11/01/2016

2015, QUELLE ANNÉE ?

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Sur ce post et au moins le suivant, on va beaucoup vous parler de juifs. Pour des raisons diverses, parfois contradictoires. Mais d’abord, parce que, dans la fosse à purin où elle est tombée, la France compte, au nombre des citoyens qui s’échinent à l’en sortir, quelques-uns d’entre eux (qui ont peut-être tous abandonné la religion de leurs pères, ce n’est pas de religion qu’on traite ici). Ensuite, parce qu’il y a un moment qu’on a envie de vous entretenir de Salomon Reinach et que c’est une occasion aussi bonne qu’une autre de le faire. Enfin, parce que le Saker a publié juste avant Noël un article intitulé « Poutine et Israël », précieux pour qui veut comprendre les relations entre Russes et Juifs russes et celles des deux communautés avec le reste du monde. Si le Saker Francophone ne le traduit pas (parce que pas le temps ou pour toute autre raison), on le fait, nous. On attend encore un jour ou deux. On vous parlera aussi de quelques autres choses. Début d’année légèrement chaotique et cahotant. Comme à peu près tout.

 

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Les illusions ancrées et néfastes ne peuvent se dissiper que dans la douleur.

2015, quelle année ?

Eric HAZAN – LGS 6 janvier 2016

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« Lorsque la fortune prépare le bouleversement d’un empire, elle place à sa tête des hommes capables d’en hâter la chute »

 

Comme il faut bien remplir les colonnes et meubler les émissions, les médias font rituellement à cette époque le portrait de l’année écoulée : mitigé pour l’ensemble de la planète mais franchement calamiteux pour la France. Il est vrai que 2015 commencé avec Charlie et fini avec le Bataclan, agrémenté par l’irrésistible ascension du Front national et la proclamation de l’état d’urgence, n’a rien eu pour plaire. D’ailleurs les Français restent le peuple le plus pessimiste d’Europe, celui qui consomme la plus grande quantité de drogues psychotropes et fait la gueule la plus sinistre dans le métro. Mais on peut voir les choses autrement. On peut dire que cette année aura marqué la fin d’illusions ancrées et néfastes, et que de telles illusions ne peuvent se dissiper que dans la douleur.

Nombreux étaient ceux qui pensaient qu’une parenthèse social-démocrate, insérée dans une succession quasi ininterrompue de gouvernements ouvertement réactionnaires, allait « donner du mou » dans la politique sécuritaire, calmer la frénésie dans la législation antiterroriste, atténuer quelque peu le racisme d’État. En prévoyant même que Hollande ne tiendrait aucune de ses promesses, on pouvait espérer que quelques mesures en ce sens seraient prises pour « donner des gages à gauche », comme ils disent.

À l’origine de cette illusion, il y a de la méconnaissance et de l’oubli. Il y a d’abord une question de personne : les mous binoclards et bedonnants peuvent avoir des réactions brutales jusqu’à l’irrationnel quand ils veulent montrer que non, ils ne sont pas les lavettes crayonnées par les caricaturistes. Hollande cherchant à revêtir une armure à la Clemenceau ou à la Churchill, on en avait eu un aperçu à Bamako en 2013 quand, après avoir lancé l’invincible armée française dans les sables du Mali, il avait déclaré : « Je viens sans doute de vivre la journée la plus importante de ma vie politique ». Depuis, pour montrer ses muscles, il a pris la place de Tony Blair comme chien de compagnie des Américains, en Syrie comme l’autre l’avait été en Irak. Les Rafales de M. Dassault décollent du porte-avion Charles de Gaulle qui fait flotter le drapeau tricolore dans l’océan Indien. Quant à la politique répressive à l’intérieur, on a eu l’incarcération de mineurs pour insultes envers la police, la loi scélérate sur le renseignement et pour finir un projet de révision constitutionnelle élaboré à chaud, instituant un état d’urgence permanent avec des mesures inouïes sur la déchéance de nationalité. En reprenant à son compte des idées avancées par le Front national, Hollande réalise l’une de ces opérations politiciennes affinées lors des dix ans passés à la tête du parti socialiste : il tire le tapis sous les pieds de la droite « de gouvernement » et prend ainsi pour l’élection présidentielle à venir une position que personne ne lui accordait avant les attentats de novembre. Exit en 2015 l’espoir d’une social-démocratie inefficace mais paisible.

Ici et là, on entend dire que la dérive sécuritaire actuelle signe que le pouvoir a perdu ses repères, qu’il ne sait plus où il va ni d’où il vient. C’est oublier la longue histoire de brutalité répressive du socialisme français. Qui a envoyé les CRS et les tanks de l’armée contre les mineurs lors des grèves de 1948, qui a fait ouvrir le feu ? Jules Moch, ministre de l’Intérieur socialiste. Qui disait en 1957 à Alger, « les exhibitionnistes du cœur et de l’intelligence qui montent la campagne contre la torture, je les voue à votre mépris » ? Robert Lacoste, socialiste, gouverneur général de l’Algérie. Qui a institutionnalisé, dans la foulée des lois Pasqua-Debré, la chasse aux sans papiers « clandestins » ? Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Intérieur socialiste du gouvernement Jospin. Valls et Hollande œuvrent dans la grande tradition social-démocrate où la lâcheté et l’hypocrisie vont de pair avec le mépris du peuple et la violence policière.

 

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Une autre illusion, fortement ancrée, aura été si ébranlée par l’année 2015 qu’il n’en reste que des débris épars : l’idée qu’une victoire électorale de « la gauche » peut bouleverser un pays, lancer une sorte de révolution sans révolution. La Grèce était un cas idéal où toutes les conditions semblaient réunies – un parti d’extrême gauche massivement soutenu par le peuple, un leader jeune et parlant clair, un référendum refusant les diktats du capitalisme européen : en juillet 2015, la Grèce portait tous les espoirs de ceux qui ne savaient pas. Mais à l’intérieur même de Syriza l’opposition révolutionnaire expliquait que Tsipras avait refusé de préparer une sortie de la zone euro, que rien n’était prévu en ce sens et que la Grèce n’avait donc aucune carte sérieuse à opposer à l’Europe dans la partie qui se jouait. Résultat : Tsipras n’avait d’autre issue que se coucher, d’entraîner le pays dans l’abîme, ce qu’il a fait d’assez bonne grâce. Trahison ? pas vraiment, évolution logique plutôt. Car jamais un régime issu d’élections n’a été capable de bouleversements révolutionnaires. Pour gagner des élections, il faut rassembler, il faut gagner des voix du côté du marais centriste dont la résistance au changement se fait déterminante quand vient le moment des décisions.

Le désastre grec a enterré l’illusion d’une nouvelle voie pour « la gauche ». De cet enterrement, Podemos a suivi le cortège avec, au dernier rang, la fantomatique extrême gauche française. N’en soyons pas affligés : se débarrasser de vieilleries est un geste salubre. Enterrer du même coup nos dirigeants ? Non, ils ont leur rôle. Comme dit Machiavel dans le Discours sur la première décade de Tite-Live, « Lorsque la fortune prépare le bouleversement d’un empire, elle place à sa tête des hommes capables d’en hâter la chute ».

Source : http://www.legrandsoir.info/2015-quelle-annee.html

 

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Ils ont eu Jules Moch et ils ont François Hollande.

Nous, on en a (et on en a eu) plein aussi, de Paul-Henri Spaak à nos jours.

 

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Paul Magnette, à la fois Ministre-Président et bourgmestre de Charleroi.

 

Made in Belgium : 84% des armes de Wallonie vendues à l’Arabie saoudite en 2014

RT en français9 janvier 2016

 

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L’armée saoudienne lance une roquette de mortier sur les chiites Houthis, au Yémen

 

Si la Flandre a refusé de vendre ses armes aux Saoudiens à cause de leurs manquements aux droits de l'homme, la Wallonie, elle, ne s'est pas privée d'en faire des clients de choix, quitte à maquiller un peu la destination réelle de ses livraisons.

En Wallonie, la vente d’armements se porte bien, puisque quelques 4,3 milliards d’euros de licences ont été délivrées 2014, soit le plus grand montant jamais enregistré dans l'histoire de cette région de Belgique. En particulier, un énorme contrat de 3,2 milliards d’euros a été conclu entre l’entreprise belge CMI Defence et General Dynamics, une société basée au Canada, pour une durée de 15 ans.

 

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Mais, alors que cette transaction juteuse apparaît, dans les statistiques officielles de la Wallonie, comme une livraison au Canada, la destination finale de ces équipemens d’artillerie made in Belgium est toute autre.

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Source : https://francais.rt.com/international/13563-belgique-arme...

 

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« Il faut mourir puisque les gredins triomphent »

 

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Dieudonné se prépare, si ce n’est déjà fait, à quitter la France pour se refugier au Cameroun.

« …je vais me retirer tranquillement en Afrique », a indiqué Dieudonné, avant de faire allusion aux nombreuses poursuites le visant.

« Ils m’ont mis deux mois pour “Je me sens Charlie Coulibaly”. Ils n’en ont plus rien à foutre, il n’y a plus de loi, plus de justice. Donc moi je m’en vais. »

Il n’y a pas eu que les deux mois pour Charlie Coulibaly. Il y a eu aussi, et il y aura tant qu’il résistera, les « amendes » aussi exorbitantes que nombreuses, qui sont le moyen de racket habituel de toutes les mafias. Leur seule arme contre l’individu isolé qui travaille pour vivre.

Dieudonné avec une laisse au cou aurait pu gagner énormément d’argent. Sans laisse, il en a gagné beaucoup, mais, s’il veut que ses enfants ne couchent pas dehors et ne mangent pas à la soupe populaire, il convient qu’il les mette à l’abri de ceux qui n’ont pas d’argument à lui opposer autre que celui-là.

Si, sur les 62 et quelques millions de Français au nom de qui ces infamies se perpètrent, il s’en était trouvé suffisamment pour sys-té-ma-ti-que-ment et fraternellement prendre en charge les extorsions prétendument légales, les porte-coton judiciaires du système auraient eu tôt fait de lui lâcher la grappe. Saluons ici Serge Uleski, qui n’a jamais, du premier au dernier jour de la chasse à courre, cessé de le défendre.

Molière a été enterré sous une route, pour que tous puissent marcher dessus. Dieudonné le sera au Cameroun. Tant pis pour la France. Non, nous n’écrirons pas « Pauvre France ». Seul Baudelaire...

Salut l’artiste et merci.

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À Caracas, où Nicolas Maduro vient de s’apercevoir qu’Eric Hazan a raison, que la démocratie formelle est un leurre et que Fidel l’avait bien dit, le peuple vénézuélien se mobilise dans la rue, contre l’Assemblée Nationale aujourd’hui aux mains de la Ve colonne matée en 2002.

 


 

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L’Holodomor aux États-Unis

Vladimir Platov – New Eastern Outlook 5.1.2016

 

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Un scandale – un de plus - explose sur Internet.

L’administration de l’encyclopédie libre Wikipedia vient de retirer l’article d’un chercheur russe consacré à l’évaluation des pertes humaines causées par la Grande Dépression de 1932-1933 aux États-Unis. Des blogueurs outrés ont commencé à intervenir massivement dans la partie russophone du service de blogging Livejournal. Le sujet a déjà déclenché quelques débats houleux, et une mobilisation-éclair historique se poursuit.

C’est que le chercheur russe Boris Borisov a touché à un sujet très sensible avec son travail sur le nombre de victimes de la Grande Dépression étasunienne, provoquant la réaction immédiate et nerveuse que l’on sait des modérateurs de Wikipedia en même temps qu’une activité accrue des blogueurs. Dans son article intitulé « L’Holodomor américain », se basant sur l’analyse des données statistiques, Borisov évalue à plus de 7 millions le nombre des victimes de la crise financière aux États-Unis. C’est le premier chercheur qui ose comparer directement ce qui s’est passé aux USA en 1932-1933 à ce qui a été appelé l’« Holodomor » de 1932-1933 en URSS.

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Source : http://reseauinternational.net/lholodomor-aux-etats-unis/

 

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INTOXE

 

Ce machin circule dans Landerneau. Le voici tel qu’on l’a reçu nous-mêmes : en Hystérique corps 24.

 

Islamisme : Dignité des Hollandais

Comparez cela à la veulerie de la classe médiatico-politique française et surtout, surtout, faites suivre !

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L'ORCHESTRE SORT DE SCENE

C'EST GRAVE

 

L'ORCHESTRE SORT DE SCENE ( NON VU A LA TELE)

bel exemple, sans blabla........dans le respect et la dignité mais quelle détermination et tous ensemble, BRAVO  la gifle !!!!! car se retrouver tout seul sur scène......couillon, non ?????.

et bien entendu de cela........aucun média n'en a jamais parlé ! pour ceux qui ne  comprennent pas  l'anglais (en sous titre) en résumé il demande aux gens présents dans la salle de CROIRE EN ALLAH....bref il vante la beauté de l’Islam….

 

 L'orchestre sort de scène

> > > > > > > > En présence de la Reine des Pays-Bas, le chef d'orchestre musulman vante la beauté de l'islam.

> > > > > > > > En signe de contestation, les musiciens de l’orchestre néerlandais quittent la scène avec leurs instruments, tout en silence  

 

CLIC

http://www.safeshare.tv/w/cqjiYhtiXs

 

Le 9 mai 2014, l'Orchestre National néerlandais, s'apprêtant à jouer une œuvre de Gustave Mahler devant la reine Béatrix des Pays-Bas, quitte la scène ! La reine Béatrix des Pays-Bas fréquente assidûment les concerts.

> > > > > > > > Le chef d'orchestre, qui se trouve être musulman, s'octroie le droit de donner à la Reine une conférence sur la «beauté» de l’Islam.

> > > > > > > > Les membres de l'Orchestre en scène effectuent un débrayage immédiat !

> > > > > > > > Formidable de voir tous ces musiciens qui ont le courage de leurs convictions !

> > > > > > > > Ces images méritent de faire le tour du monde. Formidable comportement de cet orchestre des Pays-Bas, qui, sous les yeux de sa souveraine, refuse de subir plus longtemps l’insulte orgueilleuse, arrogante et pour tout dire stupide d’un chef prosélyte. Politesse des Rois, qui ne bronchent pas mais n’en pensent pas moins. Cette scène est pour tout dire extraordinaire.

 

Les Pays-Bas n’ont pas de reine mais un roi, Willem-Alexander, depuis avril 2013.

L’incident « relaté » ci-dessus, s’est produit le 3 septembre 2011, lors d’un concert de gala donné au Concertgebouw d’Amsterdam pour célébrer le 100e anniversaire de la Société des Compositeurs néerlandais.

Au programme : des œuvres de compositeurs hollandais contemporains (évidemment !), et non de Gustav Mahler.

Chef d’orchestre : Etienne Siebens, et non le jeune homme légèrement dérangé, bien connu des services de police, qu’on voit ici.

L’Orchestre royal du Concertgebouw – composé de musiciens civilisés - ne s’est jamais conduit comme les chiens de cirque politiques qu’on a vus se livrer honteusement à ce numéro grotesque à chaque fois que MM. Ahmadinejad, Poutine et Chavez sont montés à la tribune de l’ONU pour y prendre la parole au nom de leurs pays respectifs.

Le premier violon, responsable du plateau, l’a simplement dégagé, avec ses collègues, pour laisser au personnel de sécurité le temps de prendre en charge le jeune homme (qui sera confié avec son accord à l’hôpital le plus proche). Après quoi, ils sont revenus prendre place, le chef s’est installé au pupitre et le concert a eu lieu.

D’où vient ce hoax imbécile ?

De quelque think tank de bouseux milliardaires US, spécialisé dans le bourrage de crâne mais incapable de s’exprimer dans la langue des bourrés, qu’il ignore.

Pourquoi insulte-t-on le public européen en le bombardant d’inepties de ce genre ?

Parce que c’est exactement ce qu’il souhaite.

Depuis que - il y a tout juste 80 ans - Goebbels faisait enlever la statue « arrogante » de Mendelssohn à Leipzig, le prurit est intact. C’est la chèvre expiatoire qui change. D’une guerre à l’autre.

 

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On n’aime pas Elisabeth Levy. On déteste ce qu’elle représente et on ne toucherait pas ce qu’elle publie avec des pincettes, mais quelquefois, on le lit. Parce que, pour combattre un adversaire, il faut le connaître. C’est ainsi qu’on vient de tomber sur une sorte de manifeste auquel on pourrait presque souscrire. Presque.

 

Le latin, discipline de l’esprit

Nos élèves doivent savoir s’abstraire

Antoine Desjardins – Causeur 6 janvier 2016

 

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« Le grammairien qui une fois la première ouvrit la grammaire latine sur la déclinaison de “Rosa, Rosae” n’a jamais su sur quels parterres de fleurs il ouvrait l’âme de l’enfant. »

Péguy, L’Argent, 1913

 

Dès lors qu’on s’en prend au latin, à l’allemand (langues à déclinaisons), qu’on affaiblit ou qu’on dilue ces enseignements, on s’en prend à la grammaire mais aussi aux fonctions cognitives : à l’analyse et à la synthèse, à la logique, à la mémoire pourtant si nécessaire, à l’attention. On s’en prend à la computation sémantique et symbolique, au calcul (exactement comme on parle de calcul des variantes aux échecs), à la concentration. On s’en prend donc indirectement à la vigilance intellectuelle et à l’esprit critique.

« L’âme intellective » qu’Aristote plaçait au dessus de « l’âme animale », elle-même supérieure à « l’âme végétative » : voilà désormais l’ennemi.

Mais le pédagogisme a déclaré la guerre à cette âme. Il est un obscurantisme qui travaille à humilier l’intelligence cartésienne, présumée élitiste : il est un mépris de la mathématique et de la vérité, il sape le pari fondateur de l’instruction de tous, il nie les talents et la diversité, fabrique de l’homogène ou de l’homogénéisable. Il mixe et il broie, il ne veut rien voir qui dépasse. Il est d’essence sectaire et totalitaire. Il est un ethnocentrisme du présent  comme le souligne Alain Finkielkraut : « Ce qu’on appelle glorieusement l’ouverture sur la vie n’est rien d’autre que la fermeture du présent sur lui même. »  Il utilise à ses fins la violence d’une scolastique absconse,  jargon faussement technique destiné à exercer un contrôle gestionnaire. Le novmonde scolaire exige en effet sa novlangue. Activement promue par nos managers, elle est loin d’être anodine : elle montre l’idée que ces gens se font de ce qu’est la fonction première du langage : une machine à embobiner et à prévenir le crime par la pensée claire.

L’URSS, à qui ont peut faire bien des reproches, eut au moins cette idée géniale, à un moment, de faire faire des échecs à tout le monde ! Quel plaisir pour beaucoup d’enfants, quelle passion dévorante qui vit éclore tellement de talents. De très grands joueurs vinrent des profondeurs du petit peuple russe : c’est cela aussi ce que Vilar appelait l’élitisme pour tous, utopie pour laquelle je militerai sans trêve ! Si j’avais la tâche d’apprendre les échecs à mes élèves, je ne leur ferais pas tourner des pièces en buis avec une fraise à bois dans le cadre d’un EPI (enseignement pratique interdisciplinaire) ! Je leur apprendrais, pour leur plus grand bonheur, le déplacement des pièces, les éléments de stratégie et de tactique ! je les ferais JOUER : Je ne pars pas du principe désolant, pour filer mon analogie, que ce noble jeu est réservé à une élite, aux happy few, tout simplement parce que c’est faux ! Je ne pars pas du principe également faux que ce jeu est ennuyeux !

Le plaisir de décortiquer une phrase latine est unique : c’est un plaisir de l’intelligence et de la volonté, une algèbre sémantique avec ses règles, comme les échecs. On perce à jour une phrase de latin comme Œdipe résout l’énigme du Sphinx. Tout le monde devrait pouvoir y parvenir. Construire une maquette de Rome avec le professeur d’histoire ou un habit de gladiateur avec celui d’arts plastiques… ne relève pas du même plaisir ! Je pense que ce qui ressortit au périscolaire, même astucieux, ne doit plus empiéter sur le scolaire.

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Source : http://www.causeur.fr/latin-ecole-education-36122.html

 

Pourquoi « presque » ? Parce qu’entre la droite et la droite qui se dit de gauche, il n’y a pas de différence. Parce qu’on n’impute pas à « l’égalité » les crimes de son exact contraire. Parce qu’au nombre de ces crimes, on compte celui de prétendre parler en son nom alors qu’on la piétine.

On laisse à l’auteur le tic de droite d’attribuer à « la gauche » tout ce qu’on déplore, qu’on n’a rien fait pour empêcher, quand on ne s’en est pas secrètement réjoui.

Enfin - c’est un détail -, l’auteur invoque avec raison « l’élitisme pour tous » revendiqué par Vilar. Il oublie celui revendiqué par Gassman. (Des communistes, tout ça, beurk !) L’un et l’autre ayant été forcés de dire, ni plus ni moins que Dieudonné, « Il faut mourir puisque les gredins triomphent », l’un en 1960, l’autre en 1968.

Pour nous, comme pour nos pères de 93, la seule inégalité acceptable est celle des talents et nous ne sommes pas plus qu’eux disposés à laisser traiter d’« égalitaire » le nivelage par le bas imposé par les médiocres parasites au pouvoir.

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DÉSINTOXE

 

Si on n’a que du bien à dire des musiciens hollandais, il n’en va pas de même du personnel politique de ce pays, qui vaut largement le nôtre dans ce qu’il a de pire. On ne rappelle ici que pour mémoire les un ou deux énergumènes qui siègent au Parlement des Pays-Bas et qui appellent régulièrement à l’extermination totale des « islamistes » (un milliard et demi de personnes, soient tous les Arabes et quelques nations circonvoisines) sans que personne se lève ni ne sorte, et qui comparent le Coran à Mein Kampf. On préfère croire qu’ils n’ont lu ni l’un ni l’autre et que tous les parlementaires des Pays-Bas sont sourds.

Fort d’une grand-mère judéo-indonésienne et d’un séjour dans des boulangeries kachères de Palestine, M. Geert Wilders, en bon poulain de MM. Pipes et Horowitz, a embrassé Israël, ses causes et ses crimes. Cela le regarde, mais ne le place pas au nombre des « juifs » dont nous entendions vous parler ici. Plutôt aux côtés du FN français et des autres de même acabit.

 

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ANTIPRESSE ET A-THEOS

 

Nous vous avons parlé en son temps de l’ANTIPRESSE de M. Slobodan Despot, auquel il faut s’abonner pour le lire. Nous l’avons fait et nous avons lu, entre autres choses, dans son n° du 20 décembre, sous l’intitulé « Où sont les hommes ? », une réflexion où M. Despot nous parle de religion et, croit-il, d’athéisme.

Il n’y a pas de commentaires prévus à cette publication one-way, et c’est heureux. On y évite ainsi non seulement les illettrés et les incohérents mais aussi les trolls. On ne va pas vous reproduire ici l’article (abonnez-vous rétroactivement si vous voulez, c’est gratuit). On va donc le commenter pour la beauté de la chose. Tant mieux s’il nous lit, tant pis s’il ne nous lit pas.

Notre commentaire est une question :

Pourquoi les croyants veulent-ils si absolument qu’on les agresse ?

Et la question, bien entendu, s’adresse à tous les croyants sans exception, en ce compris les adorateurs de l’oignon et les adeptes de ce que des exaspérés qu’on comprend appellent « religion laïcarde ».

Pincée de citations : « La religion (…) n’est pas une question de foi mais de croyances, et ce n’est pas la même chose. La religion n’a pas besoin de foi, mais les hommes ont besoin de religion (…) C’est pourquoi il est rarissime de rencontrer un être parfaitement agnostique (…). Le doute bienveillant est une attitude rare et difficile… » Etc.

On laissera à l’auteur le distingo entre la foi et les croyances. On se contentera de lui rappeler qu’on n’a pas « la foi » exprès et qu’on n’est pas athée exprès non plus. Qu’un agnostique n’est qu’un athée honteux qu’il vaut mieux laisser à son chèvre-choutisme. Que le doute, bienveillant ou pas, est une insulte à la divinité pour les croyants et un signe d’incohérence pour les autres. Que quiconque se prétend athée et agresse un croyant est un menteur.

Seul le mot « indifférence » pourrait définir l’athéisme, si l’athée, indifférent à toute forme de divinité parfaite, omnipotente et bienveillante pouvait, simultanément, rester indifférent au sort et aux angoisses de ses frères humains.

M. Despot croit-il qu’il faille être un surhomme pour regarder calmement, « dans les yeux » pour ainsi dire, le néant ? Rien n’est plus simple, au contraire, et plus réconfortant pour l’athée, que de savoir qu’il n’y a personne derrière la porte qui va venir soulager ou abréger ses souffrances, si terribles soient-elles, et qu’il ne pourra compter, jamais, que sur la solidarité systématique et naturelle de ses semblables, chose qui, convenons-en, ne risque pas d’arriver avant très, très, très, très longtemps. Mais l’athée osera-t-il dire, au torturé de Guantanamo confronté au plaisir sadique de ses bourreaux : « Ton Dieu n’existe pas », si son illusion est la seule chose qui l’empêche de sombrer dans la folie et d’ajouter la dislocation de l’âme à la dislocation du corps ?

Quant à se mêler aux guerres de religion et à condamner en bloc une variété de croyants à cause de sa croyance… Non, les athées ne jouent pas dans les bacs à sable. Tout au plus rendront-ils les coups si on leur en donne, car, hélas, celles du passé ont généralement commencé par la liquidation, de concert, des incroyants, avant que les étripages entre croyants commencent.

Restons-en là pour l’instant. On voulait juste marquer le coup en cette fin-début d’année.

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FEMMES BATTUES, FEMMES VIOLÉES, ETC.

 

Du même ANTIPRESSE (livraison n°6), et du même auteur mais aussi d’une dame – Christelle Magarotto – deux articles consacrés cette fois aux femmes et aux violences qui leur sont faites (brûlante actualité oblige !) : « LA VIOLENCE OU LA SOUMISSION » et « AU NOM DES OUBLIÉES DE LA CAUSE ». Ils sont longs, surtout le premier. On vous laisse les découvrir et vous faire les réflexions que vous voulez. Voici une pincée des nôtres :

Pour ce qui est de la violence domestique faite aux femmes adultes, notre sentiment est caricatural au possible : une femme battue pour la première fois est à plaindre ; une femme battue pour la deuxième fois le mérite. Nous laissons de côté, fort injustement, le conditionnement des femmes dès l’enfance par les auteurs de leurs jours, qui complique hélas la question.

Pour les récentes violences faites ces jours-ci dans la rue à des femmes de plusieurs capitales européennes, par des hommes agissant en bandes, nous voulons bien admettre que les agresseurs sont d’origine étrangère et d’une religion qui n’est pas la nôtre, mais nous ne sommes pas prêts à croire qu’il s’agisse là d’un phénomène spontané, de gens agissant de leur propre chef parce que leurs coutumes ou leur religion les y autoriseraient alors que les nôtres nous l’interdisent. Il y a, dans cette affaire, une volonté stratégique et une direction coordinatrice. Reste à savoir d’où elles viennent et quel est leur but, même s’il est facile de le deviner.

Quand on porte, depuis des décennies, dans des pays dont le nombre ne cesse de croître, les brandons de Deïmos et de Phobos, quand on y tue, qu’on y détruit, qu’on y pille et qu’on y viole impunément autant qu’à grande échelle, il faut être d’une crétinerie absolue pour s’imaginer qu’ils ne vont jamais vous revenir dans la figure. Cela n’excuse rien. Cela explique.

 

 

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Quoi qu’il en soit, on ne va pas se passer de William Blum, que Le Grand Soir a eu la bonne idée de se remettre à traduire.

 

Et priez pour que Bush et Cheney restent en vie assez longtemps pour être un jour pendus.

Nouvel An, 2016

William BLUM – Rapport Anti-Empire 10 janvier 2016

 

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Au lieu d’aller me coucher à l’heure habituelle, je suis resté debout environ deux heures de plus pour regarder la célébration du Nouvel An à Times Square.

Pour une seule raison : voir des gens heureux.

Une année comme 2015 peut provoquer ce genre de réaction.

La vue de milliers de jeunes debout dans le froid pendant des heures, les embrassades, qui criaient et riaient, était très précieux

Et aussi un peu énervant. Qu'est-ce qui leur arrive ? Ne savent-ils pas dans quel monde ils vivent ? Ne savent-ils pas que leur fête est une cible de choix pour les terroristes ? Eh bien ... il ne s'est rien passé... Merci Dieu, en qui je ne crois pas... continue le bon travail... En 2007, Christopher Hitchens, en réponse à un article du chroniqueur conservateur Michael Gerson : « Ce à quoi les athées ne peuvent répondre », écrivit : « Ce que son article laisse entendre est insultant : l'insinuation épouvantable que je ne saurais distinguer le bien du mal si je n'étais pas guidé par une dictature céleste surnaturelle ... Ce qui suppose tout simplement que la religion, qu'elle soit métaphysiquement « vraie » ou pas, serait pour le moins synonyme de moralité. ... Voici mon défi : que Gerson me cite une seule déclaration ou action éthique prononcée ou réalisée par un croyant qui ne saurait être prononcée ou réalisée par un non-croyant ». Il convient de noter que Gerson, grand champion de la morale, (...)

Lire la suite »

Source : http://www.legrandsoir.info/nouvel-an-2016.html

 

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DEUX AUTRES NOUVELLES D’EUROPE

 

Le Pirée chinois…

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On ne sait plus si on vous l’a dit ou pas, mais le port du Pirée est chinois. Non qu’il ait été, comme le reste de la pauvre Grèce disloquée vendu à quelque oligarque jaune attiré par l’odeur du sang, mais parce qu’il vient d’être acquis par la République Populaire de Chine, laquelle n’avait pas attendu les malheurs syrizistes du pays pour se mettre sur les rangs. Car ce port légendaire – qui en a vu d’autres – est un point stratégique, une sorte d’ancrage, pour la fameuse Nouvelle Route de la Soie qui devrait changer la face du monde.

Entre 2 et 3.000 emplois assurés, à des salaires qu’ils n’eussent pas osé espérer d’une privatisation et la perspective de voir passer plusieurs millions de touristes par an mettent du baume au cœur de ceux qui vont vivre et travailler désormais sous une sorte de protectorat ex-maoïste.

 

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 *

Shannon aussi ?…

 

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Qui n’est pas un port, certes, puisque c’est un aéroport. C’est même le dernier avant l’Amérique…

Le président Xi Jinping y était le mois dernier, cinquième dirigeant chinois – après son prédécesseur Hu Jintao et trois premiers ministres – à rendre visite à ce coin d’Irlande.

 

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Reçu à sa descente d’avion par Aemon Gilmore

 

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Accueilli par les Lynch dans leur ferme…

 

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… où il n’a pas coupé au homemade Irish Coffee.

 

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Il n’a pas coupé non plus au traditionnel biniou de Bunratty Castle

 

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Ni, bien sûr, à la harpe celtique et au fiddle qu’on le voit ici écouter entre le tanaiste Aemon Gilmore et le ministre Michael Noonan.

(Dans les cruches : whiskey)

 

Bref, tout baigne. Et la Route de la Soie se déploie.

 

*

Du passé ou pas ?

Au-delà des Lois

John Lannon – Lookleft - 1 Sept. 2013

 

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Militaires US en transit à Shannon

 

Au cours des dix dernières années, 2.2 millions de militaires US sont passés par Shannon, avec 250.000 escales rien qu’en 2011. Presque chaque jour, de gros transporteurs bourrés de troupes se ravitaillent dans ce pays théoriquement neutre, leurs passagers débarquant, souvent en uniformes, pour acheter des souvenirs, tandis que les appareils font le plein.

Bien plus inquiétant et sinistre : il existe des preuves indubitables, y compris en provenance de Commissions d’enquête du Conseil de l’Europe, que cet aéroport a été utilisé comme plaque tournante par le programme d’« extraordinary rendition » (opérations de "livraisons" extralégales) de la CIA pour son transport des prisonniers kidnappés qu’elle extrade vers des pays où se trouvent ses centres de torture.*

Lorsqu’il était dans l’opposition, le ministre des Affaires étrangères Aemon Gilmore avait manifesté haut et fort sa désapprobation.

En février 2008, il disait : « Il est difficile de contredire l’affirmation d’Amnesty International selon laquelle l’Irlande viole indubitablement les lois internationales en permettant que son territoire soit utilisé pour faciliter les extraditions extraordinaires. J’irais même plus loin et je dirais que notre incapacité à exercer notre droit de visiter ces avions rend l’Irlande potentiellement complice de crimes de kidnapping, de détention abusive et de torture de personnes contre lesquelles il n’existe ni charges ni preuves et qui, dans la plupart des cas, sont innocentes. »

Cette année-là, Michael D. Higgins a présenté au nom du Parti Travailliste, un projet de loi dit « Loi de 2008 sur la navigation aérienne et le transport en vue de prévenir les extraditions extraordinaires» qui visait à ce que que les aéroports irlandais ne puissent être utilisés à ces fins. Le projet de loi a été rejeté, mais le Parti travailliste a continué à se préoccuper du problème.

En décembre 2010, Michael D. Higgins, commentant une révélation de WIKILEAKS, disait : « La révélation selon laquelle le ministre des Affaires étrangères d’alors, Dermot Ahern, se disait “ tout à fait convaincu” que l’aéroport de Shannon avait été utilisé au moins en trois occasions par des avions impliqués dans l’extradition illégale de prisonniers, rend impérative la nécessité de légiférer pour empêcher à tout prix que les aéroports irlandais soient utilisés de la sorte et nous assurer que tout appareil soupçonné de s’y livrer puisse être inspecté par les autorités irlandaises. »

Pressez le bouton « avance rapide ».  Vous êtes deux ans et une élection plus tard. Tout a changé. En octobre 2012, Patrick Nulty (MP travailliste. NdT), au cours d’une session parlementaire, a demandé à Aemon Gilmore devenu ministre des Affaires étrangères quelles actions avaient été entreprises pour s’assurer que les lois irlandaises ne soent plus bafouées à Shannon.

Gilmore a déclaré qu’il continuait à se fier aux assurances du gouvernement US, position qu’il avait précédemment condamnée comme très insuffisante, car laissant l’État exposé à des poursuites criminelles internationales.

Répondant à Nulty, Gilmore dit : « Immédiatement après les premiers rapports d’il y a quelques années selon lesquels les USA se livraient à des extraditions extraordinaires, le gouvernement d’alors a exigé et reçu des autorités US, l’assurance la plus formelle qu’aucun prisonnier n’avait transité par le territoire irlandais et qu’aucun ne le ferait jamais sans notre permission [les révélations de Wikileaks ayant prouvé le contraire, NdT]. Ces assurances ont été confirmées au plus haut niveau politique. Elles étaient claires et catégoriques, se rapportant à des faits et à des circonstances entièrement sous contrôle des autorités U.S. Je suis persuadé, comme l’ont été les gouvernements précédents, qu’il convient que le gouvernement se fie entièrement à ces assurances. »

Shannon : les faits

2.2 millions

Nombre de militaires US qui sont passés par Shannon en dix ans. [De 2003 à 2013 NdT]

250,000

Nombre de militaires qui ont transité par Shannon en 2011

1,307

Nombre d’avions qui ont été autorisés par le gouvernement irlandais à faire transiter des armes par Shannon.

650
Nombre de militaires armés qui passent par Shannon chaque jour.

25

Nombre d’avions militaires US qui transitent par Shannon chaque mois.

0

Nombre d’inspections d’appareils effectuées pour enquêter sur les extraditions illégales.

_____________________  

* La Constitution américaine interdit la torture. C’est pourquoi les USA ne torturent pas sur le sol des États-Unis, mais le font n’importe où ailleurs, dans de nombreux pays mais aussi en mer, en dehors de leurs eaux territoriales [NdT]

Source : http://www.lookleftonline.org/2013/09/beyond-the-law-the-...

Les articles de John Lannon paraissent sur http://www.pana.ie/ et sur IAWM (Irish Anti-War Movement) http://irishantiwar.org/

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

*

Récemment, deux membres du Parlement ont été arrêtés par des forces de l’Armée irlandaise sur le tarmac de l’aéroport, alors qu’ils s’apprêtaient à perquisitionner un appareil militaire US.

Un incident de ce genre s’était déjà produit en 2014.

 

*

 

Longue histoire de la lutte des Irlandais contre l’utilisation, par les USA, de leur aéroport rebaptisé « warport » :

Stop refuelling at Shannon warport

 

24. shannon stop refuelling.jpg

 

http://struggle.ws/wsm/shannon.html

 

Il nous paraît évident que cette lutte s’apparente à celle des Japonais pour reprendre aux USA leur base d’Okinawa.

 

 

*

 

Mis en ligne le 11 janvier 2016.

 

 

 

 

 

20:25 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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