28/06/2015

LA GUERRE D'IRAK ÉCONOMIQUE EN IMAGES

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La guerre d’Irak économique en images

 

Il y avait longtemps qu’on savait ce qu’ils voulaient

 

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« C’est bien d’accord ? On tire tous ensemble pour expulser les Grecs. »

Sommet eurozone 2012 (vu par Steve Bell)

 

Et qu’ils s’étaient mis sans tarder à l’ouvrage

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Dès 2010, Latuff l’avait bien vu…

 

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Max Keiser aussi l’avait vu dès 2010

 

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Et notre petit doigt nous a soufflé ce qu’« ils » ne nous disaient pas :

 

On ne leur a jamais dit « on veut votre peau » (on n’est pas des sauvages quand même.)

Ils n’y avait qu’à l’attendre…

 

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Certes, on a été obligés d’un peu insister…

 

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« Il faut vous serrer la ceinture »

 

 

On leur a même fait des dessins.

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C’était de plus en plus agaçant : ils ne voulaient vraiment pas comprendre

 

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(Et Latuff qui en rajoutait ! Ils se mêlent de quoi ces Brésiliens ! Peuvent pas s’occuper de leurs BRICS et nous f…. la paix !)

 

Les points sur les i on leur a mis !

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« La balle est dans votre camp : austérité à mort ou faillite à mort, choisissez ! »

 

Leur « population souveraine » (où va-t-on !) n’était pas contente.

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Comme si on en avait quelque chose à cirer…

 

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Et ça donne quoi ce « populisme » ?

Des manifs ? Bof !...

 

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Des menaces ?... De votre drachme ?... Ah, ah, ah !

 

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Des critiques sur Internet ?…

 

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Oui, bon, et alors ?

 

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Nous aussi on a des dettes qu’on ne pourra jamais rembourser. C’est bien pour ça qu’on veut vous les faire payer à notre place, les Grecs d’abord.

 

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Quoi la dette de guerre de l’Allemagne pour crimes contre l’humanité annulée en 1953 ?

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Vous ne l’avez pas encore compris qu’elle est du bon côté de la barricade et vous de l’autre ?!

 

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Referendum qu’il a dit ? Ah, ah, ah !
 

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Que faire ?

(qu’on soit Grecs ou pas)

Certains commencent à y penser :

 

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« Arrêtons le massacre des droits et de la démocratie en Grèce et en Europe »

COLLECTIF – Le Grand Soir20 juin 2015

Des négociations sont en cours entre le gouvernement grec et les institutions européennes. « Aujourd’hui, l’Union européenne tente de faire plier la Grèce, d’étouffer les voix qui proposent une autre Europe, celle de la dignité, de la solidarité, de la justice sociale », souligne les collectifs "Avec les Grecs" et "Pour un audit citoyen de la dette publique". Ils appellent, aux côtés d’organisations associatives, syndicales et politiques, à une semaine de mobilisation européenne du 20 au 27 juin.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/arretons-le-massacre-des-droi...

 

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Exiger des référendums européens ?

 

 

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Sur quoi en premier lieu ?

Et comment faire pour que les délinquants qui nous gouvernent en tiennent compte ?

 

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Quoi qu’il en soit

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Pour ceux qui ne comprennent pas le français :

 

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À vos cellules grises ! Il y a urgence. Des deux côtés de l’Atlantique et ailleurs.

 

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Les Hellènes, eux, ne se posent plus de questions. Ils ont répondu cette nuit.

 

‘We don’t need EU permission’: Greek parliament ratifies bailout referendum

RT - June 28, 2015

 

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As an equal member of the EU, Greece does not need to ask permissions from anyone to let the Greek people speak and have their voices heard, PM Tsipras told his parliament, promising that the state’s sovereignty and future will be decided via referendum.

Referendums have been used all across Europe as a way for people to directly express their will and have their voices heard, and Greece is fully in its right to conduct one PM Alexis Tsipras said during a late-night debate in parliament.

Lire la suite en anglais …

Source : http://rt.com/news/270187-greece-parliament-debt-referend...

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Traduction rif-raf aussi juste que possible des Grosses Orchades

 

« Nous n’avons pas besoin de la permission de l’Union Européenne » : le Parlement grec ratifie le referendum sur le règlement de la dette.

RT28 juin 2015

« En sa qualité de membre de plein droit de l’Union Européenne, la Grèce n’a de permission à demander à personne pour laisser s’exprimer le peuple grec et lui permettre de faire entendre sa voix » a dit le Premier ministre Tsipras à son Parlement, en lui promettant que la souveraineté et l’avenir de seraient décidés par voie de référendum.

« Des référendums se sont tenus en maintes occasions dans toute l’Europe afin de permettre aux peuples d’exprimer directement leur volonté, et la Grèce est absolument dans son droit en y ayant recours » a encore déclaré Alexis Tsipras pendant le débat qui s’est déroulé cette nuit au Parlement grec.

La coalition gouvernementale de M. Tsipras détenant 163 sièges sur 300 au Parlement, une majorité de parlementaires a soutenu la motion de tenue d’un référendum.

« Les conditions mises à une prolongation du plan de renflouement et les réformes exigées par les créditeurs de la Grèce n’ont été rien d’autre qu’un ultimatum et une insulte» a déclaré Tsipras. Au cours du débat houleux de cette nuit, le principal parti d’opposition, Nouvelle Démocratie, a pris – brièvement – la porte, suite à une dispute avec le président de l’Assemblée, mais il est ensuite revenu.

« Nous avons reculé toutes les limites possibles en matière de concessions, dans l’espoir de parvenir à un accord » a dit Tsipras. « Peut-être certains y ont-ils vu de la faiblesse. »

« Le moment de vérité approche pour les créditeurs, celui où ils vont devoir admettre que la Grèce ne capitulera pas, que la Grèce n’est pas un jeu et que nous ne sommes pas en fin de partie » a-t-il précisé, et il a conclu son discours en appelant tous les Grecs à rejeter « l’ultimatum » par un « NON retentissant ».

La directrice du FMI a pour sa part déclaré que les créditeurs « allaient continuer à travailler » pour conserver la Grèce dans la zone euro. Elle a aussi affirmé que l’Eurogroup « avait toujours montré de la flexibilité pour s’ajuster à la nouvelle situation politique et économique de la Grèce. », rejetant l’affirmation de Tsipras que son pays fait face à un ultimatum.

« J’espère vivement que le remboursement global dû au FMI pour mardi soir au plus tard sera payé » a dit Lagarde dans une interview qu’elle a accordée à CNBC.

Le président du Conseil de l’Union Européenne, Donald Tusk, y est allé, pour sa part, d’une mise en garde : Athènes doit rester dans la zone euro, quel que soit le résultat du référendum.

« La Grèce est un membre de la zone euro et doit le rester » a-t-il tweeté, après que les ministres des Finances de l’Eurozone aient refusé, samedi, de prolonger le délai de paiement, ajoutant qu’il reste « en contact avec les dirigeants pour maintenir l’intégrité de l’Eurozone de 19 pays ».

Traduction c.l.

Pour notre modeste part de blogueurs à sornettes, il nous semble que ces Messieurs-Dames pourraient bien commencer à tout doucement paniquer.  Quant à la « flexibilité de l’Eurogroupe pour s’ajuster à la nouvelle situation politique et économique de la Grèce », le moins qu’on puisse dire est que Mémé Lagarde nous prend assez effrontément pour des ploucs. Ils ne sont pas si rares ceux qui, déjà en 2010, avaient compris que la destruction de la Grèce était programmée. Les dessinateurs convoqués plus haut prouvent que les Shylock aiguisaient déjà leurs grands couteaux, cinq ans pleins avant la victoire de Siryza aux élections et assez longtemps aussi avant la dégradation de la situation économique de la Grèce (comme s’il n’y avait qu’elle !). Ne nous leurrons pas : c’est toute la carcasse qu’ils veulent, pas juste une livre de bidoche. L'écrasement de la Grèce est au programme depuis 1945 et on peut tout reprocher aux brigands de service, sauf de manquer de suite dans les idées. En d’autres termes, « la nouvelle situation politique » de la Grèce, ce sont les armes de destruction massive de Saddam Hussein : un prétexte aussi vraisemblable que l'autre. Il y aura sans doute encore des sots pour y croire.

Mais supposant que ce domino tombe… Quid de l’Espagne ? De l’Italie ? Du Portugal ?

Et… ah, oui…

Des Autrichiens lancent  une pétition pour sortir de l’Union Européenne

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Ils sont persuadés que leur pays serait économiquement en bien meilleure santé s’il pouvait quitter l’U.E.

Pour pouvoir contraindre le Parlement à tenir compte de leur demande, les initiateurs de l’appel doivent avoir réuni 100.000 signatures pour le 1er juillet. C’est une traductrice retraitée de 66 ans, Inge Rauscher, qui en a été le moteur. Elle a récolté le nombre de signatures suffisant pour pouvoir légalement lancer la campagne. Le but de la pétition est d’obtenir du Parlement qu’il organise un référendum pour ou contre la sortie du pays de l’Union Européenne. « Nous voulons redevenir une Autriche neutre et paisible », a-t-elle déclaré en lançant, cette semaine, l’appel à signatures. Les Autrichiens ont jusqu’au 1er juillet pour obtenir leurs 100.000 adhésions, chose qu’ils peuvent faire dans les administrations municipales ou régionales.

Frau Rauscher estime qu’une Autriche détachée de l’UE se porterait beaucoup mieux économiquement et environnementalement. Elle critique aussi avec énergie le fait que l’Autriche ait été forcé d’appuyer des sanctions contre la Russie, et accuse Bruxelles de porter la responsabilité de la récession économique.

« Nous ne sommes plus du tout un état souverain, à l’intérieur de l’Union Européenne. Plus de 80% de la législation est décrétée et imposée par Bruxelles et non par des mandataires élus. Selon nous, l’Europe n’est pas une démocratie. Le Parlement européen lui-même n’a aucun pouvoir législatif » a déclaré Frau Rauscher à Radio Spoutnik.

Son comité estime, par ailleurs, qu’une Autriche indépendante gagnerait 9.800 € de plus par foyer et par an, parce que le pays n’aurait plus à supporter le poids de la bureaucratie de Bruxelles.

« Notre initiative est ouverte à tous les partis » a précisé Inge Rauscher « et nous espérons obtenir un large soutien. C’est du moins ce que nous font augurer les nombreux contacts que nous avons eus dans le pays ces derniers mois ».

Source : http://rt.com/news/270064-austria-eu-petition-exit/

Traduction c.l.

 

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Ce qu’Alexis Tsipras ne leur a pas dit et que leur chuchotent…

 

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La Pythie (pcc. Martin Rawson 26 juin 2015)

 

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La Sibylle

 

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Les sorcières de Macbeth (pcc Marian Kamensky)

 

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Madame Soleil

  

Rira bien…

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Un commentaire d’Outre-Atlantique :

Greece – The Way Out

Peter Koenig - ICH
June 26, 2015

 

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June 26, 2015 "Information Clearing House" -  What the troika is doing to Greece these days is the pinnacle of financial terrorism. It is economic waterboarding. It is blackmailing of the first degree. These people are neoliberal fascists, putting the Greek government before a dilemma – ‘either you present us with an acceptable list of austerities, or we will prepare one for you’ – literally. An austerity plan you better accept, lest you may default and being expulsed from the European monetary union and maybe even the EU. That is their threat. That is what Brussels does to a brother; to one of theirs. There is not a shred of solidarity left in this miss-called ‘Union’. This ‘Union’ doesn’t deserve existing.

Lire la suite en anglais…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article42253.htm

 

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Traduction des Grosses Orchades :

 

Grèce : L’Issue

Peter Koenig – ICH 26 juin 2015

 

Ce que la troika est en train de faire à la Grèce en ce moment est le summum du terrorisme financier. C’est le supplice de la baignoire appliqué à l’économie. C’est du chantage à l’état pur. Ces gens sont des fascistes néolibéraux qui mettent la Grèce devant un dilemme : « soit vous nous proposez une liste acceptable de mesures d’austérité*, soit nous vous en imposons une ». Sous-entendu : ce plan d’austérité, vous feriez mieux de l’accepter sous peine d’être mis en faillite et de vous retrouver expulsés de l’union monétaire européenne, voire même de l’U.E. C’est là ce dont ils les menacent. C’est là ce que Bruxelles fait à un pays frère, à un des siens**. Il ne reste plus le moindre brin de solidarité dans cette si mal nommée « Union ». Cette « Union » ne mérite pas d’exister.

« Aucune solidarité » est la marque distinctive de l’Europe. On la voit s’étaler partout sur la carte. Un autre exemple flagrant est son refus d’accorder l’asile aux réfugiés trans-méditerranéens victimes des guerres et des conflits suscités par Washington et mis en oeuvre avec la totale complicité de l’Europe : Libye, Syrie, Soudan, Irak, Égypte, Somalie, Afrique Centrale, Yemen, et d’autres encore.

En Grèce, la troika applique la stratégie des « objectifs inversés ». L’U.E. ne veut pas que la Grèce, ou tout autre membre, si économiquement faible soit-il, de l’Union quitte l’Eurozone. Une sortie de la Grèce (« Grexit » en pidgin. NdT) pourrait provoquer une réaction en chaîne. En menaçant la Grèce d’expulsion, ces braves gens la poussent à implorer leur pitié.

Au début de ces mois de « négociations » sans fin, Madame Lagarde, la Dame de Fer du FMI, le prototype de la marionnette des maîtres de Washington, a eu le culot de déclarer qu’elle voulait traiter « avec des adultes » un plan d’austérité « plus sérieux ». On ne saurait mieux incarner le suprématisme du FMI.

Il faut dire que c’est le FMI, bras armé du trésor US, qui mène le bal à Bruxelles. L’U.E., vassale exemplaire, danse comme le pipeau joue, en totale complicité idéologique. Un gouvernement socialiste, dans l’U.E., ne peut tout simplement pas être toléré, et ce d’autant moins que le pays loge, sur son sol, la base-clé de l’OTAN en Europe. Les Grecs sont pénalisés pour avoir eu l’audace d’élire un gouvernement socialiste. Comment osent-ils ! Le verdict ne s’est pas fait attendre.

Il est cependant très surprenant de voir avec quelle inflexibilité M. Tsipras et Syriza défendent l’idée de rester à tout prix dans l’Eurozone. Pourquoi diable ? Les jours de l’Euro, vieux d’à peine 15 ans,  sont comptés. Qui ne se rappelle le temps heureux où nous avions nos propres monnaies nationales ? Avec l’arrivée de l’Euro, les Européens se sont retrouvés esclaves d’un système bancaire prédateur. L’Europe a abandonné sa souveraineté à un gang de méga-monstres bancaires, tous liés à Wall Street.

En réalité, la Banque Centrale Européenne (BCE) n’est pas une banque centrale du tout, mais un simple instrument de Wall Street. M. Draghi, le président de la BCE, est un ancien cadre de Goldman Sachs, ce qui signifie que Goldman Sachs dirige la politique monétaire et économique de l’Europe.

35 . Déjà en 2012, El Chico triste. xxxxx.JPG

Reste ce mystère : pourquoi se suicider, pourquoi entraîner le suicide d’une nation entière en s’accrochant à tout prix à un bateau qui coule ? Car, oui, le système monétaire occidental, avec son économie rapace fondée sur le dollar, est condamné à mort. Ce n’est qu’une question de temps. Les mots fatidiques sont écrits sur le mur.

Est- ce que les Grecs qui croient encore à l’image volée en éclats du « glamoureux » euro savent cela ? Est-ce que le citoyen européen lambda se rend compte que l’épargne de toute sa vie peut se dissoudre du jour au lendemain dans l’air léger ? La Commission Européenne vient d’édicter une loi qui donne aux banques le droit de voler – oui, de voler – l’argent qu’elles ont reçu en dépôt, si cela doit les sauver de l’effondrement. Cela s’appelle « bailing in » (renflouement de la dette par saisie d’actifs), par opposition à « bailing out » (plan de sauvetage par prêt-accroissement de la dette), qui a constitué le crime précédent – mineur – de voler l’argent des contribuables.

Le « bail-in » a déjà été expérimenté à Chypre : rappelez-vous comment, le 25 mars 2013, un essai de fonctionnement d’une nouvelle stratégie de sauvetage des too-big-to-fail (« trop gros pour faire faillite ») s’est déroulé à la face du monde à Chypre, où 50% des dépôts bancaires ont été volés par les banques. Le reste de l’Europe s’est contenté de sourire moqueusement : voilà qui ne pourrait jamais nous arriver à nous. Ils ont même, avec dédain, appelé cette entourloupe « marge de sécurité ». Aucune solidarité alors, aucune solidarité aujourd’hui.

À partir d’août 2015, cette stratégie de duperie et de vol aura force de loi dans l’Eurozone. On dirait que pas un seul Européen n’en a conscience. Sinon, ce serait la ruée sur les banques. Ou peut-être les gens se bercent-ils de l’illusion que cela n’arrivera jamais. Cela arrivera. Ce n’est qu’une question de temps. Mais le jour où cela arrivera, il sera trop tard pour agir. C’est maintenant qu’il faut le faire. Un des moyens d’action consiste à sortir de l’Eurozone.

La Grèce a une occasion unique de sortir de la zone Euro gracieusement, la tête haute,  en disant à la troika, et en particulier au gang fratricide de Bruxelles, que, pour elle, honorer les engagements pris à l’égard du peuple grec est une priorité - plus d’austérité, plus de privatisation des services publics ni de la propriétét publique, plus de fermetures d’hôpitaux - et que,  pour ces raisons honorables, la Grèce sort de la zone euro, ne capitule pas, ne capitulera jamais. Ce pas de la capitulation, c’est une décision sage qui conduira la Grèce vers un avenir différent, un avenir prospère.      

Il y a deux manières de s’y prendre. La première serait de se déclarer en faillite à la fin de juin, dans l’incapacitéoù est le pays de rembourser les 1,6 millliards d’euros dûs au FMI pour son plan de « sauvetage » mal-conçu. Cette illustre mais criminelle institution a déjà déclaré le 25 juin qu’elle ne prolongerait pas d’un jour la date d’échéance du 30, car ce serait « contraire à sa politique ».

Faire faillite n’est pas un phénomène nouveau. C’est arrivé à bien des pays avant la Grèce : l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur et, oui, l’Allemagne. Selon l’historien économique allemand Albrecht Ritschl, l’Allemagne s’est déclarée en cessation de paiement pas moins de trois fois au XXe siècle. La dernière fois, dans les années 1990. Il qualifie les faillites de l’Allemagne de « plus énormes défauts de paiements dans l’histoire de l’Europe ».

La dette grecque fait pâle figure, comparée aux faillites allemandes. Pourquoi personne ne semble-t-il s’en souvenir ? C’est simple : parce que les médias dominants, qui sont tous  vendus, se gardent bien d’en parler jamais.

Se déclarant incapable de rembourser sa dette, la Grèce déclarerait en même temps qu’elle sort de l’Eurozone, qu’elle reprend son autonomie monétaire et fiscale, et qu’elle revient à sa propre monnaie : la drachme. L’étape suivante consisterait à nationaliser et réguler les banques grecques, à réactiver la Banque Centrale Grecque en tant qu’institution souveraine apte à conduire sa propre politique monétaire et à se servir des autres banques pour faire redémarrer l’économie nationale ; elle consisterait ensuite à négocier sa dette de 360 milliards d’Euros avec ses créanciers – avec une drachme dévaluée – à ses propres conditions.

Une solution plus audacieuse mais totalement légale – appelons-la le plan B – consisterait, pour la Banque Centrale Grecque souveraine à produire (électroniquement, comme le font toutes les banques y compris la BCE) sa propre monnaie : l’Euro. « Imprimer » sa propre monnaie est le droit souverain de toute nation. L’Euro est toujours la monnaie de la Grèce. Pour une banque, produire de l’argent, c’est produire de la dette. Dans ce cas, la Banque Centrale de Grèce produirait (créerait) une dette interne de 1,6 milliards d’Euros pour rembourser le prêt du FMI à la fin du mois de juin : dette interne à traiter intérieurement, sans interférence extérieure. Il n’y a aucune règle de l’U.E. ou de la BCE qui interdise à une banque centrale de créer sa propre masse monétaire. Cela peut ne s’être jamais produit, mais ce n’est contraire à aucune règle. Ce serait un « coup de maître » probablement admiré par des tas de pays se débattant dans le même genre de situation.

En même temps, la Grèce déclarerait quitter l’Eurozone, revenir à la drachme, nationaliser et restructurer son système bancaire, leqel pourrait alors prêter de l’argent aux secteurs productifs et de services, dans le but de réorganiser rapidement son économie. C’est là une action légale et souveraine. À Bruxelles, ils seraient sans doute furieux et sous le choc. Appelleraient-ils au boycott dans toute l’U.E. et même au-delà ? Peut-être. Et alors ? N’y a-t-il pas la Russie et la Chine et les autres pays des BRICS et de l’OCS (Organisation de Coopération de Shanghaï) qui pourraient « renflouer » la Grèce en lui procurant des biens de première nécessité ? Ces pays sont de ceux qui n’ont pas encore oublié la signification du mot « solidarité ». La Grèce pourrait très vite se retrouver entourée d’amigos, même d’Europe, d’amis qui pensent de la même manière et souhaitent agir de concert, mais qui n’ont simplement jamais osé.

Comme l’a dit récemment un des lus brillants économistes russes, Sergeï Glazyev, l’avenir de la Grèce est dans la diversité, y compris à l’Est ; il consiste à restaurer et à développer son économie en association avec la Russie et avec la Chine et d’être partie prenante dans la nouvelle Route de la Soie, une initiative chinoise de développement économique qui va s’étendre, depuis Shanghaï, à travers l’Asie Centrale et la Russie, et peut-être même l’Europe si et quand l’Europe se réveillera.

Ce système malsain et malade que dirige Washington a besoin d’une douche froide et d’une bonne gifle.

La Grèce, indéniablement, continuera à faire partie de l’Europe, mais elle pourrait bien aussi devenir la voie d’accès à une NOUVELLE Europe d’états souverains fédérés, pour lesquels la solidarité serait un principe d’union, une Europe découplée de l’hégémonie du dollar et arrachée aux crocs de l’Empire US en décomposition.

______________  

*          C. à d. de privations conduisant à la perte du droit le plus élémentaire à la vie. NdT.

**        Comme l’a expérimenté naguère la Yougoslavie. NdT.

Traduit par c.l.

 

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Pendant presque toute sa carrière (trente ans) Peter Koenig a travaillé pour la Banque Mondiale en qualité d’économiste et de spécialiste des ressources en eau. À ce titre, il a voyagé dans toutes les parties du monde. La plupart des scènes de son roman Implosion (voir ci-dessous) proviennent de sa propre expérience. Son épouse et lui vivent en Europe et en Amérique du Sud. Leurs deux filles et leur fils vivent en Suisse.

On peut le joindre à l’adresse implosion.pk@rcn.com

Quelques liens (en anglais) :

http://investmentwatchblog.com/peter-koenig-formerly-of-the-world-bank-the-brics-bank-is-a-viable-alternative-to-the-usd-dominated-western-financial-banking-system/ (Sur la banque des BRICS)

http://archive.peruthisweek.com/blogs/features/719  (Sur le danger de pénurie d’eau qui menace le Pérou).

http://www.veteransnewsnow.com/author/koenig/ (Il collabore à ce très intéressant journal. On y trouve ses derniers articles sur la Grèce, dont une lettre ouverte à Tsipras, sur les Charlie et sur tout le reste.)

http://www.telesurtv.net/english/staff/pkoening (Ses contributions, également régulières, à Telesur.)

http://www.kettlemorainepreciousmetals.com/2014/07/06/koenig-the-us-dollar-is-not-worth-the-paper-its-printed-on/ (« Le dollar US ne vaut pas le prix du papier sur lequel il est imprimé. »)

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Peter Koenig

Implosion

Thriller économique sur la guerre, la destruction de l’environnement et la rapacité des grands groupes

Inédit en français

Universe – 2008

336 pages

 

 

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Allez, un bon mouvement !

 

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Juste un petit saut sur place…

 

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Europe ! Europe ! Europe !

Le pseudo-patriotisme de Marine Le Pen

Georges GASTAUD – PRCF17 juin 2015

 

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A propos du nouvel euro-groupe mis en place par Marine Le Pen dans le cadre du « parlement » supranational européen Fascinés à la fois par le FN et par la « construction » européenne, les médias dominants promeuvent à son de trompe le mariage de Marine Le Pen et de divers groupes étrangers d’ultra-droite en vue de constituer un euro-groupe au parlement européen. Si réellement les pseudo-« traqueurs de FN » des médias voulaient mettre en difficultés le FN, ils n’auraient pourtant que l’embarras du choix :

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/le-pseudo-patriotisme-de-mari...

 

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Parce qu’on ne sait jamais…

 

La «Flottille de la Liberté» se dirige vers Gaza pour rompre le blocus israélien

 

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Une équipe internationale de militants à bord de quatre bateaux navigue vers la bande de Gaza afin de briser le blocus maritime d’Israël. Une tentative similaire il y a cinq ans avait terminé en bain de sang.

Lire la suite…

Source : http://francais.rt.com/international/3699-flottilla-liber...

 

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Mis en ligne le 28 juin 2015

 

 

 

 

19:34 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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