle bizarre du négociateur en chef du Président pour le commerce consistera à s’opposer aux nouveaux accords de commerce, à essayer de réécrire les vieux et à renforcer l’application de ce que M. Trump considère comme un commerce équitable.

Dan DiMicco, ancien PDG de Nucor Corporation, aciérie, et critique déclaré des pratiques commerciales chinoises.

 

Ambassadeur aux Nations Unies

Second du Secrétaire d’État, l’ambassadeur auprès des Nations Unies sera le visage primordial que l’Amérique présentera au monde ; il sera chargé de représenter les intérêts du pays au Conseil de Sécurité sur un tas de questions, de la paix au Moyen Orient à la prolifération nucléaire..

Kelly Ayotte, sénateur sortant du New Hampshire et membre du comité des Services armés du Sénat.

Richard Grenell, ancien porte-parole de l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU dans l’administration de George W. Bush.

 

Directeur de la C.I.A. / Directeur de la N.I.A. [Service National de Renseignements]

M. Trump entre en fonctions à un moment où la sécurité américaine encourt des menaces diverses et complexes. Le nouveau directeur de la C.I.A. devra décider s’il doit défaire ou non un plan de « modernisation » mis en place cette année par le directeur John O’Brennan, et comment il devra procéder, si le nouveau président persiste dans sa volonté de reprise des tactiques brutales d’interrogatoire que certains appellent de la torture, pour les suspects de terrorisme.

Michael T. Flynn, ancien directeur de la D.I.A.

Peter Hoekstra, ancien président du comité des Renseignements de la Chambre.

Mike Rogers, représentant du 8e district du Michigan à la Chambre, ex-du FBI. C’est lui qui a réclamé l’exécution des « coupables » de Wikileaks.

Frances Townsend (f), ancien coneiller à la Sécurité intérieure sous George W. Bush.

 

Conseiller à la Sécurité Nationale

Le conseiller à la Sécurité nationale, bien que ne faisant pas partie du gouvernement est un contrôleur d’accès essentiel pour les propositions politiques émanant du Département d’État, du Pentagone et d’autres agences. Sa fonction devrait jouer un rôle important, vu le manque d’expérience de M. Trfump au poste qu’il va occuper.

Michael T. Flynn, ex-directeur de la D.I.A.

Source : New York Times.

 

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Que peut-on conclure de cette liste ? Trump ne donne pas l’impression de vouloir prendre ses distances avec les néo-libéraux et les sionistes, comme il l’a fait croire à ceux qui l'écoutaient, pendant sa campagne.

Depuis qu'a éclaté la bombe, certains disent même le tsunami de l’élection de Trump, les intellectuels occidentaux, ou plutôt les soi-disant intellectuels, n’arrivent pas se faire une raison de ce que la démocratie puisse l'avoir emporté sur toutes leurs espérances – espérances entretenues, bien sûr, par les médias alignés.

Cela leur a joué un tour.  Un vilain tour ! Mais est-ce que, vraiment, la gauche et la droite « bien éduquées », ceux qui vivent dans leurs sanctuaires et leurs doux cocons en se fiant aux statistiques et aux sondages, n’ont absolument aucune idée de ce que M. et Mme Toulemonde peuvent penser ? De comment ils arrivent – ou pas – à joindre les deux bouts, jour après jour, mois après mois ? Il n’y a plus de droite ni de gauche, comme il n’y a plus de réelle différence entre Républicains et Démocrates. Ils sont tous si bien intégrés, sous le confortable (pour eux) parapluie d’une économie fasciste mondialisée.

Les « gens surpris » sont-ils si détachés des réalités ou naïfs au point de ne pas voir la colère croissante de la croissante majorité non silencieuse, qui souffre d’un bout de l’année à l’autre de la domination oligarchique et qui en a assez d’un « système » qui n’a pas cessé d’abuser d’elle tout au long des 40 dernières années ? Ce sont les mêmes gens et les mêmes « experts » des médias qui avaient déjà été pris de court par le BREXIT !

À ceux qui sont encore sous le choc du BREXIT, je recommande fortement le remarquable film de Ken Loach, qui a reçu la Palme d’Or au Festival de Cannes 2016, Moi, Daniel Blake [en français : Le Pacte].

 


http://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/moi-d...

 

Il n’est jamais trop tard pour se réveiller et s’engager.

En fait, c’est tout ce qui compte : que des gens fassent un pas hors de leur zone de confort et se battent au sein des 99,99%. Nous pourrions même aller ainsi jusqu’à devenir une masse significative, capable de réellement provoquer une énorme transformation de la société et de notre Terre-Mère, avec ou sans M. Trump.

Sources : http://www.globalresearch.ca/president-elect-donald-trump...

http://www.informationclearinghouse.info/article45860.htm

Traduction : c.l. pour Les grosses Orchades

 

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Et de l’autre côté ?

Décembre 2016 : Dyumin, Patrushev, Rogozin ?

Editeur22 novembre 2016

 

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Alexei Dyumin

Très proche de Vladimir Poutine dont il a été l’entraineur de hockey sur glace, simple garde du corps du Président, Alexei Dyumin a eu une carrière fulgurante et est actuellement gouverneur de la région de Tula et vice-ministre de la Défense. Il a mené à bien l’extraction du président ukranien Viktor Ianoukovitch lors du coup d’état pro-américain à Kiev.

Nikolaï Patrushev

Officier du KGB puis du FSB dont il a été le directeur à la suite de Vladimir Poutine lorsque celui-ci est entré au Kremlin fin 1999, actuellement Secrétaire du Conseil de Sécurité et directeur du Comité National Antiterroriste (NAK), Nikolaï Patrushev est un proche de Vladimir Poutine.

Dmitry Rogozin

Député et ancien Président du parti politique « Rodina » (« Patrie ») dont il a été l’un des fondateurs, ambassadeur auprès de l’OTAN de 2008 a 2011 où il a été considéré comme « nationaliste » par les media occidentaux, Dmitry Rogozin est actuellement vice-président de la Russie, spécialiste des questions de Défense.

Rendez-vous en décembre !

 

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2016/11/decembre-2016-dyumin-patr...

 

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À quoi s’attendaient-ils ?

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Des missiles « Bastion » déployés à Kaliningrad

Editeur21 novembre 2016

 

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La Russie a renforcé son système de défense côtière en déployant des systèmes « Bastion » à Kaliningrad, enclave Russe en Europe occidentale. Une unité « Bastion » comporte 36 missiles supersoniques Onyx qui peuvent être utilisés contre des cibles navales, mais aussi contre des cibles terrestre. Un haut responsable de l’OTAN a réagi en déclarant qu’ « avec ça, la Russie peut fermer la Baltique ». Selon des experts occidentaux, le système « Bastion » depuis Kaliningrad pourrait également frapper des cibles en Pologne.

Ceci est une une partie de la réponse au déploiement continu depuis plusieurs mois de troupes de l’OTAN aux frontières occidentales de la Russie.

 

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Source : https://rusreinfo.ru/fr/2016/11/des-missiles-bastion-depl...

 

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YAN Lianke

Les chroniques de Zhalie

 

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Lian Ke YAN (ils écrivent leurs noms à l’envers, comme les Italiens), est né fils de paysans pauvres et illettrés, dans le Henan. Pour pouvoir étudier et aussi manger à sa faim, il s’est engagé dans l’armée, où il a fait des études de littérature. Il est même, à un certain moment, devenu une des plumes plus ou moins officielles de l’Armée Nationale du Peuple. Tout en se mettant à écrire des romans. Dans certains, il a parlé d’elle (l’armée) de manière qui a chatouillé les militaires, lesquels l’ont prié d’aller plutôt écrire ses romans dans le civil, ce qu’il a fait avec joie. Maintenant, il enseigne la littérature et vit de sa plume.

Un jour Deng Xiaoping a dit « enrichissez-vous », comme l’avait dit avant lui M. Guizot. Pas davantage que son prédécesseur, il ne s’adressait à tout le monde et à n’importe qui, mais seulement à ceux qui sauraient sans qu’on leur explique de quelles façons peu nombreuses il est possible de s’enrichir et qui comprendraient qu’on leur en donnait la permission.

C’est leur histoire que racontent les chroniques de Zhalie, celle de la grandeur et de la décadence d’un empire de la taille d’un village perdu dans les Balou (Henan), et tout cela se déroulant en une trentaine d’années.

Il s’agit d’une fable. Elle est exemplaire, universelle et même, hélas, intemporelle, puisqu’il s’y produit des choses qui se produisaient dans la Rome antique et qui se produisent en ce moment même aux États-Unis d’Amérique. Si les narcissiques citoyens U.S. qui se lamentent sur la détérioration de leur société fantasmée avaient la bonne idée de lire le Pr. Yan, ils comprendraient peut-être ce qui leur arrive.

Les Chinois cultivés connaissent très bien la littérature occidentale, contrairement aux Occidentaux qui ne connaissent pas du tout ou fort mal la littérature chinoise. Yan Lianke se dit influencé par Kafka et Garcia Marquez et parle, à propos de ses livres, de mythoréalisme. Ce n’est pas faux. (Il a d’ailleurs reçu le Prix Kafka en 2014). Mais il est permis de trouver aussi, à son humour, une parenté certaine avec à la fois Swift et Sterne. Ce qui ne nous est plus arrivé, à nous, depuis Diderot.

Il est reposant, quelquefois, de quitter la compagnie des barbares pour aller happer un bol d’air chez des gens qui, entre des hauts et des bas terribles n’en sont pas à leur première civilisation.

 

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YAN Lianke

Les Chroniques de Zhalie

Éd. Picquier – Sept. 2015

515 pages

 

 

 

2. Cirque US.GIF

 

 

 

Mis en ligne le 23 novembre 2016.

 

 

 

 

 

00:28 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Dernières mises à jour au sujet des nominations réelles de l'équipe Trump

Source AFP:


Le magnat de l'immobilier pourrait aussi annoncer la nomination de son ancien rival de la primaire républicaine Ben Carson, un Afro-Américain, au poste de ministre du Logement.

En nommant Nikki Haley, gouverneure républicaine de Caroline du Sud, ministr ede l'éducation, M. Trump semble vouloir élargir sa base. Elle l'avait critiqué avec virulence lors des primaires et pris position pour l'un de ses rivaux, Marco Rubio.

Aux États-Unis, l'ambassadeur à l'ONU - poste occupé depuis 2013 par Samantha Power - est membre de l'administration et donc l'un des principaux collaborateurs du président. Nomination à ce poste de
Nikki Haley, 44 ans, la plus jeune gouverneure du pays. Le nom de cette femme issue d'une famille sikh avait aussi été cité comme possible secrétaire d'État.

Elle n'a pas d'expérience en matière de questions internationales, mais est «une négociatrice reconnue et nous avons l'intention de négocier plein d'accords», a assuré le président élu dans un communiqué.

Mme Haley, dont la nomination devra être approuvée par le Sénat, sera chargée à l'ONU de suivre notamment les crises en Syrie et en Ukraine, des dossiers sur lesquels Donald Trump a affirmé vouloir davantage de coopération avec la Russie.


«Supprimer la bureaucratie»


Parmi eux, Jeff Sessions, ministre de la Justice, l'ex-général Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale, et le très controversé Steve Bannon, conseiller en stratégie et personnalité classée à l'extrême droite.
Donald Trump a rencontré Betsy DeVos samedi à... (REUTERS) - image 2.0

Agrandir

Donald Trump a rencontré Betsy DeVos samedi à son club de golf de Bedminster, au New Jersey.

REUTERS

Mercredi, Donald Trump a aussi nommé la femme d'affaires milliardaire et philanthrope Betsy DeVos, 58 ans, comme ministre de l'Education. «Sous sa direction nous allons réformer le système scolaire américain et supprimer la bureaucratie qui handicape nos enfants, afin que nous puissions offrir une éducation et un choix d'écoles de niveau mondial à toutes les familles», a déclaré le président élu.

La nomination de Ben Carson au Logement devrait être annoncée «prochainement», a lui-même indiqué le neurochirurgien à la retraite sur sa page Facebook.

«Après de sérieuses discussions avec l'équipe de transition Trump je pense pouvoir apporter une grosse contribution, notamment pour rendre nos centres villes attractifs pour tout le monde», a-t-il affirmé.

Ben Carson comme Betsy DeVos appartiennent à l'aile chrétienne traditionaliste et conservatrice du parti républicain.

Écrit par : Sémimi | 24/11/2016

Chère Sémimi,
Vous avez toujours une information d'avance sur Les Grosses Orchades !
Pendant que vous y êtes, pourriez-vous diriger votre lorgnette sur Wayne Madsen, qui officie chez Strategic Culture Foundation, et nous dire éventuellement ce que vous pensez de ses craintes.
Merci de nous suivre !!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Théroigne | 24/11/2016

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